Film d'écran
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Un film d'écran[1] ou screenlife (parfois computer screen film)[2] est un type de film dans lequel les événements sont racontés à travers des écrans d'ordinateurs, de smartphones ou de tablettes. Les actions des personnes comme naviguer sur Internet, faire un appel vidéo ou envoyer des messages, y sont donc représentées.
Le film d'écran n'est pas un genre cinématographique en soi et peut s'inscrire dans différents genres. C'est davantage une manière de mettre en scène un film selon un mode de narration proche de celui du journalisme ou de la publicité en ligne[3],[4],[5],[6].
En , le réalisateur russo-kazakh Timur Bekmambetov, l'un des pionniers du genre, a défini le film d'écran comme un film se déroulant sur un écran spécifique, qui ne sort jamais de cet écran, dans lequel la photographie doit ressembler au comportement de la caméra de l'appareil, dans lequel les sons proviennent de l'appareil et dont l'action se déroule en temps réel et sans aucune transition[7],[8],[9]. Toutefois, depuis, la presse a qualifié de films d'écran des films contrevenant à cette définition, notamment dans le cas de transitions entre différents écrans.
Un documentaire sur écran (en anglais desktop documentary, est une forme émergente de film documentaire qui représente le monde tel qu'il apparaît à travers l'écran d'un ordinateur. Le bureau virtuel devient à la fois caméra et surface de narration, utilisant la capture d'écran et les médias en ligne à la place des images filmées de manière traditionnelle. Cette approche trouve son origine dans le screencasting et dans la tradition du film-essai, en mêlant exploration numérique en temps réel et commentaire critique[10].
Un exemple marquant est Transformers: The Premake () de Kevin B. Lee, souvent cité comme projet fondateur du genre, présenté notamment à la Berlinale et au Festival international du film de Rotterdam[11].
En France, Clean with Me (After Dark) (), court métrage de Gabrielle Stemmer, film de fin d'études à La Fémis, a été récompensé dans plusieurs festivals. Il construit son récit à partir de vidéos YouTube de femmes se filmant en train de faire le ménage, révélant des dimensions intimes et sociales inattendues[12].
Depuis la fin des années , le format s'est étendu au-delà du cadre académique pour donner naissance à des œuvres plus personnelles et émotionnelles. Par exemple, The Invention of Chris Marker () explore la postérité en ligne du cinéaste Chris Marker, montrant comment le desktop documentary peut servir à la fois le récit biographique et la réflexion critique[13].