Fondation pour la sauvegarde de l'art français
fondation française
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La Fondation pour la sauvegarde de l'art français, dite La Sauvegarde de l'art français, est une fondation abritante reconnue d'utilité publique[1] ayant pour vocation la protection et la valorisation du patrimoine de l'hexagone[2].
| Fondation |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Forme juridique |
Fondation |
| Domaines d'activité |
Fondation abritante, action sociale sans hébergement n.c.a. |
| Siège |
Paris (22, rue de Douai, 75009) |
| Pays |
| Fondateurs |
Édouard Mortier de Trévise (d), Aliette de Maillé |
|---|---|
| Président | |
| Site web |
| RNA | |
|---|---|
| SIREN | |
| OpenCorporates |
Fondée en 1921, reconnue comme établissement d'utilité publique par arrêté du [1], elle est l’une des plus anciennes sociétés de sauvegarde du patrimoine français, en faveur de la défense des œuvres et objets d'art et du patrimoine bâti[3].
Ses activités se divisent en trois branches :
- Le soutien aux chantiers de restauration d'édifice religieux ;
- Le soutien à la restauration d'œuvres et d'objets d'art ;
- Le soutien à la conservation préventive du patrimoine rural immobilier.
Elle est aujourd'hui le premier mécène des églises et chapelles de France[4].
La Fondation pour la sauvegarde de l'art français est membre du G8-Patrimoine[5].
Historique
Le duc de Trévise et la création de la Sauvegarde de l'art français
Au sortir de la Première Guerre mondiale, de manière à s’opposer à la destruction, au démantèlement ou à la vente à l’étranger d’œuvres d'art et d'édifices composant le paysage artistique et architectural français, Édouard Mortier, duc de Trévise, fonde le l'Association pour la sauvegarde de l'art français. Par arrêté du , l'organisation est reconnue établissement d'utilité publique.
Grâce à son intervention auprès des pouvoirs publics et de personnalités d’influence, et en utilisant des fonds collectés tant en France qu’aux États-Unis, le duc de Trévise est parvenu à sauver de nombreux chefs-d’œuvre monumentaux et mobiliers parmi lesquels la bastide de Larressingle[6] et de nombreuses statues de la cathédrale de Rouen[7].
Poursuivant son objectif de défense du patrimoine, La Sauvegarde de l'art français, par le truchement de son premier président, est également à l’origine des lois relatives à la protection des trésors nationaux[8].
Aliette de Maillé et le legs Maillé
Aliette de Maillé de La Tour-Landry, née Aliette de Rohan-Chabot, marquise de Maillé, cofondatrice de l'association, succède en 1946 à la présidence de l'association. Historienne d'art et archéologue française, elle se spécialise dans les édifices religieux auxquels elle consacre une grande partie de sa vie[9].
À sa mort le , elle lègue une partie de sa fortune à La Sauvegarde de l'art français afin de venir en aide à la restauration des édifices religieux ruraux de France[10].
À la suite d'Aliette de Rohan-Chabot, se succèdent le général Charles de Cossé-Brissac, directeur des archives militaires[11], puis son fils Édouard de Cossé-Brissac[12].
La fondation est aujourd'hui le premier mécène des églises et chapelles de France[13].
La Fondation pour la sauvegarde de l'art français
Reprenant la charge d'Édouard de Cossé-Brissac en 2005, Olivier de Rohan-Chabot élargit les missions de la Sauvegarde de l'art français.
Outre la gestion du legs Maillé, l'organisation se dote de nouveaux programmes :
- Le programme Entretien du Patrimoine rural 2018-2021, créé en 2018 en partenariat avec le département des Yvelines[17].
Afin de mieux répondre aux nouveaux objectifs qu’elle s’est fixés en faveur du patrimoine, La Sauvegarde de l'art français change alors de forme juridique et devient le Fondation abritante reconnue d’utilité publique[1].
La présidence de La Sauvegarde depuis 1921
| Présidents | mandats | |
|---|---|---|
| Édouard Mortier, duc de Trévise (1883-1946) | 1921 | 1946 |
| Aliette de Rohan-Chabot, marquise de Maillé (1896-1972) | 1946 | 1972 |
| Charles de Cossé-Brissac (1904-1990) | 1972 | 1990 |
| Édouard de Cossé-Brissac | 1990 | 2005 |
| Olivier de Rohan-Chabot | depuis 2005 | |
Action
À partir des années 1920, le duc de Trévise et la marquise de Maillé ont contribué à alerter l’opinion sur la nécessité de protéger les œuvres d'art ainsi que le patrimoine monumental français menacé par les détériorations naturelles, les démantèlements et la dispersion. Ils ont su attirer sur cette action l’intérêt et l’aide de personnalités et de mécènes américains aussi bien que l’attention de la presse et de l’opinion françaises.[réf. nécessaire]
Après la Seconde Guerre, sous la présidence de la marquise de Maillé puis sous les présidences successives de Charles et d'Édouard de Cossé-Brissac, l’effort de la Sauvegarde s’est concentré sur la restauration des édifices religieux des communes les plus démunies, en étroite collaboration avec les Services départementaux et régionaux de l'État (Service territorial de l'architecture et du patrimoine, Direction régionale des affaires culturelles et Conservation régionale des monuments historiques)[18],[19].
Plus récemment, en parallèle de son activité en faveur de la préservation des édifices religieux et sous l'impulsion de la présidence d'Olivier de Rohan-Chabot, l'action de la Fondation pour la sauvegarde de l'art français s'est recentrée, à travers son programme Le Plus Grand Musée de France, autour de la protection, la restauration et la valorisation du patrimoine mobilier, c'est-à-dire des œuvres et objets d'art[20].
Par ailleurs, depuis le , la Fondation pour la sauvegarde de l'art français, en partenariat avec le Conseil départemental des Yvelines, s'engage en faveur non plus seulement de la restauration, mais de l'entretien du patrimoine bâti[21].
De manière générale, l'action de la Sauvegarde, qu'elle soit à destination d'un patrimoine mobilier ou immobilier, est principalement orientée en faveur des œuvres ou des édifices les plus fragiles et souffrants d'un déficit de protection institutionnelle[réf. nécessaire]. Cela se traduit par une activité majoritairement tournée vers la ruralité et auprès d'un patrimoine mobilier ou bâti souvent non inscrit, et a fortiori non classé au titre des monuments historiques.
Lettre ouverte
Le 21 novembre 2016, onze associations de sauvegarde du patrimoine publient une lettre ouverte sous forme d'ouvrage. Elles y présentent vingt-deux propositions visant à modifier la gouvernance, la transmission et la gestion économique du patrimoine français.[Note 1].
La Fondation pour l'Art et la Recherche
Conformément à ses statuts, la Fondation pour la Sauvegarde de l'Art français abrite la Fondation pour l'Art et la Recherche[22]. Née en 1963, cette fondation n'est abritée par la Sauvegarde de l'Art français que depuis 2020.
Cette fondation possède un rôle de soutien à l'association Artena. À but non lucratif, cette dernière se consacre à la publication d'ouvrages scientifiques d'histoire de l'art issus essentiellement de thèses de doctorat[23].
La Fondation pour l'Art et la Recherche assure également la remise de plusieurs prix et bourses[24] :
- Prix Michel Laclotte pour la première réalisation d'un conservateur du patrimoine ou attaché de conservation de moins de 40 ans.
- Prix des meilleurs mémoires de recherche de l'École du Louvre accordé aux deux meilleurs mémoires de recherche soutenus l'année précédente et doté de 3.000 euros par mémoire pour en faciliter la diffusion.
- Prix "Ma thèse d'histoire de l'art et d'archéologie en 180 secondes" ayant lieu chaque année au Festival de l'Histoire de l'Art organisé par l'Institut national d'histoire de l'art au château de Fontainebleau. Le premier prix est de 1.200 euros, le second de 800 euros et le prix du public de 500 euros.
- Prix "Mon Master en histoire de l'art et archéologie en 180 secondes" également organisé par l'Institut national d'histoire de l'art.
- Bourse Jean-Pierre Germot accordant 3.000 euros à un doctorant de l'Ecole du Louvre afin de terminer le travail de thèse dans de bonnes conditions.
- Prix Charles Percier dédié à une recherche dans le champ du Néo-classicisme. Ce prix est doté de 3.000 euros.
