Félix Lévitan

journaliste sportif et organisateur du Tour de France From Wikipedia, the free encyclopedia

Félix Lévitan, né le dans le 12e arrondissement de Paris et mort le à son domicile de Cannes[1], est un journaliste sportif français.

Biographie

Félix Lévitan est le fils d'Aaron Lévitan, cordonnier, et de Ida Berlovitz, couturière[2],[3]. Victime de la persécution des juifs par le régime de Vichy et l'occupant allemand pendant la seconde guerre mondiale, il se cache sous un faux nom à Brigueil-le-Chantre dans la Vienne en 1943. Son ami René Le Grevès, coureur cycliste et multiple vainqueur d'étapes du Tour de France, lui vient en aide à cette époque[4].

Carrière

Journaliste sportif

Journaliste sportif dès 1928 au journal La Pédale, il est embauché au Parisien Libéré à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Plus tard, Félix Lévitan devient directeur du service des sports du quotidien parisien en 1962, puis membre du conseil d'administration de 1978 à 1987.

Directeur du Tour de France

Ces fonctions au Parisien le propulsent comme directeur de la Société du Tour de France de 1962 à 1987. Il était déjà avant cela directeur adjoint de Jacques Goddet sur la Grande Boucle. Il contribue ainsi à créer en 1975 le maillot à pois rouges récompensant le meilleur grimpeur du Tour. Félix Lévitan est également l'initiateur de la première arrivée sur l'Avenue des Champs-Élysées lors de ce même Tour de France 1975. Il lui est reproché d'avoir facilité la victoire de Jan Janssen en 1968, aux dépens du coureur belge Herman van Springel (voir l’Équipe du 6 juillet 2017).

Autres activités

Il est également le président-fondateur de l'Union syndicale des journalistes sportifs de France (1957-1965), puis président de l'Association internationale de la presse sportive (1964-1973). Il occupa la fonction de maire de la commune d'Auffargis dans les Yvelines. Fait chevalier de la Légion d'honneur en 1953, il fut élevé au rang d'officier de la Légion d'honneur en 1963, et enfin il reçut la cravate de commandeur dans l'ordre de la Légion d'honneur et promu commandeur du Mérite en 2003.

Vie privée

Il se marie avec Céleste Émilie, dite Geneviève, Picquart (1910-2002) le 7 février 1933 à Paris 13e[5], fille de Rosine Picquart fondatrice et présidente du Lutèce Sportif et infirmière du Tour de France de 1922 à 1939.

Décorations

Notes et références

Liens externes

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