Françoise Mabille
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| Naissance | |
|---|---|
| Nom dans la langue maternelle |
Francaise |
| Nom de naissance |
Françoise Marie-Thérèse Lucienne Bréant |
| Activité | |
| Période d'activité |
1973 à 2011 |
| Distinctions |
|---|
Françoise Mabille, née en 1950, est considérée comme la première femme sapeur-pompier volontaire de France.
Enfance et formation
Elle naît Françoise Marie-Thérèse Lucienne Bréant en 1950 de l'union d'un maçon et d'une mère au foyer[1]. Son frère, son beau-frère, son cousin et son mari sont pompiers[2].
Elle passe son brevet de secouriste et de protection civile en 1973 et travaille à la réception des appels d'urgence[2].
Première femme sapeur-pompier
En 1974, elle demande au chef du centre de secours de Barentin (Seine-Maritime) son incorporation. Les corps de sapeurs-pompiers sont alors exclusivement réservés aux hommes. Elle suit un recrutement classique, passant l'examen médical et l'entretien de moralité[3]. Le maire donne son accord tout en transmettant la demande au ministre de l'Intérieur, en soulignant le manque de sapeurs-pompiers[4]. Au début de 1974, le gouvernement autorise l'emploi des volontaires féminines, mais pas à un niveau professionnel[5]. On la considère comme la première femme sapeur-pompier volontaire même si Gilberte Pothin née Huet de la Réunion semble avoir été pompier volontaire dès 1970[6].
Son premier engagement officiel est pourtant signé le . Elle participe à de premières interventions chez les sapeurs-pompiers, grâce à l'assurance de l'amicale[2]. Les médias s’emparent de ce fait et l’exploitent, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France souhaitant qu’une doctrine officielle soit définie.
Elle participe en 1975 à l'évènement « Les Femmes à la barre » porté par la journaliste et nouvelle présidente de Radio France Jacqueline Baudrier dans le cadre de l'année internationale de la femme en France, qui lui donne une visibilité nationale[2].
Françoise Mabille devient sapeur-pompier professionnel en 1994 à la caserne de Barentin[4]. Les locaux sont non-mixtes, en cas de départ pour feu, elle doit se changer chez sa sœur qui habite à côté de la caserne[7].
C'est finalement un décret du sur l'organisation des corps de sapeurs-pompiers et leur statut communal, qui permet d'exercer le métier à un niveau professionnel avec les mêmes missions selon le genre[4]. Lors de l'incorporation officielle des volontaires féminines chez les pompiers en 1976, elle rencontre la ministre de la Santé Simone Veil et la secrétaire d'Etat à la condition féminine Françoise Giroud.
Elle prend sa retraite en 2011, après 37 ans de service[8] avec le grade d'adjudant. Elle occupe son temps en tant que bénévole à la Croix rouge[9]. Son fils endosse la même profession dans les équipes du Sdis de Seine-Maritime[3].