Il fait les campagnes de 1792 à 1793 à l’armée du nord, et il est nommé chevalier de Saint-Louis le . Il devient lieutenant le , et le suivant, il reçoit son brevet de capitaine. Il est promu chef d’escadron le , à l’armée du Rhin, et le , près de Ehrenbreitstein, il taille en pièces le régiment de hussards autrichiens de Kaiser.
Le , lors du passage du pont de Neuwied, il soutient pendant une demi-heure, avec la plus rare intrépidité, le feu de 7 pièces de canons. Sa bonne contenance permet à l’infanterie qui se déployait, de prendre position sur la rive droite du Rhin. Le , il culbute en avant de Berg-Eberbach, avec 2 escadrons seulement, la cavalerie ennemie qui est sur le point de prendre l’artillerie française, au moment où celle-ci va s’établir pour commencer son feu. Ce beau fait d’armes, lui vaut le grade de chef de brigade au 3erégiment de chasseurs à cheval, sur le champ de bataille.
Le , l’Empereur l’autorise à exercer l’emploi de chef d’équitation des troupes à cheval dans le royaume d’Italie, et il rentre en France à la paix de 1814, pour y jouir de sa pension de retraite.
Il meurt le à Saint-Mihiel.
Sources
A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 3, Bureau de l’administration, , 529p. (lire en ligne), p.195.
Léon Hennet, Etat militaire de France pour l’année 1793, Siège de la société, Paris, , p.269.
Henri Choppin, Un inspecteur général de cavalerie sous le directoire et le consulat: Le général de division Kellermann (ans VII-XI), Berger-Levrault, , p.11.
Charles Théodore Beauvais et Vincent Parisot, Victoires, conquêtes, revers et guerres civiles des Français, depuis les Gaulois jusqu’en 1792, tome 25, C.L.F Panckoucke, , 394p. (lire en ligne), p.379.