Fossé de l'Aumône
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Ce quartier de Gennevilliers placé au sud de la rue Louis-Calmel et à l'est de la rue Jean-Jaurès[1], s'étend, sous le quartier du Luth, au nord-ouest de la ville.
Origine du nom
L'origine de ce nom pourrait être un bras mort de la Seine appelé « Fossé de l’Aumont », altération de « l’eau morte ». Une autre explication serait que ce mot « aumône » serait une taxe appelée « franche aumône » qui à la suite d'une hoirie, devait être payée à l’abbaye de Saint-Denis[2].
Historique

De tout temps, la plaine de Gennevilliers a été la cible d'inondations. Ce fossé, long d'un peu plus de quatre kilomètres, et en partie d'origine naturelle, fut entretenu pendant le Moyen Âge de façon à protéger la presqu’île de Gennevilliers lors des inondations, le fossé permettant aux eaux de s'écouler dans la Seine. Il allait du pont de Clichy au Pont d'Argenteuil en coupant la boucle du fleuve[3].
Des digues furent construites, puis améliorées sous le règne de Louis XIII, puis entretenues par le duc de Choiseul, propriétaire du château de Gennevilliers.
Il apparaît au XVIIIe siècle sur la carte des Chasses du Roi, où il est orthographié fossé de Laumaune.
En 1789, l’abbaye de Saint-Denis perd la propriété du fossé considéré comme bien du clergé, et certains acquéreurs le comblent pour en faire des terres de culture[4].
Entre 1811 et 1813, ses digues furent élevées à 7,30 mètres. En 1832, il est toutefois doublé par la digue de Colombes, haute de quatre mètres. La largeur du fossé est alors de vingt mètres.
Lors de la crue de la Seine de 1910, il permet de contenir la montée des eaux pendant quatre jours.
Il est représenté en 1889 par une toile de Gustave Caillebotte intitulée Vue du Petit-Gennevilliers depuis le «fossé de l’Aumône»[5],[6].
Longtemps laissé à l'abandon, le fossé est comblé à partir de 1928[7].
