Il devient, sous la direction de son père, un peintre distingué, mais exécute peu d’ouvrages et s’occupe surtout de sciences et d’arts. Jouissant d’une grande fortune, il en emploie une partie à former une collection considérable d’objets curieux. C’est un laborieux investigateur d’archives et un érudit, à qui l’on doit de nombreux ouvrages pour la plupart écrits en hollandais.
Les principaux sont : Description des sceaux épiscopaux et des monnaies des évêques d’Utrecht (Leyde, 1776, in-8°) ; Histoire et antiquités ecclésiastiques des sept Provinces-Unies (Leyde, 1726, 6 vol. in-fol.) ; Histoire des princes de la maison de Bavière, de Bourgogne et d’Autriche qui ont été souverains dans tes Pays-Bas (Leyde, 1739, 3 vol. in-fol.) ; Chronique de Hollande (Leyde, 1746) ; Chronique d’Anvers (Leyde, 1743) ; le Grand livre des chartes des comtes de Hollande (Leyde, 1753, 4 vol. in-fol.) ; Traité de la manière de compiler et d’écrire l’histoire (1757, in-8°) ; Privilèges et monuments authentiques de la ville de Leyde (1759, in-fol.).
Comme peintre, il a surtout travaillé dans la manière de son grand-père, Franz Mieris le Vieux. On a de lui : à la pinacothèque de Munich, un Marchand de poisson, spirituelle composition tout à fait dans le goût, du maître de Leyde ; au musée d’Amsterdam, un Ermite, imité de son père, Wilhelm ; au musée de Rotterdam, autre Marchand de poisson. Ses deux meilleures toiles, d’après Waagen, sont au musée de Cassel : un Boulanger et sa femme, une Fripière et son garçon.