Droits de l'homme en Érythrée

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La situation des droits de l'homme en Érythrée est qualifiée de «préoccupante»[1] par le Ministère des Affaires étrangères français. Les libertés politiques et civiles sont extrêmement limitées, de nombreux cas de tortures et emprisonnements arbitraires sont signalées par Human Rights Watch et Amnesty International.

Prisons en Érythrée

Le pays est dirigé par le Front populaire pour la démocratie et la justice (FPDJ) et plus précisément par son président : Issayas Afewerki à la tête du pays depuis , décrit par RSF comme un «dictateur impitoyable»[2]. Le régime est entièrement dominé par le parti unique[1] où celui-ci exerce un contrôle «totalitaire»[3]. Aucune élection n'a jamais été organisée et Issayas Afeworki a déclaré en 2008 qu'elles n'auront pas lieu dans les décennies suivantes car celles-ci polariseraient verticalement la société ; par ailleurs, il a assuré qu'il resterait au pouvoir «aussi longtemps qu'il le faudra» pour assurer la sécurité dans son pays[3]. Des élections régionales ont été organisées en 2004 mais celles-ci furent organisées par le FPDJ empêchant ainsi un véritable choix[4].

L'opposition est muselée et selon Amnesty International: «Nulle forme de dissidence n'était tolérée»[5]. Le [2], une vague de répression est lancée et onze membres du parti au pouvoir ont été emprisonnés pour avoir remis en question le pouvoir d'Afeworki[3]; des centaines d'opposants politiques ont été arrêtés la même année, dont certains, comme le général Ogbe Abraha, seraient décédés en détention[5].

Le gouvernement peut mettre en prison n’importe qui pour n’importe quelle raison, sans aucun jugement. Or la situation des prisonniers est invivable, du fait des tortures, du grand nombre d’individus dans de petites salles, et des exécutions. Ces prisons sont destinées aux personnes ayant enfreint la loi (crimes, délits, tentatives de traverser la frontière). L’alternative à ces prisons est le « container » : il s’agit d’envoyer une cinquantaine de prisonniers dans un conteneur en plein désert, sans aucune hygiène et sous une forte chaleur. Les journalistes sont eux aussi envoyés dans ces prisons, car il n’y a aucune liberté de presse et d’information en Érythrée.

Dans ce pays de la Corne de l’Afrique, les prisons peuvent aussi accueillir des Témoins de Jéhovah par exemple. En effet, il n’y a que quatre religions autorisées en Érythrée. Tout individu ne suivant pas l'une de ces quatre religions est envoyé en prison et est forcé à se convertir, ou alors est exécuté, sans aucun passage devant la justice[6].

Des médias sous le contrôle du pouvoir

Classements internationaux

Notes et références

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