Felino Maria Sandeo
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| Roman Catholic Bishop of Lucca (d) Diocèse de Lucques (d) | |
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| à partir de | |
Nicolò Sandonnini (d) | |
| Roman Catholic Bishop of Penne and Atri (d) Roman Catholic Diocese of Penne and Atri (d) | |
| - | |
Matteo Giudici (d) Niccolò Piccolomini (d) |
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| Maître |
Felino Maria Sandeo (né le à Felino, dans l'actuelle province de Parme, alors dans les États pontificaux et mort le à Rome) est un historien, canoniste et évêque italien.
Felino Maria Sandeo naquit le à Felino, dans le diocèse de Reggio, d’une famille noble de Ferrare, et qui était alliée à celle de l'Arioste. Il entra de bonne heure dans les ordres et se fit recevoir docteur dans les deux facultés de théologie et de droit. À peine âgé de vingt et un ans, il fut nommé professeur des décrétales à l’Université de Ferrare, où il obtint dans la suite un canonicat. En 1474, il fut rappelé en Toscane par Laurent de Médicis, et il occupa pendant trois ans la chaire de droit canon à l’Université de Pise ; puis il abandonna le professorat. Après un intervalle de quelques années, il reprit cet emploi ; mais, en 1486, il s’en démit de nouveau pour aller à Rome. Il fut bien accueilli par le pape Innocent VIII, qui le nomma auditeur de la Rote, référendaire des deux signatures, et lui confia le maniement des affaires les plus importantes. C’est ainsi qu’il fut chargé de formuler une réponse pour le roi de Naples Ferdinand Ier, qui demandait avec instance la convocation d’un concile général.
Sous Alexandre VI, il rédigea un mémoire touchant les droits que les Français prétendaient avoir sur le royaume de Naples, et une histoire des familles qui avaient tour à tour régné dans cette contrée. Ces services furent récompensés par le titre de vice-auditeur de la Chambre apostolique, puis par l’évêché d’Atri et Penne. Peu de mois après (), Sandeo fut nommé coadjuteur de l’évêque de Lucques, avec la survivance de Nicolò Sandonnini, qui en était titulaire. Après avoir eu à lutter, pour l’évêché d’Atri et Penne, avec un intrus qu’appuyait le duc de Montpensier, vice-roi de Naples pour Charles VIII, il venait à peine de succéder à Sandonnini, en 1499, qu’il se vit encore retirer ce siège par le cardinal Giuliano Della Rovere, le futur Jules II. Sandeo en appela à Rome ; mais, au bout de deux ans, ses sollicitations n’avaient pas encore été entendues. Heureusement pour lui, le puissant cardinal, affichant des prétentions plus élevées, était allé s’établir à Rome et avait cédé spontanément à son concurrent l’évêché en litige ; Sandeo mourut deux ans après ().
