Famille d'Urfé
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| Maison d'Urfé | ||
Armes de la famille | ||
Armes | ||
| Blasonnement | De vair au chef de gueules | |
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| Période | XIe siècle - 1724 | |
| Origine | Forez | |
| Allégeance | Comté de Forez | |
| Fiefs tenus | Urfé (Champoly), La Bastie (Saint-Étienne-le-Molard), Saint-Just-en-Chevalet, Souternon, Bussy-Albieux, Beauvoir-sur-Arnon, Menetou-Salon, Paulhac, Entraigues | |
| Demeures | La Bastie d'Urfé
Château d'Urfé (Cornes d'Urfé, Champoly) |
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| Fonctions militaires | Baillis du Forez | |
| Alliances | Polignac, Beauvau, Savoie, Allègre, La Rochefoucauld | |
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La famille d'Urfé est une famille d'aristocrates originaire du Forez. Plusieurs de ses membres ont été au service des comtes de Forez, des ducs de Bourbon et des rois de France. Certains se sont distingués dans la littérature, à l'image d'Honoré d'Urfé, auteur du roman pastoral de L'Astrée.
D'extraction féodale, mentionnée dès le XIe siècle sous le nom de Raybe ou Raybe d'Urfé, elle s'éteint en ligne masculine en 1724. Le nom et les armes sont relevés par la famille de La Rochefoucauld, mais la famille s'éteint définitivement à la fin du XVIIIe siècle.
La famille est originaire de Champoly, dans les Monts du Forez, où elle tenait le château d'Urfé (aujourd'hui dit des Cornes d'Urfé) bâti vers 1130[1]. D'abord vassaux des sires de Beaujeu, ils deviennent ceux des comtes de Forez à la suite du traité de 1222 dans lequel Guichard IV de Beaujeu renonce à ses possessions foréziennes dont Urfé[2].
En , le mariage entre Renaud, comte de Forez et Isabelle, héritière de la famille de Beaujeu, notamment du Beaujolais [3] assure l'union et la paix entre les deux fiefs, ce qui rend la région dépourvue d'intérêt stratégique, et les seigneurs d'Urfé investissent progressivement un autre lieu sis à Saint-Étienne-le-Molard[4], la Bastie .
Au XVe siècle, les talents politiques et diplomatiques de Pierre II lui assurent une carrière auprès de grands féodaux du royaume de France, Charles de France, duc de Berry, de Normandie et de Guyenne, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, puis François II, duc de Bretagne. Il passe ensuite au service de Pierre II de Beaujeu, duc de Bourbon, beau-frère du roi Charles VIII de France, dont il négociera le mariage avec Anne de Bretagne[5][source insuffisante].
Son influence permet à son fils Claude d'Urfé de fréquenter la Cour dès son plus jeune âge et de devenir l'un des intimes de François Ier, qu'il accompagne probablement pendant les dernières campagnes des guerres d'Italie qui précèdent sa captivité en 1525. Bailli du Forez dès 1535, il assure des missions diplomatiques en Italie à l'occasion des premières sessions du concile de Trente puis en qualité d'ambassadeur près le Saint-Siège lors du conclave de 1549-1550. Bénéficiant de la confiance du roi Henri II depuis la mort de François Ier, il devient gouverneur du futur François II et surintendant de la Maison des Enfants de France jusqu'à sa mort en 1558.
Claude d'Urfé est l'auteur des importantes transformations du domaine de la Bâtie d'Urfé dans le goût de la Renaissance[6].
Jacques Ier d'Urfé succède à son père comme gouverneur du Forez et serviteur des derniers Valois. En 1554, il conclut une union prestigieuse avec Renée de Savoie-Tende, issue d'une branche légitime de la maison de Savoie, les Savoie-Villars ou Savoie-Tende, nièce du connétable Anne de Montmorency, et petite-fille d'Anne Lascaris[7], comtesse de Tende et descendante des Lascaris de Vintimille et de l'empereur byzantin Théodore II Lascaris. C'est en raison de cette parenté que des descendants de la famille prendront le nom de Lascaris d'Urfé[8],[9].
