En 1665, en raison de son emplacement sur un relief escarpé, le gouverneur du Lion y entreprend le développement d'une batterie et d'un corps de garde. Cependant, les travaux ont dû y être tardifs puisque le père Labat ne mentionne, en 1696, que les deux canons en fer utilisés pour sonner l'alerte. En , les Anglais commandés par Christopher Codrington, débarquent à l'Anse Dupuy et détruisent les quelques éléments présents[1],[2].
Le gouverneur général des îles du Vent décide de la reconstruction de la batterie à barbette en 1730 ainsi que du corps de garde. Une poudrière est ajoutée. L'ensemble est achevé en 1749 et amélioré les années suivantes. Vers la falaise, un parapet en «U» est construit contenant une plate-forme en maçonnerie pour y placer les pièces d'artillerie. À l'opposé est établi un mur d'enceinte percé d'une entrée présentant un étroit corridor visant à contenir d'éventuelles attaques[1].
L'enceinte, entièrement close, présente un corps de garde, une caserne, une poudrière, une cuisine, une citerne et un magasin ainsi qu'un pavillon (aujourd'hui disparu) pour l'officier de garde. Près du passage d'entrée est le corps de garde pouvant contenir dix hommes. Les plans de la caserne sont établis en 1819 mais, après une tempête, elle doit être reconstruite en 1821. En rez-de-chaussée, elle compte une unique pièce précédée d'une terrasse et pouvait recevoir trente soldats[1].
La poudrière est en maçonnerie et jouxte l'un des magasins. En contrebas, une seconde batterie est établie entre la fin du XVIIIe et le début du XIXesiècle. Son parapet en maçonnerie est en forme de fer à cheval et est percé de sept embrasures permettant un tir en éventail[1].
Des travaux de consolidations et de rénovations sont entrepris du XIXesiècle et des canons et obusiers en provenance de Nevers et de Ruelle sont ajoutés en 1843[1].