Emmanuel-Philibert de Savoie (1972)
aristocrate italien, prince de Piémont et de Venise, prétendant au trône d'Italie
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Emmanuel-Philibert de Savoie (en italien Emanuele Filiberto di Savoia), duc de Savoie, prince de Piémont et de Venise, né le à Genève, en Suisse, est, depuis le , le chef de la maison royale d’Italie (maison de Savoie).
Prince de Piémont et de Venise
(it) Emanuele Filiberto di Savoia
Titres
Depuis le
(2 ans, 6 mois et 27 jours)
| Prédécesseur | Victor-Emmanuel, duc de Savoie, prince de Naples |
|---|
Prince héritier d'Italie
(de jure)
–
(40 ans, 10 mois et 16 jours)
| Prédécesseur | Victor-Emmanuel, prince de Naples |
|---|---|
| Successeur | Vittoria, princesse de Carignan |
| Titulature |
Duc de Savoie Prince de Piémont et de Venise |
|---|---|
| Dynastie | Maison de Savoie |
| Nom de naissance | Emanuele Filiberto Umberto Reza Ciro René Maria di Savoia |
| Naissance |
Genève (Suisse) |
| Père | Victor-Emmanuel de Savoie, duc de Savoie, prince de Naples |
| Mère | Marina Doria |
| Conjoint | Clotilde Courau (séparés) |
| Enfants |
Vittoria de Savoie, princesse de Carignan, marquise d'Ivrée Luisa de Savoie, princesse de Chieri, comtesse de Salemi |
Signature
Fils unique de Victor-Emmanuel de Savoie, duc de Savoie et prince de Naples, et de Marina Doria, il est le petit-fils d’Humbert II, le dernier roi d’Italie, et de sa femme la « Reine de mai », Marie-José de Belgique. Bien qu'il ne soit pas issu d'un mariage dynastique[a], son grand-père lui confère le titre de prince de Venise à sa naissance.
Biographie
Jeunesse et études
La monarchie italienne étant abolie depuis le et son père et son grand-père ne pouvant séjourner sur le territoire italien, c'est en exil que le fils unique du prince Victor-Emmanuel voit le jour et vit pendant ses trente premières années, principalement à Genève en Suisse. Emmanuel-Philibert porte dès sa naissance le titre de prince de Venise que lui confère son grand-père, le roi Humbert II[1]. En 1983, à la mort de son grand-père, dernier roi d'Italie, son père porte dès lors le titre de duc de Savoie et lui devient prince de Piémont.
Après avoir fréquenté le Lycée Le Rosey jusqu'en 1990, il a obtenu un baccalauréat scientifique à l'Institut Gamma à Lausanne et a entrepris des études d'architecture à l'Université de Genève, qu'il a abandonnées pour la banque et la finance, d'abord à la Republic New York Corporation (en) de Genève et ensuite, pendant dix années, à la Banque SYZ.
Engagements politiques
En 2002, après avoir longtemps revendiqué son droit de retour au pays et l'abrogation de la loi d'exil de la Constitution italienne, le duc de Savoie est autorisé à retourner en Italie avec sa famille après 56 ans d'exil. Lui et son fils avaient, à cette fin, déposé une requête devant la Cour européenne des droits de l'homme. L'activisme du prince Emmanuel-Philibert pour obtenir la levée de la loi d'exil a joué un grand rôle dans cette abrogation : plus apprécié du peuple italien que son père, il a en outre fait valoir qu'un homme né en 1972 n'avait pas à souffrir de la compromission de sa famille avec le fascisme.
En 2006, le prince Emmanuel-Philibert a pris ses distances avec son père à la suite des problèmes judiciaires de celui-ci.
Il se présente aux élections générales italiennes de 2008, comme tête de liste de Valeurs et Futur, dans la circonscription des Italiens de l'étranger (il habite en Suisse). Il obtient 0,44 % des voix au décompte.
Lors des élections européennes de , l'UDC le choisit comme candidat dans la circonscription Nord-Ouest.
Il fonde en le parti Réalité Italie, qui entend restaurer la monarchie[2].
En , il présente ses excuses pour les lois raciales antisémites signées par Victor-Emmanuel III en 1938 (que son père Victor-Emmanuel n'a jamais voulu présenter).
En 2022, il saisit la justice pour les bijoux de la couronne, d’une valeur estimée à 300 millions d’euros, confisqués à la famille royale lors de la proclamation de la République[3].
Participation à des émissions de télé-réalité
Début 2009, il participe à l'émission de télé-réalité Ballando con le stelle 5 (Danse avec les stars italien). Au bout des deux mois des épreuves, il remporte la compétition.
En 2010, il participe au festival de la chanson de San Remo en faisant un duo avec Pupo, un chanteur italien ; le prince termine à la seconde place, ce qui lui vaut de nombreuses polémiques et railleries en Italie.
En 2011, il est invité dans l'émission de télé-réalité L'isola dei famosi 8, une version célébrités de Koh-Lanta. Des personnalités mondialement connues comme Ivana Trump ou Oscar Pistorius ont été invitées comme lui lors des précédentes éditions.
En 2012, il est l'animateur de la version italienne de Pékin Express. D'ailleurs en 2013, il a été invité dans Pékin Express : Le Coffre maudit en tant que « passager mystère » au même titre qu'Adriana Karembeu ou Alexandra Rosenfeld. Dès la saison 2, en 2013 il est remplacé par l'animateur Costantino della Gherardesca.
En 2013, il participe à l'émission de télé crochet Un air de star[4] sur M6, au côté notamment de Valérie Bègue, de Nicoletta, de Natasha St Pier, d'Amaury Vassili, de Florent Mothe, de Jérôme Anthony ou encore de Delphine Chanéac.
En , il crée la société Royal Me Up Productions avec Telfrance, un groupe audiovisuel français[5].
En , il concourt dans l'émission de télé-réalité italienne Notti Sul Ghiaccio 3 (équivalent de Skating with the Stars ou Ice Show). Il a pour partenaire la championne américaine Jennifer Wester (en)[6].
En , dans un épisode de la série Street Food Icons de Vice, il présente son food truck de pâtes fraîches à Los Angeles.
Chef de la maison de Savoie
Son père meurt le , et Emmanuel-Philibert devient le nouveau chef de la maison de Savoie et prétendant au trône d'Italie[7].
En tant que tel, il plaide pour le retour des cendres du roi Humbert II et de la reine Marie-José, derniers souverains d'Italie. En 2025, il affirme avoir obtenu l'accord de la présidente du Conseil des ministres Giorgia Meloni, ainsi que le soutien de plusieurs ministres et du Vatican, pour rapatrier les cendres de ses grands-parents au Panthéon de Rome[8].
Parallèlement à ces événements, le tribunal civil de Rome rejette le la demande de restitution des bijoux de la Couronne formulée par Emmanuel-Philibert et ses tantes. Ces bijoux, appartenant à l'ancienne famille royale, avaient été déposés à la Banque d'Italie par le roi Humbert II, avant son départ en exil. L'avocat du prince annonce que la famille royale entend se tourner vers la Cour européenne des droits de l'homme[9].
Mariage et descendance

Le , il épouse l'actrice française Clotilde Courau à Rome, en la basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs[10]. Le couple a deux filles, toutes deux nées hors d'Italie après l'abrogation de la loi d'exil en 2002 :
- la princesse Vittoria Cristina Chiara Adelaide Maria de Savoie, princesse de Carignan, marquise d'Ivrée[11] (née le à Genève, Suisse) ;
- la princesse Luisa Giovanna Bianca Agata Gavina Maria de Savoie, princesse de Chieri, comtesse de Salemi[11] (née le à Genève, Suisse).
En , Vanity Fair révèle sa relation avec le mannequin mexicain Adriana Abascal (en)[12].
En avril 2026, après 23 ans de mariage et 5 ans de séparation, le prince de Venise confirme, dans un communiqué officiel envoyé à l’hebdomadaire Italien Oggi, avoir débuté une procédure de divorce avec son épouse Clotilde Courau[13].
Titulature et honneurs
Titulature
Les titres portés actuellement par les membres de la maison de Savoie n’ont pas d’existence juridique en Italie et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison.
- - : Son Altesse Royale le prince de Venise (naissance) ;
- - : Son Altesse Royale le prince de Piémont, prince de Venise ;
- depuis le : Son Altesse Royale le duc de Savoie, prince de Piémont, prince de Venise.
Honneurs dynastiques de la maison de Savoie
Grand-maître et chevalier de l'ordre suprême de la Très Sainte Annonciade[14],
Grand-maître et grand-croix de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare[14],
Grand-maître et grand-croix de l'ordre civil de Savoie[14],
Grand-maître et grand-croix de l'ordre du Mérite de Savoie[14],
Médaille de l'Assemblée des sénateurs du Royaume[14].
Honneurs étrangers
Grand-croix d'honneur et de dévotion de l'ordre souverain et militaire de Malte ()[15],
Bailli grand-croix de justice de l'ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges (maison de Bourbon-Siciles, 2003)[16],
Grand-croix de l'ordre de Pierre Ier (maison d'Orléans et Bragance, branche aînée de Petropolis, )[17]
Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres (France)[18],
Grand-croix avec couronne en diamants de l'ordre de la Couronne de Wende (maison de Mecklembourg, )[17]
Grand-officier de l'ordre de Saint-Charles (Monaco, )[19],
Médaille de l'avènement du prince Albert II de Monaco (Monaco, ),
Chevalier de l'ordre de Petrovitch-Njegosh (maison Petrovitch-Njegosh de Monténégro),
Chevalier de l'ordre de Saint-Pierre de Cetinje (maison Petrovitch-Njegosh de Monténégro),
Grand-croix de l'ordre du prince Danilo Ier (maison Petrovitch-Njegosh de Monténégro),
Chevalier de l'ordre de Saint-Alexandre Nevski (maison Romanov, , reçu le [17])[20],
Collier de l'ordre du Tambour (maison royale du Rwanda)[21].
Ascendance
Publications
- Emmanuel-Philibert de Savoie, Princesse Cristina, le roman d'une exilée, Paris, Michel Lafon, (ISBN 2840988852).
- (it) Emanuele Filiberto di Savoia, Sognando l'Italia. Il Venticinquenne Principe di Venezia racconta le sue esperienze di esule, Gremese Editore, (ISBN 8884401909).
- (it) Emanuele Filiberto di Savoia, La regina di maggio. Gli ultimi giorni della Corona: i ricordi di mia nonna sulla fine della Monarchia, Sperling & Kupfer, (ISBN 8820085402).