Enceinte médiévale de Nantes
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Type | |
|---|---|
| Construction |
XIIIe siècle |
| État de conservation |
démoli ou détruit |
| Pays | |
|---|---|
| Département | |
| Région historique | |
| Commune |
L'enceinte médiévale de Nantes est une muraille bâtie à partir du XIIIe siècle dans le cadre de la défense militaire du duché de Bretagne, et en particulier de la ville de Nantes. Ces remparts sont détruits pour répondre à des préoccupations d'urbanisme au cours du XVIIIe et au début du XIXe siècle. Il n'en reste que des vestiges.
L'enceinte gallo-romaine de Nantes est construite à la fin du IIIe siècle pour protéger la ville contre les invasions barbares[1]. Au IXe siècle, ces murs sont endommagés lors des invasions normandes. Ils restent en état de ruine jusqu'au XIIIe siècle, où de nouveaux murs sont construits par Guy de Thouars et son beau-fils, Pierre Mauclerc, duc de Bretagne, qui commencent, au même moment, à construire le nouveau château. Rénovés au XVe siècle, ces murs restent plus ou moins intacts jusqu'au XVIIIe siècle, quand la population commence à s'accroître au-delà des limites des murailles anciennes et médiévales[2].
Étendue
La muraille suit la trace de l'enceinte romaine le long de la Loire et du côté est de la ville. Au nord et à l'ouest, elle s'étend au-delà de l'ancienne muraille. Elle renferme l'église Saint-Léonard, autrefois l'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, qui s'appuyait à la face extérieure des murs romains. Elle atteint la rive de l'Erdre, puis suit le bord de la rivière vers le sud, jusqu'à l'actuelle rue du Cheval-Blanc. Tandis que l'enceinte romaine suit l'Erdre jusqu'à la Loire, la nouvelle enceinte retourne vers l'ouest et traverse l'Erdre à l'actuelle place des Petits-Murs (dont le nom rappelle sa présence), pour entourer le faubourg Saint-Nicolas, qui était, jusqu’alors, en dehors de la ville. Au sud, l'Erdre est partiellement comblée pour créer la rue des Carmes et la place du Change[2].
Les nouveaux murs sont munis de plusieurs tours et portes. Sur le côté ouest de l'Erdre, la porte Sauvetout et ses remparts apparentés sont construits au XIVe siècle. Des autres tours existaient entre la place du Port-Communeau et la rue Siméon-Foucault et face à l'hôtel des Trois Marchands (actuelle rue Armand-Brossard)[2]. La porte Saint-Pierre est construite entre 1532 et 1534 sur les fondations d'une porte du XIIIe siècle, sur le même site que la principale porte romaine[3].
Les remparts sont longs de 2 220 m, renfermant une superficie de 26 hectares, environ le double de la superficie de la ville romaine[2].