Ernst Wiechert

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Ernst Wiechert
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Ernst Wiechert vers 1949.
Alias
Ernst Barany Bjell
Naissance
Kleinort, arrondissement de Sensburg (de), province de Prusse-Orientale Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Décès (à 63 ans)
Stäfa, canton de Zurich, Drapeau de la Suisse Suisse
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Allemand
Genres
Roman, nouvelle, théâtre, poésie, essai

Œuvres principales

Ernst Wiechert est un écrivain allemand, né le à Kleinort, dans l'arrondissement de Sensburg (de), province de Prusse-Orientale, et mort le à Stäfa en Suisse dans le canton de Zurich.

Publié à des millions d'exemplaires, entre les années 1930 et 1950, il est un des auteurs les plus lus en langue allemande. Son éducation chrétienne et son attachement à la nature façonnent et influencent ses œuvres construites autour de deux idées principales : la beauté de la nature et de la vie dans le pays boisé où il est né, et l'horreur de la guerre destructrice.

Il fait partie des personnalités (intellectuels, artistes, écrivains) allemandes (ou autrichiennes) ayant montré une attitude de résistance passive à l'époque du national-socialisme, attitude résumée dans le concept d'émigration intérieure théorisé dans la revue Das Innere Reich.

Fils d'un garde forestier, Ernst Wiechert, né dans une maison forestière, passe ses premières années dans la nature, en pleine forêt. Il fait ses études à Königsberg où il devient professeur d'allemand et de sciences naturelles, tout en commençant à écrire des romans, contes et nouvelles. En 1912, Wiechert se marie avec Meta Mittelstädt (1890–1929). Il écrit son premier livre en 1913 et publie son premier roman, sous le pseudonyme de Ernst Barany Bjell, en 1916.

Au début de la Première Guerre mondiale, il se porte volontaire, réformé un peu plus tard à cause d'une maladie de rein. Enfin, en 1915, il est sur le front et reçoit la Croix de fer. En 1916, officier, il est blessé deux fois par des éclats d'obus. En 1917, Wiechert perd son unique enfant, Ernst-Edgar, âgé seulement d'un jour.

Après avoir perdu sa mère en 1912, Wiechert perd son épouse Meta en 1929. L'année suivante, quittant Königsberg, il s'installe à Berlin comme professeur au Kaiserin-Augusta-Gymnasium. En 1932, il se remarie avec Paula Marie "Lilje", née Schlenther (1889-1972) ; la publication de son roman La Servante du passeur assoit sa réputation.

En , il renonce à son métier d'enseignant pour se consacrer à sa carrière d'écrivain et emménage à Ambach, en Bavière. Ses publications sortent chez Habbel & Naumann, une maison d'édition de Ratisbonne. De 1936 à 1948, Wiechert et sa femme vivent dans une maison récemment construite Hof Gagert à Wolfratshausen.

En 1935, s'opposant au nazisme, il prononce un discours au grand auditorium de l'université de Munich, perçu comme un appel à la résistance, qui lui vaut d'être interné à Buchenwald en 1938, expérience qu'il relate dans Le Bois des morts. Il est déclaré non coupable et relâché cinq mois plus tard à la condition qu'il ne porte plus d'attaque contre le régime en place.

La vie simple (1939), publiée tardivement suite à un préavis négatif des autorités, rencontre le succès. Son récit de captivité, Le Bois des morts, est rédigé en 1939 et enterré jusqu'à la fin de la guerre, avant d'être publié en 1946.

Il reste en Allemagne durant toute la guerre, ni louangeur ni héroïque ni résistant. Son discours de 1945, où il se félicite de l'échec du Reich, lui vaut beaucoup d'animosité, à droite comme à gauche, et deux parodies. Son exil en Suisse en 1948 signe le rejet réciproque de Wiechert et des deux Allemagnes.

Son roman majeur, Les Enfants Jéromine, paraît en deux volumes en 1945 et 1947. En 1948, Ernst Wiechert s'installe à Uetikon am See près de Stäfa, en Suisse, où il rédige son dernier grand roman, Missa sine nomine (1950). Il meurt le et repose dans le cimetière de Stäfa.

Œuvre

Bibliographie

Liens externes

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