Frédéric Maurin

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Naissance (50 ans)
Harfleur, Seine-Maritime, France
Activité principale Compositeur, arrangeur, chef d'orchestre
Instruments Guitare
Frédéric Maurin
Description de cette image, également commentée ci-après
Frédéric Maurin en 2019.
Informations générales
Naissance (50 ans)
Harfleur, Seine-Maritime, France
Activité principale Compositeur, arrangeur, chef d'orchestre
Genre musical Jazz, Musique expérimentale
Instruments Guitare
Labels Neuklang, ONJ Records
Site officiel http://www.onj.org

Frédéric Maurin, né le à Harfleur, est un compositeur, chef d'orchestre, guitariste et musicien franco-suisse. Il est plus particulièrement connu pour avoir créé le big band Ping Machine, pour avoir été président de la fédération Grands Formats de 2011 à 2017, et pour être depuis directeur artistique de l'Orchestre national de jazz.

Frédéric Maurin commence la musique au conservatoire de Notre-Dame de Gravenchon à l’âge de 7 ans. Tout d’abord autodidacte, son apprentissage de la guitare électrique est influencé par les Beatles, Jimi Hendrix, Pink Floyd, King Crimson et Frank Zappa[1]. Par la suite, il suit une formation jazz et une formation d’écriture classique[2].

Après des classes préparatoires au lycée Henri-IV et des études d’ingénieur, et l’agrégation de Sciences de la vie et de la terre[3], il se consacre entièrement à la musique. Auparavant, il passe deux années à enseigner au lycée français de Cali en Colombie, en tant que coopérant du service national. À son retour en 2000, il enseigne en lycée deux années et entame en parallèle une formation professionnelle à l'EDIM (école de jazz et musiques actuelles appartenant à la fédération nationale FNEIJMA), qui le conduira au DEM et au D.E.[3]. Il décide alors de quitter l'Éducation nationale. En parallèle, il suit les cours d’écriture au conservatoire de Paris[Lequel ?].

En 2005, il crée Ping Machine, ensemble composé de quinze musiciens qui fait partie des orchestres de références de la nouvelle scène jazz européenne. Depuis 2009, on y retrouve Julien Soro, Paul Lay, Raphaël Schwab, Rafaël Koerner, Fabien Norbert, Bastien Ballaz, Didier Havet, Florent Dupuit, Jean-Michel Couchet, Quentin Ghomari, Stéphan Caracci, Benjamin Moussay, Guillaume Christophel, Andrew Crocker, Fabien Debellefontaine, Bruno Ruder, Daniel Zimmermann… Au sein de Ping Machine, il développe peu à peu une musique singulière, un monde parallèle à l’imaginaire foisonnant. En particulier, il fait partie des premiers compositeurs à utiliser dans le jazz des techniques issues du courant de la musique spectrale[4].

Ses influences de compositeur vont d’Igor Stravinsky et György Ligeti à Steve Coleman[5] en passant par le metal (Meshuggah, Slayer, Sunn O), les grands compositeurs du jazz (Duke Ellington, Gil Evans, Wayne Shorter, Charles Mingus) ou les compositeurs spectraux comme Gérard Grisey[6] et Tristan Murail[4].

Il est également, avec le bassiste Alexandre Tomaszewski, co-leader de 2008 à 2013 de Cartel Carnage, quintet mélangeant le Death metal et le Free jazz (avec Sylvain Bardiau, Sylvain Cathala et Rafaël Koerner)[3].

En , il est nommé directeur artistique de l'Orchestre national de jazz pour la période 2019-2022 par le ministère de la Culture[7],[8]. Il propose une évolution importante de l’Orchestre National de Jazz. Il est par la suite reconduit pour 2 années supplémentaires jusqu'à fin 2024.

Il met en place un orchestre intergénérationnel à géométrie variable capable d’interpréter des répertoires aux instrumentations variées[9]. Par ailleurs, il propose pour la première fois depuis la création de l’orchestre, des effectifs constituées d’autant de femmes que d’hommes[10], ce qui représente un changement radical dans le milieu encore extrêmement peu féminisé qu’est le jazz en France[11],[12].

Il associe de nombreux collaborateurs et collaboratrices artistiques aux différents programmes créés par l’ONJ (Grégoire Letouvet, Mali Arun, Julie Bertin, Fred Pallem, Tim Berne)[13]. Il développe une importante politique de commandes à des compositeurs et compositrices de différentes générations (Sylvaine Hélary, Camille Durand, Leïla Martial, Grégoire Letouvet, Fred Pallem, Steve Lehman, Sarah Murcia, Airelle Besson, Andy Emler, Sofia Avramidou etc.)[14]. En 2019, Il crée également le premier spectacle jeune public de l'ONJ[15], Dracula[16].

En plus de ces programmes de création, il propose des programmes mettant en valeur des œuvres importantes du patrimoine. En 2021, il confie à Patrice Caratini la direction de la recréation sur scène[17] du chef-d’œuvre d'André Hodeir, Anna Livia Plurabelle, œuvre écrite en 1966 sur le texte éponyme de James Joyce. A l'occasion de ce concert donné à la Maison de la Radio et de la Musique[18] en pleine pandémie de Covid 21, pour la première fois l'œuvre a été jouée dans sa version originale franco-anglaise. En 2024, Frédéric Maurin dirige, toujours à la Maison de la Radio[19], la recréation d'œuvres[20] de Martial Solal et Duke Ellington jouées dans les années 80 et 90 par le Dodécaband de Martial Solal[21].

Il crée également l’Orchestre des Jeunes de l’ONJ, formation constitué de jeunes musiciennes et musiciens qui se consacre à la réinterprétation des précédents répertoires de l’Orchestre National de Jazz, afin de transmettre à la jeune génération de musiciens et de musiciennes la richesse musicale produite depuis plus de 30 ans par l’ONJ et de faire revivre cette musique pour le public. Chaque saison, l’Orchestre des Jeunes de l’ONJ est confié à un ancien directeur de l’ONJ et voit son effectif renouvelé[22]. Au cours de saison 2018-2019[23], c’est le premier directeur musical de l’ONJ en 1986, François Jeanneau, qui dirige cet orchestre suivi de 2019 à 2021[24] par Franck Tortiller, directeur musical de l’ONJ de 2005 à 2008, puis de 2021 à 2022[25] par Denis Badault, directeur musical de l’ONJ de 1991 à 1994, puis de 2022 à 2023[26] par Laurent Cugny, directeur musical de l'ONJ de 1994 à 1997, puis de 2023 à 2024[27] de Claude Barthélemy, directeur musical de l'ONJ de 1989 à 1991 et de 2002 à 2005, puis de 2024 à 2025 de Sophia Domancich, pianiste de l'ONJ - direction Didier Levallet de 1997 à 2000.

En 2022, il crée également avec Stéphane Payen et avec l'aide du collectif Real Time Music, la première académie de composition jazz[28].

En 2023, il reçoit[29] avec Grégoire Letouvet le Grand Prix Sacem du Répertoire Jeune Public pour la composition du spectacle de l'Orchestre National de Jazz, Dracula.

Pour sa 25e édition, le Grand prix lycéen des compositeurs 2024 est décerné à Frédéric Maurin pour sa pièce "39"[30],[31]. Il reçoit la commande d'une œuvre symphonique pour l'Orchestre National de France qui est créé le à la Maison de la Radio et de la Musique[32],[33].

Frédéric Maurin a été président de Grands Formats[34] de 2011 à 2017[35], fédération des grands ensembles de jazz et de musiques improvisées. Il est depuis 2024 vice-président du Syndicat français des compositrices et compositeurs de musique contemporaine et depuis 2025 co-président de Jazzdor, scène de musiques actuelles à Strasbourg.

Récompenses et distinctions

Discographie

Liens externes

Notes et références

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