Feargus O'Connor
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| Membre du 15e Parlement du Royaume-Uni 15e Parlement du Royaume-Uni (d) Nottingham (en) | |
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| Membre du 12e Parlement du Royaume-Uni 12e Parlement du Royaume-Uni (d) Cork County | |
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| Membre du 11e Parlement du Royaume-Uni 11e Parlement du Royaume-Uni (d) Cork County | |
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| Père |
Roger O'Connor (en) |
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Wilhelmina Bowen (d) |
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| Parti politique |
Feargus Edward O'Connor (1794 – ) est un leader irlandais du mouvement chartiste et partisan du Land Plan.
Feargus O'Connor est né dans une famille d'Irlandais protestants. Son père, Roger O'Connor (1762-1834), est un homme politique nationaliste et son oncle, Arthur O'Connor (1763-1852), est le contact en France dans la rébellion instiguée par Robert Emmet. Tous deux font partie de la Société des Irlandais unis, un mouvement pour la réforme du Parlement britannique de l'époque en faveur d'une autonomie politique de l'Irlande. Feargus O'Connor passe la plus grande partie de son enfance dans les différentes propriétés familiales en Irlande. Il étudie le droit au Trinity College de Dublin avant d'hériter de son oncle son propre domaine en 1820. Dans les années 1830, il est un fervent défenseur des droits des Irlandais. Il est notamment partisan de la réforme pour une politique plus démocratique concernant l'Irlande, à contrecourant de celle défendue par les Whig.
Carrière politique
En 1832, il est élu député du comté de Cork à la Chambre des communes, mais il est destitué en 1835 parce qu'il ne satisfaisait plus aux conditions de ressources exigées.
Radicalisme et Chartisme

En 1837, il fonde le journal radical Northern Star, qui devient un des forums clé pour les débats tactiques et stratégiques des chartistes. Vendu de main à la main, lu à haute voix lors des réunions, le journal est le fil à plomb d'une bonne partie du mouvement chartiste. Il est un des chefs de file du chartisme. En 1845, alors que les signes avant coureurs du chartisme se manifestent, il fonde la Chartist Land Company, organisation qui a pour but d'acquérir de grosses parcelles de terre afin de les diviser en petites parcelles destinées à être exploitées par des fermiers indépendants en échange d'un loyer.
70 000 personnes contribuent financièrement à ce projet. O'Connor croit qu'avec ce dispositif la société pouvait être transformée. Des ouvriers dans des logements insalubres en ville retrouveraient une vie plus saine à la campagne. Le départ de ces ouvriers de la ville réduirait le chômage.
Le projet devient très populaire, et le gouvernement craint qu'une nouvelle vague du chartisme radical s'élève.
Mais ce système ne s'avère pas viable. Les ouvriers industriels font souvent des fermiers peu doués, les chartistes ne peuvent pas acheter de la terre de très bonne qualité. Finalement, seulement 250 familles sont établies sur leurs fermes et l'organisation fait faillite en 1851.
Lors de la seconde vague du chartisme en 1848, il est élu député de Nottingham et contribue à l'organisation du grand rassemblement chartiste à Kennington Common qui a lieu à Londres le .
O'Connor n'a aucune épouse, mais ses biographies font mention d'une succession d'amantes et de nombreux enfants illégitimes, dont l'un, Edward O'Connor Terry, devient un célèbre artiste de music-hall.
En 1852, O'Connor voyage aux États-Unis. À son retour, il s'en prend violemment au député Beckett Denison. Considéré fou, il est interné à l'asile de Chiswick où il meurt en 1855.
Les premiers historiens du chartisme émettent des doutes quant à son rôle dans le mouvement, mais la tendance d'aujourd'hui le fait apparaître sous un jour nouveau (Dorothy Thompson, The Chartists).