Malte et la Sicile partage un passé commun et les historiens estiment que les premiers habitants installés à Malte sont arrivés de Sicile dès la préhistoire, vers 5200 av. J.-C. Au Moyen-âge, Malte est conquis par les Normands pour être intégrée au royaume des Deux-Siciles. En 1530, Malte sera confié à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem puis, après une brève occupation française, Malte sera une colonie britannique ; Malte sera toutefois restée officiellement une partie du royaume de Sicile jusqu'en 1813, bien que les Français aient refusé de reconnaître l'île comme telle, contrairement aux Britanniques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Italie fasciste échoua à prendre le contrôle de Malte après son siège raté.
En 1964, l'État de Malte obtient son indépendance du Royaume-Uni ; des négociations entre l'Italie et Malte concernant la délimitation du plateau continental débutent en 1965 et s'accorde sur un modus Vivendi provisoire et spatialement limité[1],[2]. La ligne médiane entre les deux côtes est alors choisie comme frontière entre les eaux territoriales. Un projet d'accord de délimitation du plateau continental est rédigé en 1975[1].
En 1982, l'affaire sur la délimitation des zones de plateau continental relevant entre la Libye et Malte est soumise à la Cour ; l'Italie fait une demande pour être autoriser à intervenir sur ce sujet étant impliqué pour la définition d'un tripoint[3]. L’Italie a déclaré se considérer comme ayant des droits sur une zone géographique délimitée à l’ouest par le méridien 15°10’ E, au sud par le parallèle 34°30’ N, à l’est par la ligne de délimitation convenue entre l’Italie et la Grèce et son prolongement, et au nord par les côtes italiennes de la Calabre et des Pouilles.
Malte menant des activités offshore dans la zone Est contestée du plateau continental, les deux pays ont eu recours à une mesure de confiance telle que le moratoire sur les forages pétroliers en 2015[4].