Contrairement aux fosses océaniques classiques résultant de la subduction tectonique, la fosse norvégienne s'est formée par érosion glaciaire. Elle remonte à environ 1,1 million d'années, époque à laquelle d'immenses glaciers recouvraient la Scandinavie[3]. Le mouvement de ces glaciers, combiné à l’action des courants sous-glaciaires, a profondément creusé cette zone. La fosse a ainsi servi de conduit naturel pour l’écoulement des eaux de fonte glaciaire, contribuant à son approfondissement progressif[3].
La fosse norvégienne joue un rôle fondamental dans les dynamiques maritimes de la région. Elle influence le régime des courants marins, notamment en favorisant l’échange d’eaux entre la mer du Nord et l’Atlantique Nord. Le courant norvégien, qui transporte des eaux relativement chaudes depuis l'Atlantique, interagit avec les eaux plus froides de la mer du Nord et du Skagerrak, créant ainsi des conditions hydrologiques uniques.
Cette fosse contribue également à la stratification de l’eau, un phénomène qui affecte directement la circulation des nutriments et par conséquent, la biodiversité marine de la région.
Les variations de température et de salinité dans la fosse norvégienne favorisent la présence d’une faune et d’une flore marines variées. On y trouve de nombreuses espèces de poissons telles que le cabillaud, le lieu noir et le hareng, qui profitent des ressources abondantes en plancton. La fosse est également un habitat pour certaines espèces d’invertébrés benthiques adaptées aux profondeurs.
L’importance écologique de cette fosse en fait une zone cruciale pour les activités de pêche en Norvège. Cependant, cette richesse biologique est menacée par la surpêche et les changements environnementaux liés au changement climatique.