Ferdinand Kazadi
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 59 ans) |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Parti politique |
|---|
Ferdinand Kazadi (Fernand (Ferdinand) Kazadi Lupelekese), né le au Congo belge et mort le , est un homme politique congolais (RDC).
Il est membre du Collège des commissaires généraux en qualité de Commissaire général à la Défense en 1960.
Il est Commissaire d’État aux Travaux Publics et Aménagement du Territoire en 1969.
Il est élu député-commissaire du peuple à trois reprises (1966-1972-1977).
La vie de Kazadi Lupelekese commence à Katende wa Bakwa Mwanza, près de la mission catholique de Kabwe, dans la région du Kasaï-Occidental. Né de Hélène Ngalula Mulanga et de Jean Dibomba Kabongo, Fernand est le dernier d’une fratrie de 4 enfants, dont il est l’unique garçon.
Dans un Congo belge, où l’enseignement primaire est de plus en plus répandu grâce aux missionnaires catholiques et protestants, Kazadi fit avec succès ses études primaires, de 1934 à 1939, à la mission scheutiste de Kabwe.
Distingué par ses aptitudes et vu l’influence d’un père catéchiste en chef, c’est assez naturellement que Fernand fut envoyé au Petit Séminaire de Kabwe Sainte-Thérèse en . Peu d’autres choix s’offraient, en effet, pour l’élite à cette époque.
Après 6 ans d’études secondaires (section latines), achevées avec fruit en 1946, il fut admis au Grand Séminaire Régional de Kabwe pour y étudier la philosophie et la théologie pendant 8 ans.
Bien que destiné à la prêtrise, après 14 ans de séminaire, il dut cependant abandonner cette voie à la suite des pressions de la parentèle : la continuité clanique allait être interrompue si jamais il devenait prêtre.
C’est ainsi qu’en 1952, il s’orienta vers la carrière administrative. D’abord fonctionnaire au secrétariat provincial, il œuvra ensuite comme attaché au cabinet du gouverneur de province du Kasaï.
En 1953, il épousa Madeleine Mianda Ngadu.
Parallèlement à sa carrière administrative, KAZADI wa DIBOMBA participa à la lutte nationaliste pour l’accession du Congo à l’indépendance. C’est par la presse que ses écrits le distinguèrent sous un pseudonyme : Kazadi wa Kabwe.
En 1954, la première université congolaise ouvre ses portes à Léopoldville (Kinshasa) : l’université Lovanium. Ayant l’ambition d’acquérir la meilleure formation possible et, en dépit de ses charges familiales, Kazadi n’hésita pas à s’assigner une discipline de fer, s’inscrivant à Lovanium en 1955, à la faculté des sciences politiques et sociales. Il y obtint une licence en sociologie en 1960 ; son mémoire de fin d’études s’intitule Vie d’un chômeur à Kinshasa en 1960.
Durant sa vie universitaire, on surnomme Kazadi Bismarck d’après le nom du chancelier allemand connu pour sa disciple et sa fermeté.
Kazadi parlait l’allemand, le néerlandais, l’anglais et le français, en dehors du latin, du swahili, du kikongo, du lingala et du ciluba. Il lisait beaucoup. Il aimait aussi la musique classique, qu’il lisait. Il jouait de l’harmonium.
