Famille d'Albon (Lyonnais)

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BlasonnementDe sable à la croix d'or.
Devise« A cruce victoria » (c'est par la croix que nous sommes vainqueurs)
Branchesde Bagnols (éteinte)
de Chazeuil (éteinte)
de Curis (éteinte)
de Montaut (éteinte)
de Pollionay (éteinte)
de Saint-André (éteinte)
de Saint-Forgeux (éteinte)
de Saint-Marcel (éteinte)
Période1288-2015
Famille d'Albon
Image illustrative de l’article Famille d'Albon (Lyonnais)
Armes de la famille
Blasonnement De sable à la croix d'or.
Devise « A cruce victoria » (c'est par la croix que nous sommes vainqueurs)
Branches de Bagnols (éteinte)
de Chazeuil (éteinte)
de Curis (éteinte)
de Montaut (éteinte)
de Pollionay (éteinte)
de Saint-André (éteinte)
de Saint-Forgeux (éteinte)
de Saint-Marcel (éteinte)
Période 1288-2015
Origine Lyon
Titres obtenus baron de l'Empire, marquis
Demeures château d'Avauges
château de Bagnols
château de Châtillon-d'Azergues
château de Curis
château de Saint-André
château de Septème
château de Tournoël
château de Vallery
Charges maire de Lyon
député
pair de France
maire de Saint-Romain-de-Popey
maire de Septème
Fonctions militaires gouverneur de Lyon
gouverneurs de la Marche
maréchal de France
Fonctions ecclésiastiques archevêque d'Arles
archevêque de Lyon
abbé de Savigny
abbé de l'Île-Barbe
chanoine-comte de Lyon
abbesse de Saint-Pierre
Récompenses civiles ordre de la Légion d'honneur
Récompenses militaires ordre de Saint-Michel
ordre de Saint-Louis
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour en 1772 et 1786[1]

La famille d'Albon est une famille noble française d'origine urbaine médiévale, qui a accédé à la noblesse en 1288 à Lyon. Elle s'est éteinte en ligne masculine en 2015. Elle ne doit pas être confondue avec la maison d'Albon, dauphins du Viennois.

Tombe de Bertrand d'Albon à Toul
Détail du porche et des armes des d'Albon sur la "maison d'Albon" d'Albigny-sur-Saône

Rivoire de La Bâtie indique qu'entre les dauphins du Viennois, comtes d'Albon, et la famille d'Albon, originaire de Lyon, il n'y a pas de preuves de rattachement[2]. Pour sa part, Gustave Chaix d'Est-Ange considère que « tout laisse à penser » qu'elle tirait son origine de la maison d'Albon dauphinoise et il ajoute qu'elle était la plus ancienne et la plus illustre du Lyonnais[3].

La famille d'Albon remonte sa filiation suivie à André d'Albon, « simple citoyen » en 1265 et qui prit part en 1269 à la lutte des bourgeois contre l'Église[3]. Il n'appartenait pas à la noblesse mais il s'agrégea à celle-ci « à la fin de sa vie par l'acquisition du petit fief de Curis, près de Lyon »[4], en 1288. Selon Arnaud Clément (2024), cette famille prouve sa filiation noble à partir de 1288[1].

André d'Albon laissa plusieurs fils, entre autres :

  • Guy d'Albon (le prénom Guy était un prénom porté dans la maison d'Albon), chevalier, seigneur de Curis, de Saint-Forgeux, de Saint-Romain-de-Popey, marié en 1289 à Marguerite d'Oingt, qui continua la lignée[4],[5] ;
  • Guillaume d'Albon, marié en 1289 à Éléonore d'Oing, qui fut l'auteur de la branche des seigneurs de Bagnols, fondue en 1454 dans la famille de Balzac[4] ;
  • Henri d'Albon, seigneur de Pollionay par acquisition de 1293, qui posséda quelque temps une boutique ou atelier sur le pont de la Saône, à Lyon, et dont la descendance s'éteignit dans les premières années du XVe siècle[4].

La descendance de Guy d'Albon s'est divisée au XVe siècle en deux branches[5] :

  • celle de Saint-André, éteinte au XVIe siècle[5]
  • celle de Saint-Forgeux et Saint-Marcel, qui s'est divisée par la suite en deux rameaux :
    • celui des marquis de Saint-Forgeux, éteints au début du XVIIIe siècle[5]
    • celui des seigneurs de Saint-Marcel qui s'éteint en 2015 en ligne masculine avec André, 6e marquis d’Albon (1923-2015)[6], marié en 1967 à Thérèse Guyon, d’où 2 filles : Marie (1969), épouse Convers, et Claude (1971). Cette branche acquit en 1555 le château d'Avauges à Saint-Romain-de-Popey qui est aujourd'hui la propriété de la descendance en ligne féminine du dernier marquis d'Albon mort en 2015[7].

Personnalités

  • 26 chanoines-comtes, au sein du Chapitre de Saint-Jean de Lyon, entre les XIV et XVI siècles[8].

Armes

  • De sable à une croix d'or[2],[9]
  • Écartelé : aux 1 et 4, de sable à une croix d'or, qui est d'Albon ; aux 2 et 3, d'or au dauphin d'azur posé en pal, allumé, langué, crété, barbé, oreillé, peautré lorré de gueules, qui sont des dauphins du Viennois[3],[5].

L'auteur de l'Armorial du Dauphiné souligne toutefois qu'« Admettant trop légèrement la version de Guillaume Paradin, plusieurs auteurs écartèlent les armes d'Albon de celles du Dauphiné, sans qu'il soit possible de justifier cette prétention »[2].

  • Supports : deux lions couronnés à l'antique[3]
  • Cimier : Une tête de chien[3]
  • Devise : A Cruce Victoria[3],[5] (traduction La victoire vient de la croix)

Gustave de Rivoire de La Bâtie indique que la branche de Saint-André brisait d'un lambel de trois pendants de gueules et que celle des seigneurs de Chatillon et de Bagnols possédait une cotice raccourcie finissant au cœur de la croix[2].

Titres

  • Baron de l'Empire en 1814[1].
  • Marquis d'Albon, lettres patentes du [10].
  • admise deux fois aux honneurs de la Cour (en 1772 et 1786)[1].

Alliances

Notes et références

Voir aussi

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