Après l'an 1000[1], le duc de BretagneGeoffroi Ier, à la requête de son demi-frère l'évêque de VannesJudicaël, demande à l'abbé Gauzlin de Fleury, successeur d'Abbon, de lui envoyer des moines afin de restaurer les monastères de Rhuys et de Locminé (Loc-Menec), ruinées par les invasions vikings du Xesiècle. Gauzlin désigne Félix, qui tente difficilement de restaurer la discipline monastique[4]. À la mort du duc Geoffroi, en 1008, Félix veut retourner à Fleury, mais Havoise de Normandie, la régente, le lui refuse. En 1012, il fonde le prieuré de Livré-sur-Changeon[1]. En 1024, alors qu'éclatent des troubles dans la région, il se réfugie à Fleury. Gauzlin, devenu entre-temps archevêque de Bourges, le consacre alors abbé de Saint-Gildas, l'obligeant ainsi à regagner son abbaye[5]. Félix rend au monastère, dont Locminé devient un prieuré, sa prospérité. Il y ouvre une école et l'abbatiale est consacrée solennellement le par l'évêque Judicaël. Félix meurt le dans son abbaye[1]. Son tombeau se trouve maintenant dans le transept nord de l'église abbatiale. Il est considéré comme saint et sa fête est fixée au ( dans le calendrier liturgique du diocèse de Vannes[1]).
Notes et références
123456Bernard Rio, «Félix: Felis», dans Le Livre des saints bretons, Rennes, Ouest-France, (ISBN978-2-7373-6950-6)
↑Les Abbayes Bretonnes, ouvrage collectif publié par la Biennale des Abbayes Bretonnes B.A.B & Fayard (ISBN9782213013138). Robert Champeaux «Saint-Gildas de Rhuys» p.88
Les Abbayes Bretonnes, ouvrage collectif publié par la Biennale des Abbayes Bretonnes B.A.B & Fayard (ISBN9782213013138). Robert Champeaux «Saint-Gildas de Rhuys» p.87-95