Encéphalopathie à VIH/SIDA
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| Causes | virus d'immunodéficience humaine |
|---|---|
| Symptômes | troubles de la concentration, confusion, troubles de mémoire, ralentissement de la pensée, ataxie, bradykinésie, apathie, dépression, irritabilité, tremblements, hallucinations, délires, insomnie, convulsions, fatigue |
| Complications | démence, pneumonie d'aspiration, infections opportunistes, chutes, suicide, paralysie, dénutrition, mutisme akinétique, incontinence, coma |
| Risques | infection au VIH, séropositivité |
| Diagnostic | observations des troubles psychiques et neurocognitifs, IRM cérébrale |
|---|---|
| Différentiel | maladie d'Alzheimer, maladie de Huntington, encéphalopathie de Hashimoto, méningite chronique, schizophrénie, accident vasculaire cérébral, maladie de Creutzfeldt-Jakob |
| Prévention | ne pas contracter le VIH |
| Traitement | thérapie antirétrovirale |
| Médicament | Zidovudine, Lamivudine, Lopinavir, Dolutégravir, Sertraline, morphine (pour la douleur) |
| Pronostic | sans traitement : conduit a une démence irréversible |
| Spécialité | neurologie, psychiatrie, infectiologie |
| CIM-10 | F02.4 et B22.0 |
|---|---|
| MeSH | D015526 |
L'encéphalopathie liée au VIH, également appelée complexe démentiel du SIDA, démence liée au VIH, HAND[1] ou encéphalopathie à VIH est une complication neurologique grave associée à l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine et à l'état du syndrome d'immunodéficience acquise qu'il cause.
Elle résulte de l’atteinte directe et indirecte du système nerveux central par le virus, entraînant des troubles neurocognitifs, moteurs et comportementaux[2].
Stades de l'infection
Le VIH pénètre dans le système nerveux central dès les premiers stades de l’infection. Il infecte principalement les cellules immunitaires du cerveau (microglie et macrophages), provoquant :
- une inflammation chronique,
- une libération de substances neurotoxiques,
- une altération des connexions neuronales,
- une dégénérescence progressive du tissu cérébral.
Lorsque l'infection au VIH est non traitée, elle conduit au syndrome d’immunodéficience acquise, qui affecte diverses parties du corps (dont le système nerveux) et le rend vulnérable aux maladies opportunistes.
- Stade 0 (individu sain) : pas de symptômes psychiatriques et neurologiques[3].
- Stade 0,5 : troubles de l'attention et de la mémoire, ralentissement des mouvements des mains et des jambes.
- Stade 1 : dysfonctionnement de la mémoire et de l'attention, bradykinésie visible.
- Stade 2 : dépression, difficultés pour la marche, la personne ne peut plus travailler ou faire des activités physiques.
- Stade 3 : démence, perte d'autonomie, hallucinations, ataxie et bradykinésie, incapacité de marcher, délires.
- Stage 4 (terminal) : coma, état végétatif, risques d'infections et de cancers opportunistes dus au SIDA, risques de pneumonie d'aspiration, d'escarres et de dénutrition[3].
Symptômes
Les symptômes apparaissent de façon progressive et s'aggravent avec le temps[4].
Les troubles cognitifs se caractérisent principalement par des troubles de la mémoire (principalement la mémoire a court terme), des difficultés d'apprentissage, un ralentissement de la réflexion et de la pensée, des troubles de la concentration et de l'attention, des convulsions fréquentes et une difficulté progressive à planifier des tâches.
Les troubles moteurs sont liés à la coordination (ataxie, perte d'équilibre), troubles de la marche et des mouvements, tremblements et maladresse, une lenteur des mouvements[5].
Les troubles psychiatriques sont : une apathie (perte de motivation), des délires, des hallucinations, une aboulie, des comportements dépressifs, de l'irritabilité, de la paranoïa et des changements de personnalité[6].
La perte progressive d'autonomie peut éventuellement déboucher sur une démence neurodégénérative[7]qui cause des complications graves (pneumonie d’aspiration, état végétatif pouvant mener à un coma, infections opportunistes, dénutrition, escarres).
