Federico Santa María est issu d'une famille fortunée et un descendant de Juan José Carrera, héro de la Guerre d'indépendance du Chili.
Très jeune il fonde diverses entreprises commerciales.
Il participe à la Guerre du Pacifique (1879-1884) au début de celle-ci.
En 1880 il s'installe à Paris pour des raisons de santé. Il y fait fortune dans le négoce du sucre. Pendant la Première Guerre mondiale, il suspend ses activités, déclarant ne pas vouloir tirer profit du conflit. Durant cette période, il apporte son soutien à l'armée française en fournissant des vivres à un régiment et fonde avec des compatriotes l'hôpital franco-chilien[2],[3].
En 1922 Santa María reprend son activité. Suite à une prévision de déficit de production, ses investissements lui valent d'importants gains financiers. Ces activités hautement spéculatives font l'objet d'une enquête de l'Assemblée nationale qui conclut qu'il avait agi dans le respect de la loi.
Sans enfant et de tempérament altruiste, il souhaite en 1920 par décision testamentaire[4] la formation d'une institution chargée de créer une université de niveau international pouvant accueillir des chiliens d'origine modeste. Conformément au souhait de Santa María l'exécuteur testamentataire Agustin Edwards se rend en Allemagne pour recruter des professeurs, en particulier Karl Laudien, premier recteur de la nouvelle université dont les travaux commencent en 1928. Elle est créée en 1931 et reçoit son nom actuel d'Université technique Federico Santa María en 1935[5],[6].
Il décède de pneumonie à Paris en 1925. La façade du bâtiment principal de l'université reçoit l'urne contenant ses cendres.