Entrevue (magazine)
magazine français
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Entrevue est un magazine français mensuel de presse, qui analyse les dessous des médias, interviewe les acteurs du show-biz et enquête sur les faits de société.
| Entrevue | |
Logo du magazine. | |
| Pays | |
|---|---|
| Périodicité | Mensuel |
| Prix au numéro | 4,99 € |
| Fondateur | Thierry Ardisson |
| Date de fondation | |
| Éditeur | Tilsitt Media |
| Directeur de publication | Omar Harfouch |
| Rédacteur en chef | Jérôme Goulon |
| ISSN | 1246-404X |
| Site web | www.entrevue.fr |
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Concept éditorial
Ce mensuel est un magazine masculin axé sur des interviews de stars, le décryptage du monde des médias et de la télé-réalité, ainsi que des enquêtes sur des faits de société.
Les couvertures mettent en scène quasi-exclusivement des stars féminines. Certaines d'entre elles ont posé partiellement dénudées à l'intérieur du magazine[1],[2].
Histoire
Entrevue est créé en par Thierry Ardisson[3] et Gérard Ponson. Au départ, le magazine s'appelle Interview, mais Ardisson doit le rebaptiser un an plus tard Entrevue après un procès pour plagiat perdu intenté par le magazine américain Interview[4].
Lancé au prix de 18 francs le numéro, Entrevue atteint les 200 000 exemplaires mensuels l'année de son lancement. 455 000 exemplaires sont vendus chaque mois en . Thierry Ardisson a entre-temps vendu ses parts en [4].
En , Entrevue est récompensé aux Étoiles de l'OJD[5], récompensant la hausse de ses ventes.
En , à la suite de la baisse des ventes de la presse papier, la société éditrice du magazine, la SCPE, est placée en redressement judiciaire le [6],[7], puis en liquidation judiciaire le par le Tribunal de commerce de Paris[8],[9]. L'activité du magazine peut néanmoins se poursuivre, à la suite de son acquisition par Jean-Claude Cochi en [10]. La même année, Jean-Claude Cochi est accusé d'escroquerie en Suisse[11] et ne reste à la tête du magazine que trois ans.
En , le magazine est racheté par la société Entrechoc[12], détenue majoritairement par l'éditeur Michel Birnbaum, avec le soutien des salariés, à la suite d'un jugement du tribunal de commerce de Paris en date du .
En , Omar Harfouch, pianiste et homme d'affaires franco-libanais proche de personnalités de l'extrême droite française[13], rachète le magazine à Jérôme Goulon, qui en reste rédacteur en chef[réf. souhaitée].
Condamnations judiciaires
Le magazine a fait l'objet de plusieurs condamnations judiciaires pour atteinte au droit à l'image et contrefaçons :
- Le , Geneviève de Fontenay, la présidente du Comité Miss France, demande sur Europe 1 que Valérie Bègue rende son titre à la suite de la publication dans le magazine Entrevue[14] de photographies en poses suggestives. L'existence de ces photos prouve en effet une infraction à une clause du règlement du concours des Miss France. Gérard Ponson, éditeur d'Entrevue, et sa société, sont condamnés à 10 000 € d'amende chacun pour contrefaçon, les photos ayant été publiées sans autorisation[15].
- Le , la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre a condamné Michel Alvès da Cunha à 50 000 F d'amende, sanctionnant ainsi un reportage truqué intitulé « Banlieues, la chasse aux flics est ouverte »[16],[17].
- Le , le magazine est condamné à 7 000 € d'amende pour avoir publié des photos érotiques de Kelly Bochenko, Miss Île-de-France ; elle a cependant été déboutée de sa demande de faire retirer les exemplaires des kiosques[18]. Son avocat est alors Laurent-Franck Liénard[19].