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François Béroalde de Verville

poète et écrivain français From Wikipedia, the free encyclopedia

François Béroalde de Verville de son vrai nom François Vatable Brouard, né le à Paris et mort en à Tours, est un poète français, auteur du Moyen de parvenir.

Faits en bref Chanoine Cathédrale Saint-Gatien de Tours, 1595-1626 ...
François Béroalde de Verville
Gravure de Béroalde de Verville dans l'édition de Léon Willem, 1870, du Moyen de parvenir.
Fonction
Chanoine
Cathédrale Saint-Gatien de Tours
-
Biographie
Naissance
Décès
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Genre artistique
Œuvres principales
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Biographie

François Béroalde de Verville était le fils de Mathieu Brouard, dit Béroalde, théologien et écrivain français, et de Marie Bletz, la nièce du théologien François Vatable. Son père avait embrassé le calvinisme. Son enfance se déroule sans faits notables jusqu'en 1562 où, alors que la famille fuit les massacres religieux de Paris, sa mère meurt de la peste. La famille reste en France jusqu'à la Saint Barthélemy, en 1573, avant de fuir pour Genève. Là, Mathieu Béroalde, devenu ministre de l'Évangile, tient une pension où il dispense une éducation à la fois religieuse et humaniste, avec notamment pour élèves Pierre de L'Estoile et Agrippa d’Aubigné. Ce milieu sera très favorable à l'éveil culturel de François Béroalde, qui part ensuite à Bâle où il apprend l’horlogerie et l’orfèvrerie. Il étudie ensuite la médecine, et on suppose que c'est également à cette période de sa vie qu'il s'initie à l'alchimie.

À la mort de son père, le , il décide, à 27 ans, de retourner à Paris. Renonçant à tout son héritage au profit de ses deux sœurs Anne et Renée, il fréquente alors le cercle de Pierre de l'Estoile, audiencier à la chancellerie, et se convertit au catholicisme. Il publie son premier ouvrage : Appréhensions spirituelles.

En 1589, il suit Henri III, chassé par la Ligue, dans son exil à Tours. N'ayant plus de mécènes il survit en traduisant des ouvrages dont La Constance de Juste Lipse et une partie de La Diane de Montemayor. Sa fidélité au roi lui vaut le titre de chanoine de la cathédrale Saint-Gatien le . Sa sécurité financière étant assurée, il va commencer à produire la majorité de son œuvre. En 1600, il écrit la Serodokimasie, à la demande du roi Henri IV, et devient très proche du cercle des médecins paracelsiens qui l'entourent.

Il écrit ensuite plusieurs ouvrages, dont le plus connu reste en 1617 Le Moyen de parvenir, avant de décéder en octobre 1626.

Alchimiste ?

Selon Claude Gagnon[1], il serait l'auteur du livre alchimique attribué à Nicolas Flamel, le Livre des figures hiéroglyphiques[2]. Ce dernier texte, essentiel dans l'histoire de l'alchimie, ne daterait pas de 1399, mais de 1590 environ, vu son style.

Œuvres

Le tableau des riches inventions (1600)
Le voyage des princes fortunés (1612)

La plupart ont été réunies sous le titre d'Appréhensions spirituelles, Paris, Timoth. Jouan, 1585, in-12[3].

Béroalde de Verville a laissé des ouvrages variés : des romans, des traités de morale et de philosophie, des mélanges, un traité sur les vers à soie et de la poésie. Ses Souspirs amoureux témoignent de son talent de poète.

On trouvera une liste assez exacte des écrits de Béroalde dans le t. 54 des Mémoires de Jean-Pierre Niceron.

  • Le Palais des curieux, 1612 ;
  • Le Moyen de parvenir, 1616[4].

Son testament mentionne un ouvrage jamais publié nommé De la physique et qui est aujourd'hui perdu. La Croix du Maine lui attribue également deux tragédies françaises sans en indiquer le sujet.

Œuvres disponibles

Notes et références

Sources partielles

Liens externes

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