François Joseph Bohn, né le à Blienschwiller (Bas-Rhin), mort le à Raab (Hongrie), est un militaire français de la Révolution et de l’Empire. Fils de Jean Georges Jérôme Bohn, boulanger, et de Anne Marie Sohler.
Il entre en service le , comme soldat au 13erégiment de dragons, il devient brigadier le , et il fait les campagnes de cette année là et celle de 1793, à l’armée du Nord. Il est blessé d’un coup de sabre à la poitrine le , à la bataille de Neerwinden.
Il est nommé sous-lieutenant dans le 1errégiment de hussards le , et lieutenant le suivant. Passé à l’armée des Pyrénées orientales, il y fait les campagnes de l’an II et de l’an III. En l’an IV, il se trouve à l’armée d’Italie, et le , il reçoit un coup de sabre sur la tête au passage du Mincio. Le , à l’attaque de San Marco, il prend avec ses hussards 16 pièces de canon, 30 caissons, 7 drapeaux, et fait mettre bas les armes à 5 000 hommes. Cette action lui vaut le brevet de capitaine le .
En 1806 et 1807, il prend part à toutes les affaires qui ont lieu lors des campagnes de Prusse et de Pologne, et il est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur le .
En 1808, il fait partie des escadrons de la Garde impériale envoyés à l’armée d’Espagne, et il est créé chevalier de l’Empire le . Le , il prend le commandement du 7erégiment de chasseurs à cheval avec le grade de colonel. Rappelé à la Grande Armée, il trouve une mort glorieuse à la tête de son régiment le , lors de la Bataille de Raab.
Tiercé en fasce d'azur à une gerbe d'or accostée de deux étoiles du même; de gueules au signe des chevaliers et d'or au lion rampant de gueules lampassé du même tenant dans la patte droite une branche de laurier de sinople. Livrées: bleu, jaune, rouge et verd, cette dernière couleur dans les galons seulement.
Sources
A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 4, Bureau de l’administration, , 640p. (lire en ligne), p.127.
Vicomte Révérend, Armorial du premier empire, tome 1, Honoré Champion, libraire, Paris, , p.103.