Jeu vidéo amateur
jeu vidéo basé sur une licence préexistante et développé de manière non officielle
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Un jeu vidéo amateur (ou jeu amateur) est un jeu vidéo développé par un ou plusieurs particuliers en dehors du cadre d'une entreprise ou d'une organisation commerciale.

Terminologie
Le jeu vidéo amateur se distingue des mods, qui sont des ajouts ou des modifications de jeux préexistants. Quand le jeu est basé sur une licence préexistante et est développé de manière non officielle, il s'agit aussi de fangame. Au Japon, la production de jeux amateurs est particulièrement abondante, et la frontière entre productions commerciales et amateurs est floue ; les jeux amateurs japonais sont souvent distingués sous le vocable de jeu vidéo dōjin[1],[2].
Développement et audience
Sur ordinateur personnel, il existe de nombreux logiciels spécialisés, destinés aux amateurs, facilitant la création de jeux vidéo pour ordinateurs personnels[3],[4]. Certains se limitent à un type de jeux vidéo particulier (ex : RPG Maker ou Fighter Maker), tandis que d'autres sont des environnements de programmation complets adaptés aux jeux vidéo en général.
Sur consoles, les développeurs amateurs utilisent souvent des outils qu'ils conçoivent eux-mêmes, car les outils de développement commerciaux sont réservés par les fabricants aux professionnels sous contrat — à de rares exceptions près comme la Net Yaroze (kit pour PlayStation) ou le WonderWitch (kit pour WonderSwan).
Associations d'aide
Depuis les années 2000, les créateurs de jeux vidéo amateurs sont de moins en moins seuls face à la recherche d'aide. Des associations comme GCN, Relite, Futurn, Dev-fr, Jiraf ou encore AJVA [réf. souhaitée] ont été créées autour de ces créateurs pour les aider aussi bien techniquement que juridiquement.
Aspects juridiques et fermetures de projets
Certaines entreprises peuvent faire fermer des jeux amateurs (fan games) au motif de violation du droit d'auteur. Les titulaires des droits peuvent envoyer des lettres de mise en demeure (« cease and desist ») exigeant l’arrêt de projets non autorisés, les jeux amateurs utilisant par définition des propriétés intellectuelles protégées. Certains projets vont jusqu’à réutiliser directement des graphismes ou musiques issus des œuvres originales.
Un cas notable en 2005 concerne Vivendi Universal, qui a initialement demandé l’arrêt d’un projet de fan game basé sur King's Quest, intitulé King’s Quest IX: Every Cloak Has a Silver Lining. Le projet, conçu comme une suite non officielle visant à conclure la série, a finalement été autorisé après une mobilisation des fans. Toutefois, les développeurs ont dû retirer la mention « King’s Quest » du titre[5]. À l’inverse, la protestation des fans n’a pas permis de sauver Chrono Resurrection, un remake de Chrono Trigger bloqué en 2004 par Square Enix[6].
Nintendo est particulièrement connue pour sa protection stricte de sa propriété intellectuelle[7] et a fait fermer de nombreux jeux amateurs, dont un remake HD de Super Mario 64[8], AM2R[9],[10], ainsi que No Mario’s Sky[11],[12]. Cependant, d'autres projets, tels qu'un remake non officiel de « Super Mario » jouable sur navigateur, demeurent néanmoins accessibles en ligne[13]. Plusieurs projets liés à Pokémon, comme Pokenet et Pokémon Uranium, ont également été arrêtés à la suite d’actions juridiques de Nintendo[14],[15],.
En 2018, Activision a ordonné l’arrêt du jeu amateur Spyro: Myths Awaken, basé sur la série Spyro the Dragon[16]. Le projet a ensuite été remanié et renommé Zera: Myths Awaken après suppression des éléments liés à la licence. D’autres projets similaires ont également été abandonnés à la suite de cette action. Plus tôt, en 2007, Activision avait déjà envoyé une mise en demeure contre le logiciel open source Piano Hero, qui a ensuite été renommé Synthesia.
En 2021, Take-Two Interactive, maison mère de Rockstar Games, a engagé une action en justice contre les projets de rétro-ingénierie re3 et reVC, visant Grand Theft Auto III et Grand Theft Auto: Vice City. L’entreprise a estimé que ces projets constituaient une violation de ses droits en reproduisant du code et des éléments audiovisuels protégés, causant selon elle un préjudice irréparable[17],[18]. La procédure a été abandonnée en avril 2023[19].
La même année, un projet de jeu amateur intitulé « I Am Batman », développé sous Unreal Engine 5 et utilisant des personnages issus des films de Tim Burton (Batman et Batman : Le Défi), a été bloqué après intervention de Warner Bros., conduisant à l’arrêt du projet[20].
Capcom a également suspendu plusieurs remakes amateurs, notamment ceux de Resident Evil (1996) et Resident Evil: Code Veronica, pour des raisons de droits d’auteur[21],[22].
Enfin, en 2011, le projet My Little Pony: Fighting Is Magic, un jeu de combat amateur inspiré de la série My Little Pony: Friendship Is Magic, a été arrêté après une mise en demeure de Hasbro. Le concept a ensuite été retravaillé avec de nouveaux personnages originaux, donnant naissance au jeu Them's Fightin' Herds, sorti en 2018[23].