Finale de la Ligue des champions de l'UEFA 1993-1994

match de la Ligue des champions de l'UEFA 1993-1994 From Wikipedia, the free encyclopedia

La finale de la Ligue des champions de l'UEFA 1993-1994 est la 39e de l'histoire de la compétition, la 2e édition depuis l'instauration du nouveau format.

Date
Faits en bref Contexte, Compétition ...
Finale de la
Ligue des champions
1993-1994
Image illustrative de l’article Finale de la Ligue des champions de l'UEFA 1993-1994
Contexte
Compétition Ligue des champions 1993-1994
Date
Stade Stade olympique
Lieu Athènes, Drapeau de la Grèce Grèce
Affluence 70 000 spectateurs
Résultat
AC Milan 4 – 0 FC Barcelone
Mi-temps 2 – 0 0
Acteurs majeurs
Arbitrage Philip Don
Navigation
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Le match se déroule au Stade olympique d'Athènes qui accueille sa 2e finale de C1 après 1983.

L'AC Milan remporte sa cinquième C1 en battant 4-0 le FC Barcelone[1].

Équipes

Précédentes apparitions en finale

Davantage d’informations Équipes, Précédentes apparitions en finale (en gras celles remportées) ...
Équipes Précédentes apparitions en finale (en gras celles remportées)
AC Milan 6 (1958, 1963, 1969, 1989, 1990, 1993)
FC Barcelone 3 (1961, 1986, 1992)
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Historique des confrontations

C'est la première fois que les deux équipes se rencontrent en finale mais elles s'étaient déjà affronté dans un match aller-retour au premier tour de l'édition 1959-1960 de la coupe des clubs champions[2].

Davantage d’informations AC Milan, FC Barcelone ...
Bilan
AC Milan FC Barcelone
0 victoire 0 nul 2 victoires
1 buts marqués 7
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Davantage d’informations Date, Domicile ...
Détails
Date Domicile Score Extérieur Phase Stade Affluence
FC Barcelone 5 - 1 AC Milan Premier tour, retour Camp Nou 70 000[3]
AC Milan 0 - 2 FC Barcelone Premier tour, aller San Siro 54 000[4]
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Parcours des finalistes

Note : dans les résultats ci-dessous, le score du finaliste est toujours donné en premier (D : domicile ; E : extérieur).

Davantage d’informations AC Milan, FC Barcelone ...
AC Milan FC Barcelone
Adversaire Total Aller Retour Tour Adversaire Total Aller Retour
FC Aarau 1 - 0 1 - 0 (E) 0 - 0 (D) Seizièmes de finale Dynamo Kiev 5 - 4 1 - 3 (E) 4 - 1 (D)
FC Copenhague 7 - 0 6 - 0 (E) 1 - 0 (D) Huitièmes de finale Austria Vienne 5 - 1 3 - 0 (D) 2 - 1 (E)
Adversaire Résultat Phase de groupes Adversaire Résultat
RSC Anderlecht 0 - 0 (E) Journée 1 Galatasaray SK 0 - 0 (E)
FC Porto 3 - 0 (D) Journée 2 AS Monaco 2 - 0 (D)
Werder Brême 2 - 1 (D) Journée 3 Spartak Moscou 2 - 2 (E)
Werder Brême 1 - 1 (E) Journée 4 Spartak Moscou 5 - 1 (D)
RSC Anderlecht 0 - 0 (D) Journée 5 Galatasaray SK 3 - 0 (D)
FC Porto 0 - 0 (E) Journée 6 AS Monaco 1 - 0 (E)
groupe B
Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 AC Milan 8 6 2 4 0 6 2+4
2 FC Porto 7 6 3 1 2 10 6+4
3 Werder Brême 5 6 2 1 3 11 15-4
4 RSC Anderlecht 4 6 1 2 3 5 9-4
groupe A
Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 FC Barcelone 10 6 4 2 0 13 3+10
2 AS Monaco 7 6 3 1 2 9 4+5
3 Spartak Moscou 5 6 1 3 2 6 12-6
4 Galatasaray SK 2 6 0 2 4 1 10-9
Adversaire Résultat Demi-finales Adversaire Résultat
AS Monaco 3 - 0 (D) FC Porto 3 - 0 (D)
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Match

Avant match

Vainqueur en 1989 et 1990, finaliste en 1993, triple champion d'Italie en titre, le Milan AC est considéré comme l'une des meilleures équipes de l'histoire[5]. En particulier réputé pour la qualité de sa défense, qui détient encore aujourd’hui le record du plus grand nombre de matchs consécutifs sans défaite dans les cinq grands championnats européens (58, entre et )[6]. Mais l’équipe italienne fait face à un défi de taille : Costacurta et Baresi, deux des titulaires de cette défense de fer, souvent cités parmi les meilleurs défenseurs de tous les temps[7], sont suspendus, et l'entraîneur Fabio Capello doit faire appel à Galli et Panucci pour les suppléer.

A noter que l'entraîneur italien doit aussi faire sans l'attaquant Marco Van Basten. Bien qu'il soit toujours au club, le triple ballon d'or enchaine les blessures depuis la finale de 1993 et ne rejouera plus au niveau professionnel[8].

De son côté, fort de son sacre en 1992 et quadruple champion d’Espagne en titre, le FC Barcelone aborde cette finale avec le statut de favori. Cette équipe, surnommée la "Dream Team", est admirée pour son jeu offensif, basé sur la possession, le mouvement et la créativité. L'entraîneur Johan Cruyff, figure majeure de l'identité footballistique du club, a profondément marqué le Barça en instaurant une philosophie de jeu ambitieuse et spectaculaire[9].

Par ailleurs l'effectif du Milan AC comporte six joueurs non italien[10], le règlement de l'UEFA de l'époque limitant à trois joueurs étranger au maximum, Jean-Pierre Papin, Brian Laudrup et Florin Răducioiu ne sont pas sélectionné pour la rencontre, laissant leur place à Zvonimir Boban, Marcel Desailly et Dejan Savićević. Même problématique du côté de Barcelone où Johan Cruyff décide d'aligner Ronald Koeman, Hristo Stoichkov et Romário au détriment de Michael Laudrup.

Résumé de la rencontre

Dès la 9e minute de jeu, Panucci fait trembler les filets à la suite d’un coup franc joué en deux temps par Boban, mais son but est logiquement refusé pour une position de hors-jeu[11].

Quelques minutes plus tard, Dejan Savićević se joue de Josep Guardiola et perce depuis la droite de la surface de réparation avant d’adresser un centre pour Daniele Massaro, qui n’a plus qu’à reprendre de la tête pour ouvrir le score[12].

Milan domine largement la rencontre, confisquant le ballon aux Catalans, notamment sous l’impulsion d’un Demetrio Albertini rayonnant au milieu de terrain. À la toute fin du temps additionnel de la première mi-temps, au terme d’une superbe action collective, Donadoni déborde sur le côté gauche et centre en retrait pour Massaro, qui trompe Zubizarreta d’une frappe tendue[13].

Dès le retour des vestiaires, à la 47e minute, Savićević subtilise le ballon dans les pieds de Nadal et réussit un superbe lob depuis l’angle droit de la surface, inscrivant l’un des plus beaux buts de l’histoire des finales de Ligue des champions[14].

Savićević montre à nouveau l’étendue de son talent peu avant l’heure de jeu, trouvant le poteau catalan à la réception d’une superbe ouverture d’Albertini. Dans la continuité de l’action, Barcelone tente de se dégager en catastrophe, mais Desailly intercepte immédiatement dans le rond central. Après un appui avec Albertini, il progresse jusqu’à la surface de réparation, où il trompe Zubizarreta d’un enroulé du droit tout en finesse[11].

Dominateur du début à la fin, Milan, pourtant peu réputé pour ses qualités offensives (36 buts en 34 matchs de Serie A cette saison-là), l’emporte finalement 4 à 0 face à la spectaculaire attaque du Barcelone de Cruyff (91 buts en Liga)[13]. Les choix de Johan Cruyff seront critiqués après la rencontre, en particulier l’absence de Michael Laudrup, dont de nombreux observateurs estiment qu’il aurait pu apporter un meilleur contrôle du ballon au milieu de terrain[15],[12],[11].

Feuille de match

AC Milan 4 - 0 FC Barcelone Stade olympique, Athènes
(Passe décisive Savićević) Massaro But inscrit après 22 minutes 22e
(Passe décisive Donadoni) Massaro But inscrit après 45+3 minutes 45+3e
Savićević But inscrit après 47 minutes 47e
(Passe décisive Albertini) Desailly But inscrit après 59 minutes 59e
(2 - 0) Spectateurs : 70 000
Arbitrage : Philip Don
Rapport
Milan
Barcelone
G1Drapeau de l'Italie Sebastiano Rossi
DD2Drapeau de l'Italie Mauro Tassotti CapitaineAverti après 35 minutes 35e
DC5Drapeau de l'Italie Filippo Galli
DC6Drapeau de l'Italie Paolo MaldiniRemplacé après 83 minutes 83e
DG3Drapeau de l'Italie Christian PanucciAverti après 88 minutes 88e
MD9Drapeau de la Croatie Zvonimir Boban
MC4Drapeau de l'Italie Demetrio AlbertiniAverti après 53 minutes 53e
MC8Drapeau de la France Marcel Desailly
MG7Drapeau de l'Italie Roberto Donadoni
ATT10Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Dejan Savićević
ATT11Drapeau de l'Italie Daniele MassaroAverti après 45 minutes 45e
Remplaçants :
G12Drapeau de l'Italie Mario Ielpo
D13Drapeau de l'Italie Stefano NavaEntré après 83 minutes 83e 
M14Drapeau de l'Italie Angelo Carbone
M15Drapeau de l'Italie Gianluigi Lentini
ATT16Drapeau de l'Italie Marco Simone
Entraineur :
Drapeau de l'Italie Fabio Capello
G1Drapeau de l'Espagne Andoni Zubizarreta
DD2Drapeau de l'Espagne Albert FerrerAverti après 58 minutes 58e
DC4Drapeau des Pays-Bas Ronald Koeman
DC5Drapeau de l'Espagne Miguel Ángel NadalAverti après 54 minutes 54e
DG7Drapeau de l'Espagne SergiAverti après 55 minutes 55eRemplacé après 71 minutes 71e
MC3Drapeau de l'Espagne Josep Guardiola
MC6Drapeau de l'Espagne José Mari Bakero CapitaineAverti après 48 minutes 48e
MC9Drapeau de l'Espagne Guillermo Amor
ATD8Drapeau de la Bulgarie Hristo StoichkovAverti après 24 minutes 24e
ATG11Drapeau de l'Espagne Txiki BegiristainRemplacé après 51 minutes 51e
AVC10Drapeau du Brésil Romário
Remplaçants :
G13Drapeau de l'Espagne Carles Busquets
D12Drapeau de l'Espagne Juan Carlos
M14Drapeau de l'Espagne Eusebio SacristánEntré après 51 minutes 51e 
M15Drapeau de l'Espagne Ion Andoni Goikoetxea
M16Drapeau de l'Espagne Quique EstebaranzEntré après 71 minutes 71e 
Entraineur :
Drapeau des Pays-Bas Johan Cruyff

Arbitres assistants
Drapeau de l'Angleterre Rob Harris
Drapeau de l'Angleterre Roy Pearson
Quatrième arbitre
Drapeau de l'Angleterre Martin Bodenham

Records

Conséquences

Pour les milanais

Milan remporte son 5e sacre européen, le troisième pour quatre finales en six ans, confirmant son statut de dominateur des années 90, considéré comme l'une des plus belles équipes de l'histoire[5].

Pour Fabio Capello c'est la consécration, considéré comme son chef-d'œuvre tactique, la finale lui permet d'assoir sa réputation d'entraineur, quittant l'ombre d'Arrigo Sacchi dont il a su bonifier l'héritage[12].

La performance mémorable de Dejan Savicevic, alors qu'il était jusque là considéré comme un artiste au grand talent mais inconstant, achèvera d'inscrire le joueur parmi les légendes du football[17].

La dynastie milanaise est alors à son apogée et l'équipe italienne, bien que toujours dominatrice en Série A, ne retrouvera plus les sommets européen avant 2003.

Pour Barcelone

Cette lourde défaite marque la fin symbolique de la "Dream Team" de Johan Cruyff. L'entraîneur néerlandais restera au club jusqu'en 1996 mais ne remportera plus de titre majeur. L'échec de 1994 est considéré comme le début du déclin du Barça qui ne retrouvera les sommets européen qu'en 2006. La final aura montré que le jeu de position prôné par Cruyff peut être contré avec discipline et intensité. Cela alimentera les débats sur les limites du style de jeu barcelonais pendant de nombreuses années jusqu'à ce qu'il finissent par être réinventé par Pep Guardiola, devenu entraîneur et dont les principes tactiques sont très fortement imprégné de cette période[18].

N'ayant jamais digéré d'avoir été écarté pour la final, Michael Laudrup quittera le club quelques semaines plus tard pour rejoindre les rivaux du Real Madrid où il sera sacré champion d'Espagne dès l'année suivante[19].

Bibliographie

  • L'Équipe, 50 ans de coupes d'Europe

Références

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