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Famille de Barrigue

famille subsistante de la noblesse française, originaire de Marseille From Wikipedia, the free encyclopedia

La famille de Barrigue est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Marseille (Provence). Elle comprend deux branches anoblies en 1714 et 1702 ; les « Barrigue de Fontainieu » et les « Barrigue de Montvalon » (ou « Montvalon »).

BlasonnementDe gueules à une tour d'argent arborant à dextre l'étendard de l'ordre du Christ et soutenue d'une mer d'argent
DeviseNon humanis viribus sed Christi numine beneficio parta.
BranchesFontainieu
Montvallon
PériodeXVIIe siècle - XXIe siècle
Faits en bref Blasonnement, Devise ...
Barrigue de Fontainieu
Barrigue de Montvalon
Image illustrative de l’article Famille de Barrigue
Armes de la famille.
Blasonnement De gueules à une tour d'argent arborant à dextre l'étendard de l'ordre du Christ et soutenue d'une mer d'argent
Devise Non humanis viribus sed Christi numine beneficio parta.
Branches Fontainieu
Montvallon
Période XVIIe siècle - XXIe siècle
Origine Drapeau de la Provence Provence (Marseille)
Pays France
Fiefs tenus Fontainieu, Montvalon
Charges Secrétaire du roi
Conseiller au parlement de Provence
Fonctions militaires Officier
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Histoire

Henri Gourdon de Genouillac fait descendre cette famille de la famille portugaise de Barriga dont des membres se réfugièrent en France vers 1590. Il écrit : « Gérard de Barriga eut deux fils Amiel et Mathieu de Barriga qui vinrent s’établir en Provence et y ont fourni deux branches »[1].

Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que la famille de Barrigue descend de Gérard Barrigue, fixé à Marseille au début du XVIIe siècle. Quand les descendants de celui-ci, après s'être enrichis dans le commerce, eurent été anoblis par leurs charges, des historiens voulurent les rattacher à une famille Barrigue ou Barriga qui avait appartenu à la noblesse du Portugal[2]. Il donne pour auteur de cette famille Gérard Barrigue qui laissa deux fils, Amiel et Mathieu Barrigue, négociants à Marseille, auteurs de deux branches dites de Fontainieu et de Montvalon.

Sur l'origine de cette famille, Raoul Busquet, historien de Marseille et de la Provence, écrit : « Comme beaucoup de familles d'origine modeste arrivées un peu tard à une situation brillante, les Barrigue ont voulu se donner des aïeux et ont fait remonter leur lignée à des hommes de guerre de Portugal. Ils descendaient en réalité de Gérard Barrigue, marchand drapier de Marseille. De l'ainé des fils de Gérard, Amiel, qui continua le négoce de son père, est issue la branche dite de Fontainieu. Le cadet des fils de Gérard, Mathieu, échevin de Marseille en 1678, eut pour fils Honoré qui s'anoblit en achetant en 1702 une charge de secrétaire du roi. »[3].

Il existe différentes mentions sur l'accession à la noblesse de cette famille :

  • Selon Gustave Chaix d'Est-Ange[2] :
    • Branche de Fontainieu : Gérard-Hilaire Barrigue et Ignace-Amiel de Barrigue de Fontainieu furent anoblis par l'acquisition d'une charge de secrétaire du roi.
    • Branche de Montvalon : Honoré Barrigue, seigneur de Montvalon, acheta la charge anoblissante de secrétaire du roi, contrôleur en la chancellerie près le parlement d'Aix en 1702 ; il fut père d'André de Barrigue, seigneur de Montvallon, reçu en 1702 conseiller au parlement de Provence et grand-père d'Honoré de Barrigue, seigneur de Montvalon, qui succéda dans la charge de son père en 1729
  • Régis Valette mentionne deux secrétaires du roi 1702 et 1714[4].
  • Selon E. de Séréville et F. de Saint-Simon, la branche de Fontainieu fut anoblie par charge de secrétaire du roi en 1714. Elle reçut des lettres d'honneur en 1742 et fut confirmée noble en 1771 par le paiement d'une taxe de 6 000 livres ordonnée par l'édit d'. La branche de Montvalon fut anoblie par charge de secrétaire du roi en 1702[5].

Cette famille a été admise à l'ANF en 2001[6].

Branches

La famille de Barrigue a formé deux branches : la branche ainée « (de) Barrigue de Fontainieu » et la branche cadette « (de) Barrigue de Montvalon (ou Montvalon) ».

Branche cadette

André Barrigue, sieur de Montvalon, reçu le en la charge de François de Villeneuve, né à Marseille le , fils d'Honoré (secrétaire du roi) et de Claire de La Garde, époux de Thérèse-Darie de Boyer d'Eguilles (fille de Jean-Baptiste, conseiller en la Cour, et de Marie Surleau), fut enseveli à Montvalon le [7].

Personnalités

Branche de Fontainieu

Branche de Montvalon

  • Serge Paul Marie de Barrigue de Montvalon (1893-1970) épouse Madeleine Champavère (1895-1962)[8], dont :
    • Robert de Barrigue de Montvalon, dit Robert de Montvalon (1920-2001), médecin puis journaliste à Témoignage chrétien ;
      • Dominique de Barrigue de Montvalon, dit Dominique de Montvalon (1947), journaliste et éditorialiste ;
      • Jean-Baptiste de Barrigue de Montvalon, dit Jean-Baptiste de Montvalon (1965), journaliste politique au Monde ;
    • Pierre de Barrigue de Montvalon, dit Piem (1923-2020), dessinateur. Il épouse en 1947 Élisabeth Lefebvre. De ce mariage, naissent six enfants, dont[8] :
      • Thierry de Barrigue de Montvalon, dit Barrigue (1950), dessinateur humoristique

Possessions

  • Montvalon, fief séparé de Vitrolles en 1731.

Armes et devise

  • Armes du XVIIe siècle : D'argent au chevron d'azur accompagné de trois barriques de sinople[n 1][réf. nécessaire]
  • Armes du XVIIIe siècle : De gueules à une tour d'argent arborant à dextre l'étendard de l'ordre du Christ et soutenue d'une mer d'argent[2],[4]
  • Supports : deux dragons[2]
  • Devise : Non humanis viribus sed Christi numine beneficio parta[2]

Voir aussi

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Bibliographie

  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 2, pages 384 à 385, (lire en ligne).
  • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 36.
  • François Bluche et Pierre Durye, L'anoblissement par charges avant 1789
  • Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, 1934, volume 1, page 377.
  • Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, Principauté d'Orange, Comté de Nice, et Principauté de Monaco, Atlas Belfram, Paris, Armand Colin, 1969, p. 140.
  • Bernard Guastallan et Frédéric Couffy, Mille Visages d'Aix-en-Provence. Dictionnaire biographique, Aix-en-provence : Académie d'Aix Éditions, 2023, p. 51.
  • François Bluche et Pierre Durye, L'anoblissement par charges avant 1789, année 1998, éd. ICC, page 69 : "AIX (Parlement d'), créé en . Les présidents, conseillers, procureur et avocats généraux, greffiers en chef, notaires et secrétaires ont la noblesse graduelle, coutumière depuis l'origine, légale de à 1790."

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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