Escadron de transition opérationnelle 2/8 Nice
unité de formation des pilotes de chasse de l'armée de l'air française
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L’escadron de transition opérationnelle 2/8 « Nice » est une ancienne unité de formation des pilotes de chasse de l'Armée de l'air française qui volait sur le biréacteur d’entraînement Alpha Jet depuis la base aérienne 120 de Cazaux. L'unité a été mise en sommeil, le [1].
| Escadron de transition opérationnelle 2/8 « Nice » | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Pays | |
| Branche | |
| Rôle | Formation opérationnelle des pilotes de chasse français et belges. |
| Fait partie de | 8e escadre de chasse |
| Composée de | 3 escadrilles (SPA 73, SPA 78 et 11ème escadrille de la FAB) |
| Garnison | BA 120 Cazaux |
| Ancienne dénomination | ETO no 2 « Nice » |
| Équipement | Alpha Jet |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
| modifier |
|
Nice, dans les Alpes-Maritimes, est la ville marraine de l'E.T.O. 02.008 « Nice » depuis le [2].
Historique

L'ETO 2/7 « Nice » est issu du groupe de chasse II/7 formé à Dijon en 1932. Ce GC reprend les traditions des escadrilles de la SPA 73 et la SPA 78. Le groupe de chasse II/7 a commencé la campagne de France en 1939 sur la base aérienne de Luxeuil équipé du Morane MS 406 puis reçoit le des Dewoitine D.520. À la suite des reculs successifs de l'armée française, il est le à Perpignan où il reçoit l’ordre de rejoindre Alger.
En , le GC II/7 gagne l'Algérie française puis s'installe sur le terrain de Tunis El Aouina en Tunisie pour assurer la protection de la région de Tunis, du port et de la rade de Bizerte. De à l’activité aérienne est réduite. Après le débarquement des alliés en Afrique du nord, le , le groupe se replie vers Kairouan à la suite du projet d’installation de nombreuses forces aériennes allemandes à Tunis[3].
Le , l’amiral Darlan prend le commandement des armées françaises et ordonne la fin des combats contre les Britanniques et la reprise des hostilités face à l'axe. Le groupe toujours équipé de ses Dewoitine 520 prend l'appellation de « Nice » et participe à la campagne de Tunisie et au débarquement allié à Pantelleria au sein de la 1re escadre de chasse depuis les bases aériennes 212 Biskra, Aïn-Beida et Sétif entre et , puis Bou-Saada de janvier a où le GC va être rééquipé de Spitfire Mark V qui commencent à arriver au début du mois de , ils arrivent alors à Bône Les Salines entre le et le [4].
En , l'escadron embarque pour Saïgon avec le personnel du GC I/7 Provence. Sur place, ils prennent en compte des Ki-43 laissés sur place par l'armée japonaise. En , ces appareils sont remplacés par des Spitfire Mk.IX britanniques. Les deux unités rentrent en Europe en .


L'unité prend l'appellation de GC II/1 « Nice » du au , avant de devenir l'escadron de chasse 2/7 « Nice » de la 7e escadre de chasse nouvellement créée sur la BA 156 Bizerte. Du à mi 1953, l’EC 2/7 Nice vole sur DH 100 Vampire. L'unité participe alors aux missions de maintien de l'ordre en AFN. Du à mi 1961, la SPA 73 de l’EC 2/7 Nice vole sur SE.535 Mistral. En 1961, elle déménage à Metz puis à Nancy l'année suivante. De à 1982, le 2/7 Nice vole sur Mystère IVA.
Le , la formation s'installe à Cazaux au sein de la 8e escadre de chasse et devient l'escadron 2/8 « Nice ». Elle reçoit la mission de former les jeunes pilotes de combat venant de Tours, tout d'abord sur Mystère IVA puis, à partir de 1982, sur Alphajet.
Le , 6 Mystère IV s'écrase dans la région sa Huelva lors d'un vol partant de Cazaux à destination de l'aéroport de Séville sans pertes humaines. Des erreurs de navigation ont conduit à une panne sèche[5],[6].
En 2004, l'escadron compte la présence d'Alphajet belges dans son parc d'aéronefs. En , la 11e escadrille de la Composante air belge est créée au sein de l'escadron français « Nice ».
À partir du , l'escadron fait à nouveau partie de la 8e escadre de chasse, reformée le même jour sur la base de Cazaux[7].
L'escadron et ses deux escadrilles sont mis en sommeil, le [1].
Désignations successives
- Groupe de chasse II/7 : de au
- Groupe de chasse II/7 « Nice » : du au
- Groupe de chasse II/1 « Nice » : du au
- Escadron de chasse 2/7 « Nice » : du au
- Escadron de chasse 2/8 « Nice » : du au
- Escadron de transition opérationnelle no 2 « Nice » : du au
- Escadron de transition opérationnelle 2/8 « Nice » : du le au
Rattachements successifs
- 1re escadre de chasse : du au
- 7e escadre de chasse : du au
- 8e escadre de chasse :
- du au
- du au
Escadrilles
- SPA 73 « Cigogne Japonaise »
- SPA 78 « Panthère noire de profil »
- 11e escadrille de la composante air belge (jusqu'en 2018)
Bases
- Afrique du Nord : de à [8]
- Ajaccio : du au
- Calvi : du au
- Istres le Vallon : du au
- Lyon Bron : du au
- Dijon Longvic : du au
- Luxeuil : du au
- Colmar : du au
- Strasbourg Entzheim : du au
- Allemagne : du à
- Indochine française :
- Tan Son Nhut (Saîgon) puis Phom Penh : d' à
- Friedrichshafen : d' à
- Algérie française :
- Oran la Sénia : d’ à fin 1950
- BA156 Bizerte Sidi Ahmed : de fin 1950 à
- BA 128 Metz Frescaty : du au
- BA133 Nancy-Ochey : du au
- BA120 Cazaux
Appareils
Avions utilisés par l'escadron 2/8 « Nice »[9],[10] :
- Dewoitine D.520 (1940-1943)
- Supermarine Spitfire (à partir de 1943)
- Nakajima Ki-43 (1945-1946)
- Supermarine Spitfire Mk IX (à partir de 1946)
- De Havilland Vampire (1951-1952)
- SNCASE SE 535 Mistral (1952-1961)
- Dassault Mystère IV (1964-1982)
- Dassault-Dornier Alphajet E (à partir de 1982)