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Famille Le Clerc de Juigné

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La famille Le Clerc de Juigné, est une famille de la noblesse française d'extraction chevaleresque originaire de l'Anjou et établie dans le Maine, dont la filiation noble prouvée remonte à 1362. Elle hérite au XIVe siècle de la terre de Juigné dont elle prend le nom. Ses membres se sont illustrés dans l'armée, le clergé et la diplomatie. Elle s'est éteinte en 1951 en ligne masculine et en 1989 en ligne féminine.

BlasonnementD'argent à la croix engreslée de gueules (alias à la croix de gueules engreslée de sable), cantonnée de quatre aiglettes de sable, becquées et membrées de gueules[1]
Devise« Ad alta »
Branchesde Juigné
de Coulaines
des Roches
PériodeXIVe siècle - XXe siècle
Faits en bref Blasonnement, Devise ...
Le Clerc de Juigné
Image illustrative de l’article Famille Le Clerc de Juigné
Armes de la famille.

Blasonnement D'argent à la croix engreslée de gueules (alias à la croix de gueules engreslée de sable), cantonnée de quatre aiglettes de sable, becquées et membrées de gueules[1]
Devise « Ad alta »
Branches de Juigné
de Coulaines
des Roches
Période XIVe siècle - XXe siècle
Origine Drapeau de l'Anjou Anjou
drapeau du Maine Maine
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Badge de l'Armée des princes Armée des princes
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus Juigné-sur-Sarthe
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour 1753, 1762, 1770, 1782, 1787
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Histoire

Henri Jougla de Morenas écrit que La famille Le Clerc de Juigné est connue depuis le début du XIVe siècle et établit sa filiation depuis noble Colas le Clerc, seigneur de Juigné et de Coulaines, vivant en 1362. Il ajoute que cette famille aurait donné un chevalier croisé en 1190, dont les armes figurent à la Salle des Croisades du château de Versailles[1].

Régis Valette écrit en 2002 que la famille Le Clerc de Juigné est une famille de noblesse d'extraction chevaleresque originaire de l'Anjou dont la filiation noble prouvée remonte à 1362 et que cette famille est éteinte en ligne masculine de nos jours[2].

Sans qu'un lien soit prouvé, des auteurs anciens relient à cette famille : Philippe Le Clerc, chevalier croisé mort en 1098 à la bataille d'Antioche; Guillaume et Humbert Le Clerc, chevaliers croisés en 1188 et Richard Le Clerc, vice-sénéchal des comtés d'Anjou, Touraine et Maine en 1228[3],[4].

La filiation de la famille Le Clerc de Juigné remonte à Roland Le Clerc, seigneur des Roches près de Vihiers en Anjou, mort en 1332, marié vers 1310 à Isabeau Turpin, fille de Jean Turpin, seigneur de Vihiers[3]. Il est donné comme le père de Colas Le Clerc, seigneur des Roches, tué à la bataille de Potiers en 1356, marié en 1332 à Marthe Poussin, fille de Gervais Poussin, seigneur de Juigné, qui apporta par mariage la terre de Juigné dans la famille Le Clerc[3].

La famille Le Clerc a formé plusieurs branches :

  • Celle de Juigné[5], éteinte en 1951 en ligne masculine avec Jacques Le Clerc, marquis de Juigné (1874-1951) et en ligne féminine avec sa fille Colette Le Clerc de Juigné (1902-1989) épouse d'Armand de Durfort Civrac, duc de Lorge[6].
  • Celle de Coulaines, éteinte au XVIIIe siècle[5],[7].
  • Celle des Roches, éteinte au XVIIe siècle[5],[7].

Cette famille a donné des lieutenants généraux, maréchaux-de-camps et brigadiers des armées du roi, nombre d'officiers supérieurs, des chevaliers de l'ordre du roi et de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, un ministre plénipotentiaire en Russie en 1774[8].

En 1789, ses membres comparaissent aux assemblée de la noblesse du Poitou, de l'Anjou et de l'Île-de-France[9].

Famille Le Clerc de Lassigny en Provence

À la fin du XVIIIe siècle la famille Leclerc de Juigné reconnu comme parente la famille Le Clerc de Lassigny en Provence, qui serait sorti de la branche des Roches[5]. Cette famille est autorisé par ordonnance du à se nommer Leclerc de Juigné de Lassigny[10]. Cette famille est éteinte de nos jours[5].

Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France ne retient pas cette parenté avec la famille provençale Le Clerc de Lassigny[1].

Personnalités

Les ecclésiastiques

Les militaires

Emery Le Clerc des Roches

Emery (ou Méri) Le Clerc[3], seigneur des Roches, était gouverneur du château de Sablé (1490) et enseigne des gardes du corps du roi Charles VIII.

Il suivit le roi en Italie, au recouvrement du royaume de Naples. À son retour, il combattit, en 1494, près de la personne de ce monarque, à la bataille de Fornoue (1495), où, « à la tête de huit mille hommes harassés de fatigues[3] », ce prince remporta une victoire signalée sur ses ennemis ligués, au nombre de trente mille hommes qui lui disputaient le passage.

Après la mort de ce prince, il continua de servir les rois Louis XII et François Ier, qu'il suivit en Italie, le premier à la conquête du même royaume de Naples, sur Ferdinand II d'Aragon, qui fut fait prisonnier[3], et le second, à celle du duché de Milan, auprès duquel il fut blessé, à la bataille de Marignan (1515), où le monarque demeura victorieux.

René II Le Clerc de Juigné

René II Le Clerc[3], seigneur de Juigné et de Verdelles, seigneur (1600) puis baron de Champagne (1619), acquit, en 1600, de la maison de Maillé-Bénéhart, la châtellenie de Champagne (Champagne-Hommet, à Avoise).

« Il rendit des services importants, fut utile[3] », dans les guerres civiles, à Henri IV.

En récompense de ses services, la châtellenie de Champagne fut érigée en baronnie en 1615[3], et il lui fut permis de faire bâtir un château fort à Verdelles.

Il avait épousé, le , Marie (née vers 1560), fille de Nicolas Campaing (vers 1515-1574), seigneur de Fresnay, chancelier du roi de Navarre (1566), et d’Anne Courtin de Rosay.

Urbain Le Clerc de Juigné

Urbain Le Clerc de Juigné[3], qui obtint, par commission du , la lieutenance-colonelle du régiment d’infanterie de Schomberg, levé depuis deux ans. Il combattit avec ce régiment à Épouilles, en 1677, et servit au siège de Puigcerdà en 1678, au siège et à l'assaut de Gironne en 1684.

Brigadier des armées du Roi par brevet du , il fut employé à l'armée de Roussillon, par lettres du , se trouva à la reprise de Saint-Jean-de-las-Baldesès et de Ripouille, et au blocus de Gironne la même année. Il fut nommé inspecteur général de l'infanterie pour le département de Provence, par commission du  : il quitta la lieutenance-colonelle de son régiment, passa l’hiver en Provence, retourna servir en Roussillon, et se trouva au siège d'Urgel, à la prise des châteaux de Valence (Espagne) et de Boy, et au secours de Prats-de-Molou, la même année.

Il continua d’inspecter les troupes en Provence pendant l’hiver, servit pendant la campagne de 1692, en Roussillon, où on se tint sur la défensive ; se trouva au siège de Roses (1693), et fut employé brigadier et inspecteur en Provence et au comté de Nice, pendant l’hiver. Par lettres du  ; fut employé à l'armée de Catalogne, par lettres du  ; il combattit avec la plus grande valeur sur le Ter ; servit aux sièges de Palamós, de Gironne, d’Ostalric et de Castelfollit, qui se rendit le . Il y fut mis pour commander et y passa l’hiver.

Sorti le , de cette place avec huit cents hommes, « pour exécuter quelques villages qui refusaient les contributions, il en brula deux[3] ». Attaqué à Saint-Félix de Pallarole, par le viguier de Vic, avec quatre à cinq mille hommes, il se retira en combattant, jusqu’au pont de Saint-Roch, dont il chassa les troupes qui le gardaient : ce pont passé, il se retira jusqu’à Aulat. « Ses troupes, excédées de fatigue et accablées par le nombre, se jetèrent dans l'église des Carmes, où tout ce qui se présenta d’ennemis fut tué[3] ». Les ennemis, désespérant de la forcer, y mirent le feu, qui contraignit le « marquis[3] » de Juigné de se rendre. Il avait été dangereusement blessé, et mourut à Aulat, de cette blessure, le .Son nom est à Versailles sur les tables de marbre[4] ;

Anne Léon Antoine Le Clerc de Juigné

Anne-Léon-Antoine Le Clerc[1] ), comte Léon de Juigné. Il entra au service, en qualité d'enseigne au régiment des Gardes françaises, en 1784.

Émigré en 1791, il servit les Bourbons, en pays étranger, pendant onze ans.

Il fut créé, par Louis XVIII, chevalier de Saint-Louis le , et nommé, le , colonel de la légion (de gardes nationales) de la Seine.

Chevalier de la Légion d'honneur[11] depuis de , le comte Léon de Juigné était, l'année suivante, colonel du 55e régiment de ligne. Il commanda, en 1823, le 2e corps de réserve à l'armée des Pyrénées, sous les ordres du duc d'Angoulême.

Louis-Henri Le Clerc de Lassigny de Juigné

Louis-Henri Le Clerc[3] (Lorgues - 27 thermidor an V (), Les Arcs (Var) - ), vicomte de Lassigny de Juigné, est entré dans les gardes du corps du roi, compagnie de Luxembourg, le .

Breveté lieutenant de cavalerie le suivant, il a été nommé lieutenant dans le régiment des chasseurs du Gard (10e) à la fin de l'année 1815, lors de la formation de ce régiment.

Le vicomte Henri de Juigné, qui se trouvait en congé à Lorgues à l'époque du retour de l'île d'Elbe, fit partie d'un petit corps de cavalerie qui marcha à sa poursuite de Napoléon jusqu'à Gap (sous les ordres de M. de Perier-la-Garde), gui lui délivra un certificat très honorable lorsqu'il quitta ce corps pour rejoindre les gardes à Paris. Le vicomte de Juigné, en passant à Nîmes, fut présenté au duc d'Angoulême, qui « daigna l'accueillir avec une extrême bonté », et qui lui donna l'ordre de continuer sa route pour Paris ; mais ayant appris à Montauban l'occupation de Paris, il se rendit tout de suite à Toulouse où se trouvaient réunis, à cette époque, des militaires des divers corps de la maison du Roi, auxquels il se joignit.

Il ne quitta Toulouse que lorsque le drapeau tricolore y eut été arboré, et il revint ensuite à Lorguesle . Il fut du nombre des jeunes gens de Lorgues qui enlevèrent le drapeau tricolore pour y substituer le drapeau blanc, « que les habitants de cette ville fidèle, et de tout tems dévouée aux Bourbons, eurent le courage de conserver » malgré les menaces du maréchal Brune, dont le quartier général n'était éloigné, à cette époque, que de quelques lieues de Lorgues.

Il était chevalier de la Légion d'honneur ()[12] et chevalier de 2e classe de l'ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand d'Espagne (, autorisation du ).

Les politiques

Dans la législature

  • Messire Loys Leclerc, chevalier[4], seigneur de Coulaines, prend part, dans l'ordre des seigneurs, à la révision de la coutume du Maine[4] ;

Les courtisans

Galerie de portraits


Généalogie simplifiée des différentes branches

Pol Potier de Courcy (en 1874) et Henri Jougla de Morenas (en 1938) établissent la filiation suivante de la famille Le Clerc de Juignéref name="Potier143"/>,[1] :

  • Roland Le Clerc, seigneur des Roches près de Vihiers en Anjou, mort en 1332, marié vers 1310 à Isabeau Turpin
    • Colas I Le Clerc, seigneur des Roches, tué à la bataille de Potiers en 1356, marié en 1332 à Marthe Poussin, fille de Gervais Poussin, seigneur de Juigné, qui apporta par mariage la terre de Juigné dans la famille Le Clerc.
      • Colas le Clerc II, seigneur de Juigné et de Coulaines (mort avant 1420), marié en 1362 à Marguerite de la Saugère.
        • Nicolas Le Clerc, marié vers 1385 à Jeanne de Bouvards.
          • Jean Le Clerc, dit le jeune, seigneur de Coulaines, marié à Jeanne de la Motte-Fouqué, auteur de la branche de Coulaines.
          • Jean Le Clerc (l'aîné), seigneur de Juigné, échanson du roi Charles VI, testa le . Maríé vers 1410 à Guillemette Ponteau.
            • Jean Le Clerc, seigneur de Juigné et de Verdelle, l'un des capitaines de la garnison de Sablé qui défirent les Anglais à Saint-Denis d'Anjou en 1440. Marié le à Anne de Meslay.
              • Nicolas Le Clerc, seigneur de Juigné et de Verdelle, marié vers 1479 à Louis d'Hauteville.
                • René Le Clerc, seigneur de Juigné et de Verdelle, marié le à Renée de Champagné.
                  • Jean Le Clerc, seigneur de Verdelle (mort avant son père), marié le à Madeleine Assagart.
                    • René Le Clerc, seigneur de Juigné, de Verdelle, puis de Champagné. Il obtint en 1600, en récompense des services qu'il avait rendus à Henri IV, pendant la Ligue, l'érection en baronnie de la châtellenie de Champagné. Marié le à Marie Compaing.
                      • Georges Le Clerc, baron de Juigné et de Champagné. Il obtint l'érection de la châtellenie de Juigné en baronnie, par lettres patentes de 1647, enregistrées au bureau des Finances de Tours, en la sénéchauffée d'Anjou, les & . Marié le à Elisabeth des Nouhes, dame de la Lande.
                        • Jacques Le Clerc, baron de Juigné, de Champagné, marié le à Henriette de Machecoul.

Branche aînée de Juigné

Branche cadette


Armoiries

Davantage d’informations Image, Armoiries ...
Image Armoiries
D'argent, à la croix de gueules, bordée d'une engrêlure de sable, et cantonnée de quatre aigles du même, becquées et armées de gueules.[1]

Cimier : un coq essorant ; devise : Ad alta (en français : « Au plus haut ») ; cri : Battons et abattons[8]

Armes d'Antoine-Éléonor-Léon Leclerc de Juigné, archevêque de Paris comte de l'Empire

D'argent à la croix engrelée de gueules cantonnée de quatre coqs à ailes ouvertes de sable becqués et onglés de gueules ; quartier des comtes-archevêques brochant sur le tout.[21] Livrées : blanc, rouge & noir nuancé[21].

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Titres

  • Baron de Champagné (1615)[5].
  • Baron de Juigné (1647) par érection de la seigneurie de Juigné en baronnie par lettres-patentes de 1647, enregistrées au bureau des finances de Tours les et [5].
  • Comte de l’Empire () en faveur d’Antoine Eleonore Léon Le Clerc de Juigné, ancien archevêque de Paris, avec transmission à ses neveux[21].
  • Pair de France héréditaire (par ordonnance du )[5].
  • Marquis-pair héréditaire attaché à la pairie du par ordonnance du [5].
  • Pair de France par ordonnance du [5].
  • Baron-pair héréditaire par lettres-patentes du . Transmission de la pairie et du majorat de baron-pair héréditaire par lettres patentes du [5].

Châteaux & hôtels

Autres seigneuries & terres

Carte manuscrite ancienne du lac, portant de nombreuses indications de noms de lieux.
Cartographie Cassini du lac de Grand-Lieu et ses environs (1783-1786).

Notes et références

Voir aussi

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Timelines

Top Qs

Fact Checks