Feliks Perl

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Décès
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VarsovieVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière juif de Varsovie, Grave of Feliks Perl (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Res, Juliusz, Latarnik, Rewolucjonista, FeliksVoir et modifier les données sur Wikidata
Feliks Perl
Feliks Perl en 1893.
Fonctions
Député de la Diète de la Seconde République de Pologne
Diète constituante (1919-1922) (en)
Député de la Diète de la Seconde République de Pologne
Première législature de la Diète polonaise de la Deuxième République (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 55 ans)
VarsovieVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière juif de Varsovie, Grave of Feliks Perl (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Res, Juliusz, Latarnik, Rewolucjonista, FeliksVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Faculté de droit de l'université de Varsovie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Conjoint
Teresa Perl (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Distinction
signature de Feliks Perl
Signature.
La tombe de Perl au cimetière juif de la rue Okopowa à Varsovie.

Feliks Perl, né le à Varsovie et mort le dans cette même ville, est un journaliste, écrivain et homme politique socialiste polonais.

Il se fit connaître sous différents pseudonyme : Res, Juliusz, Latarnik, Rewolucjonista, Feliks.

Famille

Né dans une famille juive assimilée, Feliks Perl est le petit-fils de Rafał Ber Perl (décédé en 1848), membre du conseil de la communauté juive de Varsovie, fils Feliska Dawid (ayant participé à l'insurrection de Janvier) et de Feliksa Rozalia Winawer ainsi que le frère de Melania Perl.

Formation et militantisme socialiste

Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires en 1888, il commence des études de droit à l'Université de Varsovie et s'affilie au Parti socialiste révolutionnaire « Prolétariat », pour lequel il rédige des appels et des tracts en compagnie Bolesław Jędrzejowski. Contraint de s'exiler à l'étranger en raison des persécutions politiques, il s'établit d'abord à Berlin, d'où il est expulsé, puis à Paris en 1892. Par la suite, il participe au Congrès de Paris créant la Związek Zagraniczny Socjalistów Polskich (Association étrangère des socialistes polonais). Expulsé à l'étranger par le gouvernement français, Perl s'installe à Londres, puis à Berne où il rédige des articles ainsi que sa thèse de doctorat. Après quelque temps, il retourna à Londres puis partit pour Lviv. Après l'arrestation Józef Piłsudski en 1900, il se rendit en Russie où on lui confia la direction du journal Robotnik, publication liée au Parti socialiste polonais.

Après avooir épousé Teresa Perl en 1900, il est arrêté dans une rue de Varsovie en et est emprisonné au Xe Pawilon Cytadeli Warszawskiej (Xe pavillon de la citadelle de Varsovie). Après sa libération, il rejoint en 1906 le Polska Partia Socjalistyczna – Frakcja Rewolucyjna (Parti socialiste polonais (Faction révolutionnaire) et devient un principaux artisans de la ligne indépendantiste. Après quelque temps, il est de nouveau arrêté puis, après sa libération, s'install en Galicie, à Cracovie, puis à Lviv. Entre 1912 et 1914, s'opposant à la politique de Józef Piłsudski, il fonda le Polska Partia Socjalistyczna – Opozycja (Parti socialiste polonais - Opposition).

Durant la Première guerre mondiale

Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, il devint membre du Conseil de Polska Organizacja Narodowa (Organisation nationale polonaise) puis l'un des principaux organisateurs du Parti socialiste polonais lors de l'occupation du pays par les Empires centraux en 1915.

Feliks (au centre) et Teresa Perl avec Rajmund Jaworowski (à gauche) et Tomasz Arciszewski (à droite) en 1915.

Après être devenu membre de la direction de l'Zjednoczenie Stronnictw Niepodległościowych (Union des partis indépendantistes) au nom du PPS en 1915 , il devient également membre du Centralny Komitet Narodowy w Warszawie (Comité national central à Varsovie) de à puis employé du Conseil du Tymczasowa Rada Stanu (Conseil d'État provisoire) et militant de la Komisja Porozumiewawcza Stronnictw Demokratycznych (Commission de coordination des partis démocratiques).

À partir de 1919, il siège au conseil de direction du PPS et est député à la Diète. De 1924 à 1926, il préside le comité exécutif central du PPS puis, après le Coup d'État de mai 1926, se montre hostile à Piłsudski, l'accusant d'antidémocratisme et d'abandon du programme du PPS.

Mort et funérailles

Il meurt peu de temps après et ses funérailles donnent lieu à une grande manifestation à laquelle participent des milliers de travailleurs. Le cortège funèbre part de la place du Sauveur, longe la rue Marszałkowska, l'avenue Jerozolimskie, Nowy Świat, traverse la place du Théâtre jusqu'à la place de la Banque, puis longe les rues Leszno et Okopowa. Aleksandra Piłsudska, Stanisław Wojciechowski, Maciej Rataj, Walery Sławek, Andrzej Strug et Wacław Sieroszewski assistent aux funérailles. Mieczysław Niedziałkowski s'exprimait au milieu d'ouvriers ostensiblement tête nue, devant un cercueil recouvert d'une bannière rouge, sur lequel étaient déposés le dernier numéro de Robotnik et une photo du défunt. Il fut enterré au cimetière juif de la rue Okopowa à Varsovie (section 24, rangée 2),[1].

À titre posthume, en 1931, il reçut la Croix de l'Indépendance, mais la veuve de Feliks Perl, Teresa Perl, refusa de l'accepter.

Son petit-neveu était Jan Lityński (1946–2021), un militant de l'opposition démocratique de la République populaire de Pologne et un membre de longue date du Sejm de la Troisième République polonaise .

Publication

  • Krótka historia wielkiej rewolucji francuskiej, Londyn 1896, Kraków 1903;
  • Adam Mickiewicz, Londyn 1898, Petersburg 1905, Warszawa 1906;
  • Socjalizm dzieckiem chrześcijaństwa, Kraków 1906;
  • Płace robotnicze a strajk, Warszawa 1906;
  • Wilhelm Liebknecht, Warszawa 1906;
  • Koordynacja czy utożsamienie, Warszawa 1906;
  • Komunizm w pierwotnym chrześcijaństwie, Warszawa 1906;
  • Kilka słów o naszym stosunku do rewolucji rosyjskiej, Warszawa 1907;
  • Systemy wyborcze ważniejszych państw konstytucyjnych, Warszawa 1907;
  • Kwestia polska w oświetleniu socjalnej demokracji polskiej, Warszawa 1907;
  • Patriotyzm i socjalizm, Warszawa 1907, Warszawa 1909;
  • Dzieje ruchu socjalistycznego w zaborze rosyjskim, Warszawa 1910, Warszawa 1932, Warszawa 1958;
  • Rewolucja 1848 r. we Francji, Warszawa-Kraków 1911;
  • Jak odpowiadać na zarzuty przeciwników?, Warszawa 1913;
  • O związkach zawodowych i ich znaczeniu dla klasy robotniczej, Dąbrowa Górnicza 1916;
  • Esdectwo w walce z socjalizmem naukowym, Warszawa 1917;
  • O bolszewizmie i bolszewikach, Warszawa 1918.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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