François Dominique de Mory d'Elvange
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François Dominique de Mory d'Elvange, né le à Nancy et mort le à Paris, est un érudit et numismate nancéien, membre de la Société royale des sciences et belles-lettres de Nancy.
François Dominique de Mory d'Elvange naît à Nancy le , de Toussaint François de Mory d’Elvange, seigneur de Saint-Bouin, et de Jeanne Goault de Montara[1],[2].
Après deux années à étudier le droit à l'université de Pont-à-Mousson, il s'inscrit comme avocat à la Cour souveraine de Nancy[2],[3]. En 1760, il étudie à l'école d'artillerie de Metz, son père lui ayant obtenu du roi Stanislas une lieutenance[2].
Il épouse, le , Antoinette Catherine de Ravinel à l'église Notre-Dame de Nancy, avec qui il a neuf enfants[2].
Travaux historiques
À la mort de Stanislas en 1766, il quitte la vie militaire et se consacre à l'étude de la numismatique, spécialement des monnaies lorraines[2],[3]. Pendant plusieurs années, il visite des collections de monnaies et entre en contact avec les érudits de son temps, dont Jean-Daniel Schoepflin, qui était alors un historien renommé[3]. En , il présente à la Société royale des sciences et belles-lettres de Nancy un ouvrage intitulé Recueil pour servir à l’histoire métallique des maisons et duchés de Lorraine et de Bar qui rassemble ses travaux sur les monnaies locales. Ce premier volume est primé par la Société royale, et Mory d'Elvange reçoit cent écus de France, auxquels il renonce. Il rend cette somme à l'Académie pour qu'elle fonde un concours de physique et d'économie[2],[3].
Il entreprend d'écrire une Histoire de la Lorraine, et parvient à un manuscrit assez abouti, mais il renonce à l'achever quand deux ouvrages sur ce thème sont publiés[2],[3]. Il remet également à l'Académie des travaux sur les anciennes dynasties du duché de Lorraine[1], fait des relevés des monuments nancéiens. Il entre même en relation avec le prince Charles-Alexandre, descendant des anciens ducs de Lorraine et gouverneur des Pays-Bas, avec qui il correspond et pour lequel il effectue des recherches historiques et généalogiques[3].
Reçu membre de la Société royale en , il lit comme discours de réception, le suivant, un « Essai historique sur les progrès de la gravure en creux chez les artistes lorrains »[1],[3], parmi lesquels il cite Dominique Collin et Ferdinand de Saint-Urbain[4].
Il est nommé sous-directeur de la Société Royale le [3]. Bon nombre des manuscrits de ses travaux sont conservés à la bibliothèque de Nancy.
- Croquis de décors dans l'église des Cordeliers
- Partie de pavement de la chapelle des Cordeliers
- Croquis du bras-reliquaire de Saint-Nicolas-de-Port, fondu en 1792
- Ornements du bras-reliquaire de Saint-Nicolas-de-Port.
- Plan du caveau des Princes de Lorraine dans la chapelle ducale de Nancy.