François Marie Guillaume Legendre d'Harvesse
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| François Marie Guillaume Legendre d'Harvesse | ||
| Naissance | Cormeray (Manche) |
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| Décès | (à 61 ans) Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) |
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| Origine | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Général de brigade | |
| Années de service | 1787 – 1825 | |
| Distinctions | Baron de l'Empire Commandeur de la Légion d'honneur Chevalier de Saint-Louis |
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François Marie Guillaume Legendre, baron d'Harvesse, né le à Cormeray (Manche), mort le à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Il entre en service le , comme soldat au régiment de Beauce-infanterie, il est nommé caporal le , sergent le et fourrier le suivant. Il s’embarque à Brest le , pour l’expédition d’Amérique, il débarque à Cherbourg le , et il obtient son congé le suivant.
Il reprend du service comme soldat le , dans le 10e bataillon de volontaires de la Manche. Il est élu capitaine le , et chef de bataillon le suivant. Il participe aux campagnes de 1793 à l’an IV, en Vendée et en Bretagne.
En l’an V, il rejoint l’armée d’Italie, et il se distingue au Combat d'Anghiari le , où attaqué par une forte colonne ennemi, il soutient le choc avec son seul bataillon, et repousse les autrichiens avec tant de vigueur, qu’il les culbute, et fait 2 400 prisonniers de l’arrière garde, et leur enlève plusieurs pièces de canon.
En l’an VI et en l’an VII, il est affecté à l’Armée des côtes de l'Océan, et de l’an VIII à l’an IX, il retourne à l’armée d’Italie. Il est nommé sur le champ de bataille chef de brigade le à la 40e demi-brigade d'infanterie de deuxième formation, et il se distingue à la Bataille de Marengo le , ainsi qu’au passage du Mincio le .
En l’an XI, il est envoyé en garnison à Brest, puis en l’an XII il fait partie du camp de Saint-Omer. En 1803, il passe colonel, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , officier de l’ordre le , et électeur du département de la Manche.
En 1805, il participe à la campagne d’Autriche, au sein de la division Suchet du 5e corps de la Grande Armée. Il est promu général de brigade le , en récompense de sa brillante conduite à la bataille d’Austerlitz le .
En 1806 et 1807, il fait les campagnes de Prusse et de Pologne à la tête de la 2e brigade de la 3e division d’infanterie du 1er corps d’armée du maréchal Bernadotte.
À l’issue du Traité de Tilsit, il est affecté le , comme chef d’état-major du 2e corps d’observation de la Gironde, sous les ordres du général Dupont de l’Étang, et il est créé baron de l’Empire le . Le , il est compris dans la funeste capitulation de Bailén, et il est admis à la retraite par décret impérial du
Le , il est rappelé à l’activité à l’armée d’Italie, mais il est suspendu de ses fonctions et emprisonné à l’Abbaye le . Son arrestation fait suite à l’acte d’accusation du parquet de la haute cour impériale en date du , où il est accusé d’être complice du général Pierre Dupont de l’Étang.
Libéré à la première restauration, il est nommé secrétaire général au Ministère de la guerre le , et il est créé chevalier de Saint-Louis le suivant, puis il est élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur le , par le roi Louis XVIII. Le , il devient chef d’état-major de la 22e division militaire.
Pendant les Cent-Jours, il est mis en non activité le , et à la seconde restauration, il est compris comme disponible dans le cadre de l’état-major général de l’armée à l’organisation du , et il est admis à la retraite le , pour compter du .
Il meurt le à Saint-Germain-en-Laye.
Dotation
- Le , donataire d’une rente de 10 000 francs sur les biens réservés en Westphalie.