Famille Cahen d'Anvers

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La famille Cahen d'Anvers est une famille française juive, originaire d'Allemagne et de Belgique, active dans les affaires financières et politiques depuis le XVIIIe siècle. Elle s'est distinguée avec Albert et Louis Cahen d'Anvers.

BlasonnementD’azur à un lion d’or tenant entre ses pattes une harpe du même, à la bordure d’argent chargée de huit billettes d’azur[1]
DeviseDeus mecum nihil timeo[1]
(« Dieu avec moi, je ne crains rien »)
FondateurMeyer Joseph Cahen
BranchesCahen d'Anvers
Cahen d'Anvers de Torre Alfina
Faits en bref Blasonnement, Devise ...
Cahen d'Anvers
Image illustrative de l’article Famille Cahen d'Anvers
Armes de la famille.

Blasonnement D’azur à un lion d’or tenant entre ses pattes une harpe du même, à la bordure d’argent chargée de huit billettes d’azur[1]
Devise Deus mecum nihil timeo[1]
(« Dieu avec moi, je ne crains rien »)
Fondateur Meyer Joseph Cahen
Branches Cahen d'Anvers
Cahen d'Anvers de Torre Alfina
Période XVIIIe siècle – XXIe siècle
Origine Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Allégeance Drapeau de la France France
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Titres obtenus Comte Cahen d'Anvers[1]
(8 mars1866[1]) par concession du roi d'Italie Victor Emmanuel II
Marquis de Torre-Alfina[1]
(8 mars 1885[1]) par concession du roi d'Italie Humbert I
Demeures Château de Champs-sur-Marne
Petit hôtel de Villars
Hôtel Cahen d'Anvers
Château de Nainville-les-Roches
Château de Torre Alfina
Villa Cahen Selva Di Meana
Charges Banquier
Philanthrope
Compositeur
Récompenses civiles Ordre national de la Légion d'honneur
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Elle est considérée avec d'autres familles (Rothschild, Wertheimer, Bischoffsheim, Goldschmidt, etc) avec qui elle s'est alliée comme faisant partie de l'élite juive européenne[2],[3].

Au départ, les Cahen d'Anvers étaient actifs dans le commerce des diamants et des bijoux, ainsi que dans le prêt d'argent à des nobles et à des dirigeants de l'État avant de se faire connaître dans les domaines de la banque et de la finance. Au XIXe siècle, la famille a prospéré grâce à la banque Cahen d'Anvers, qui est devenue une institution financière importante en Belgique et a connu un grand succès jusqu'à sa liquidation après la Seconde Guerre mondiale. Certains membres de la famille ont également occupé des postes éminents dans des entreprises et des institutions financières, tandis que d'autres étaient des collectionneurs d'art importants.

Les descendants de la famille Cahen d'Anvers sont encore actifs dans les arts, les affaires et les activités philanthropiques.

Possessions

Les Cahen d'Anvers ont été les propriétaires de plusieurs domaines en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie, parmi lesquels le château de Champs-sur-Marne, dont ils ont fait don à l'État[4]. Grands collectionneurs d'art, ils ont commandé plusieurs portraits à Auguste Renoir, Léon Bonnat et Carolus-Duran.

Historique

Portrait de Louise Cahen d'Anvers
Carolus-Duran, 1874
(au château de Champs-sur-Marne)

Meyer Joseph Cahen est titré comte par le roi Charles-Albert de Sardaigne, qu'il a soutenu financièrement en 1848[5], titre accordé à toute sa descendance masculine le [6], par le roi d’Italie Victor-Emmanuel II, en reconnaissance pour son soutien au mouvement d’unification italienne[4]; ce qui fait de lui un des rares banquiers, de confession juive et de nationalité française, honorés du titre de comte par la couronne d'Italie avec les Camondo et les Reinach.

« Il n'avait transféré sa maison de banque à Paris qu'en 1848, juste avant de se faire naturaliser. Il ajouta d'autorité d'Anvers à son patronyme sans y être autorisé (...) pour se rapprocher d'une sorte d'élite en faisant illusion sur une probable particule. Il n'en avait pas le droit car un décret de 1808 interdisait aux Juifs qui fixaient leur nom, d'adopter celui d'une ville. Son ascension fut très rapide. Dans les bons jours, il n'hésitait pas à se prétendre descendant du roi David[7]. »

Certains chroniqueurs racontent que du temps de son ascension Joseph a pris l'habitude de signer sa correspondance « C. d'Anvers », ce qui cesse lorsque le financier Oppenheim de Cologne lui adresse une lettre ironiquement signée « O. de Cologne[5] » et quelques auteurs (dont Henry Coston, dans son Dictionnaire des dynasties bourgeoises et du monde des affaires, 1975) prétendent que le titre des Cahen est romain (papal), ce qui est un qualificatif méprisant. À ses obsèques, en 1881, le grand rabbin prononce un discours dont il fait distribuer le texte qui s'adresse à feu « Monsieur le comte Meyer Joseph Cahen (d'Anvers) », la particule étant mise entre parenthèses[8].

La chronique mondaine — souvent antisémite — surnomme ironiquement son fils Édouard « le comte courant », Louis « le comte à l'envers » et Raphaël « le comte à dormir debout »[9]. » Le quatrième frère, Albert, a échappé aux surnoms ; il est musicien, ami des peintres et des écrivains[9]. Certains descendants se font appeler de Cahen et un décret du autorise le changement de nom en « Cahen d'Anvers ». Plusieurs membres de la famille se convertissent au catholicisme.

Élisabeth Cahen d'Anvers (1874-1944) se convertit au catholicisme en 1895, quelques mois avant son mariage avec Jean de Forceville. Le matin du alors qu'elle sortait de la messe, devant la porte d'entrée de l'Abbaye Saint-Pierre de Solesmes avec une de ses amies l'écrivain Marguerite Aron, elles furent arrêtées par la gestapo et furent envoyées en déportation à Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale, Elisabeth Cahen d'Anvers disparaît dans les camps vers . Sa nièce Béatrice de Camondo connut le même sort avec son ex-mari et leurs deux enfants[10].

En plus du château de Champs-sur-Marne, les Cahen d'Anvers ont été les propriétaires du petit hôtel de Villars à Paris (au 118, rue de Grenelle, aujourd'hui lycée Paul Claudel-d'Hulst), d'un hôtel particulier (l'hôtel Cahen d'Anvers) au 2, rue de Bassano (construit en 1880 pour Louis Cahen d'Anvers), du château de Nainville-les-Roches, du château de Torre Alfina entre Orvieto et Bolsena, et de la villa della Selva à Allerona[4].

Après que son père Charles, ait donné le château de Champs à l'Etat français (1935), son fils aîné Gilbert, s'est établi en Argentine[11], où vivent certains de ses descendants, dont Monica Cahen d'Anvers (es), journaliste et sa fille Sandra Mihanovich (es), artiste.

Filiation

  • Joseph Lambert Cahen (1763-1809), courtier de la banque Bischoffsheim, marié à Sophie Scheuer (née en 1777)
    • Meyer Joseph, comte Cahen, dit d'Anvers (Bonn, 1804 – Nainville-les-Roches, 1881), titré « comte Cahen d'Anvers »[1], marié à Clara Bischoffsheim (1810–1876)
      • Edouard Cahen d'Anvers, marquis de Torre-Alfina, marquis héréditaire par décret du roi d'Italie[1](8 mars1885[1]). Marié avec Christine Spartali (1846-1884).
        • Rodolphe Cahen d'Anvers, marquis de Torre-Alfina[1](1869-1955), sans postérité.
        • Ugo Cahen d'Anvers (1874-1956), officier de cavalerie dans l'armée royale italienne. Chevalier de la Légion d'honneur (1929).
      • Louis Cahen d'Anvers (, Anvers - , Paris), banquier, marié à Louise de Morpurgo (, Trieste - , Paris)
        • Robert, comte Cahen d'Anvers (1871-1931) marié avec Sonia Warschawsky, dont postérité.
        • Irène Cahen d'Anvers (1872–1963), mariée au comte Moïse de Camondo (1860-1935), banquier, puis se convertit au catholicisme pour épouser le comte Charles Sampieri (1863-1930)
        • Alice Cahen d'Anvers (1876-1965), mariée au général britannique Charles Townshend
        • Comte Charles Cahen d'Anvers (1879-1957) Héritier du château de Champs-sur-Marne, il en fait don en 1934 à l'État. Marié avec Suzanne Lévy.
          • Comte Gilbert Cahen d'Anvers (1909-1995), marié avec Marie Elina Lainez. Dont postérité.
          • Colette Cahen d'Anvers (1911-1969), mariée avec le comte Armand de Dampierre.
      • Raphaël Cahen d'Anvers (1841-1900[12].), banquier, marié à Irène de Morpurgo (1849-1890)[13], branche convertie au catholicisme
        • Louise Claire Élise Cahen d'Anvers (1869-1929), mariée à Étienne Gourgaud, comte du Taillis
        • Élisa Raphaële Cahen d'Anvers (1873-1899), mariée à Ferdinand, prince de Faucigny-Lucinge et de Coligny (1868-1928)
      • Albert Cahen (1846-1903), musicien, marié à Rosalie Louise Loulia Warschawsky (1854-1918), sœur de Marie Kann.

Armes

Davantage d’informations Illustration, Blasonnement ...
Illustration Blasonnement

Cahen d'Anvers, comte par décret du 8 mars 1866 (royaume d'Italie)[6]: "D’azur à un lion d’or tenant entre ses pattes une harpe du même, à la bordure d’argent chargée de huit billettes d’azur".

Cahen d'Anvers, marquis de Torre Alfina (décret du 8 mars 1885 pour la branche d'Edouard Cahen d'Anvers[6]) "Parti : au 1, de gueules à une tour d’argent crénelée de cinq pièces et sommée d’une plante d’alfa arrachée d’or ; au 2, d’azur au lion tenant entre ses pattes une harpe, le tout d’or ; à un filet d'argent brochant sur le trait de partition, le tout enclos dans une bordure d’argent chargée de huit billettes d’azur."[6].
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Galerie

Personnalités

Notes et références

Pour approfondir

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