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Hygin-Auguste Cavé

directeur des arts From Wikipedia, the free encyclopedia

Hygin-Auguste Cavé, le plus souvent appelé Edmond Cavé, né à Doudeville le et mort dans l'ancien 1er arrondissement de Paris le [1], est un écrivain et administrateur français.

Nom de naissance
Hygin-Auguste CavéVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Florentin, FongerayVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Maître des requêtes au Conseil d'État, 1839-1848 ...
Hygin-Auguste Cavé
Portrait de Cavé par peint par Ingres en 1844.
Fonctions
Maître des requêtes au Conseil d'État
-
Administrateur général de la Comédie-Française
-
Directeur des beaux-arts (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Hygin-Auguste CavéVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Florentin, FongerayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Marie-Élisabeth Blavot (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Distinction
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Biographie

Fils d'un marchand-négociant[2], Edmond Cavé[3] fut d'abord avocat à Rouen. Il s'installa à Paris. Devenu journaliste au Globe, il fut membre de la société « Aide-toi, le ciel t’aidera », fondée au mois d' en opposition à la monarchie absolue de la Restauration. Dans cette veine politique, il fut auteur dramatique[4] et publia en 1827 sous le pseudonyme de « Fongeray », en collaboration avec Adolphe Dittmer (1795-1846) qu'il avait connu au Globe, un recueil de théâtre sous le titre de Soirées de Neuilly « dont la tendance politique et les allusions firent tout le succès »[5]. Cet ouvrage, composé de quatre petites pièces, connut trois éditions, la seconde, ajoutant une pièce, en 1828[6], et Anatole France s'en souvenait encore dans son Histoire comique (1902)[7]. En 1830, « de Fongeray » publia dans la Revue de Paris la pièce de théâtre satirique et politique le Coup d'État[8]. Cavé fut aussi l'auteur sous le nom de « Florentin[9] » d'un vaudeville intitulé Vive la joie et les pommes de terre[10].

La révolution de 1830 orienta sa carrière vers l'administration. Il entra au Ministère de l'Intérieur, le , comme secrétaire général ; nommé directeur de la Division des Beaux-Arts en en remplacement de Sosthène de La Rochefoucauld, c'est à ce poste, qu'il occupa jusqu'en 1848, qu'il doit sa petite notoriété, en raison du pouvoir qu'il y exerçait sur les commandes de l'État aux artistes, et, par là, sur les carrières de ceux-ci, tout en dirigeant la censure théâtrale, qu'il avait combattue sous le régime précédent[11].

En relation, par son poste au ministère, avec Eugène Delacroix, à qui il signa la lettre de commande pour les plafonds de la bibliothèque de la Chambre des Députés, il se maria le avec une amie de ce dernier, Marie-Élisabeth Blavot, veuve du peintre Clément Boulanger (1805-1842), dont elle avait eu un fils, Albert Boulanger-Cavé, qu'il adopta[12]. Son épouse, dont il eut une fille, le mit en relation avec Ingres, à qui il commanda un portrait pour faire diptyque avec celui de celle-ci peint vers 1830[13].

Il fut nommé maître des requêtes au Conseil d'État le , en service extraordinaire du comité de l’Intérieur et du commerce jusqu’à la suppression du service extraordinaire le .

Il fut commissaire royal par intérim de la Comédie-Française du au .

En , il fut nommé directeur des palais et manufactures. Il mourut le de la même année[14].

Distinctions

Portraits

  • Hygin-Edmond-Ludovic Cavé, par Jean-Auguste-Dominique Ingres, 40.6 x 32,7 cm, signé « Ingres à Madame Cavé 1844 », Metropolitan Museum of Art de New York, inv. 43.85.2
  • Jean-Auguste-Dominique Ingres. Portrait d’Edmond Cavé. Mine de plomb sur papier. 1844. Haut. 36,2 cm ; Larg. 22,8 cm. Inscription en haut à gauche : M. Cavé ing. Montauban, musée Ingres, inv. MI.867.209 – F° 2F19SV.
  • Marie-Elisabeth Blavot (née en 1809/1810-morte en 1882), Madame Clément Boulanger, puis madame Cavé, par Jean-Auguste-Dominique Ingres, 40.6 x 32,7 cm, signé « Ingres à Madame Cavé », c. 1830[16], Metropolitan Museum of Art de New York, inv. 43.85.1.

Bibliographie

  • Les Soirées de Neuilly, esquisses dramatiques et historiques, publiées par M. de Fongeray [A. Dittmer et A. Cavé] – Paris, Moutardier, 1827. In-8° (24 cm), 362 p.

Pour approfondir

Bibliographie

  • « Cavé (N.) », dans Duckett (dir.), Dictionnaire de la conversation et de la lecture, t. 4, Paris, 1853-1860 (lire en ligne), p. 734
  • Noémi-Noire Oursel, Nouvelle biographie normande, Picard, Paris, 1886.
  • Dictionnaire biographique des membres du Conseil d'État, Fayard, Paris, 2004. p. 180.
  • On consultera les éditions récentes des Correspondances de Delacroix, Théophile Gautier, Prosper Mérimée et George Sand.
  • Pierre Angrand, Marie-Élizabeth Cavé : disciple de Delacroix, Paris, Lausanne, Bibliothèque des arts, . 18 cm, 170 p. Note—Cet auteur écrit François Cavé; ce prénom correspond à une autre personne.
  • (en) Gary Tinterow, Portraits by Ingres, Images of an Epoch, New York, The Metropolitan Museum of Art, , p. 398-401

Liens externes

Notes et références

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