Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra
obédience maçonnique française
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La Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra (GLTSO) est une obédience maçonnique née d'une scission avec la Grande Loge nationale française (GLNF) en 1958. Exclusivement masculine, elle appartient à la franc-maçonnerie traditionnelle et fait partie de la Confédération des grandes loges unies d'Europe.
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GLTSO |
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Histoire

En 1958, sept loges, dont le « Centre des amis », de la Grande Loge nationale française, s'en séparent pour fonder la « Grande Loge nationale française - Opéra » (GLNF-Opéra)[1][source insuffisante], ce nom faisant alors référence à l'adresse de son siège social, situé avenue de l'Opéra à Paris.
Deux raisons motivent la scission :
- La forte influence des frères anglais sur la Grande Loge nationale française (environ 25 % des effectifs).
- La volonté de nouer des relations fraternelles avec les autres obédiences.
L'obédience est également créée pour être un conservatoire du Rite écossais rectifié, fondé au XVIIIe siècle par Jean-Baptiste Willermoz, réveillé en France, en 1910, par Camille Savoire et Édouard de Ribaucourt[2].
Trois ans après sa fondation, la nouvelle obédience est, avec d'autres obédiences maçonniques, à l'origine du Centre de liaison et d'information des puissances maçonniques signataires de l'appel de Strasbourg (CLIPSAS), organisation à laquelle elle n'appartient plus.[réf. nécessaire].
En 1982, la « Grande Loge nationale française - Opéra » prend le nom de « Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra » ou GLTSO[3]. Ce changement de nom est motivé par la volonté d'éviter toute confusion et pour mieux se différencier de la GLNF d'origine (dite « Bineau ») ainsi que de la Loge nationale française, fondée en 1968.
Représentation et activité philanthropique
Troisième obédience masculine française, elle compte environ 4 500 membres pour près de 300 loges en France et dans le monde. On la trouve dans de nombreuses villes en France comme à Besançon où une loge se réunit[4] ou à Nantes où trois loges se réunissent[5]. Il est estimé que 20 % des membres se trouvent dans plusieurs pays d'Afrique, dans les Dom-Tom, en Belgique, Italie, Espagne et Thaïlande[6]. Elle est à l'origine de la Grande Loge traditionnelle et symbolique de Madagascar et à la Grande Loge traditionnelle et symbolique d’Afrique[7].
La Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra exerce une pratique active de la philanthropie par le biais de son fonds de dotation et grâce à l’organisation de galas pour recueillir des fonds et les distribuer directement ou par le biais de plusieurs associations humanitaires qui apportent des soins et des secours aux populations vulnérables et à l’enfance en difficulté[8],[9].
Rites pratiqués
Le Rite écossais rectifié est le rite de fondation et officiel de la GLTSO[3].
Elle pratique également :
Grands-maîtres
- Vincent Planque (1958 - 1964)[10]
- Pierre Fano (1964 - 1968 & 1971 - 1977)[10]
- Pierre Massiou (1968 - 1971 & 1977 - 1980)
- Roger Santelli (1980 - 1983)
- Christian Lefevre (1983 - 1986)
- Etienne Taddei (1986 - 1989)
- Marc Santucci (1989 - 1992)
- Maurice Haquin (1992 - 1995)
- Bernard Bertry (1995 - 1999)[11]
- Guy Macquet (1999 - 2002)[12]
- Roger Pantalacci (2002 - 2005)[13]
- Jean-Marc Petillot (2005 - 2008)
- Bernard de Bosson (2008 - 2011)
- Jean Dubar (2011 - 2014)[14]
- René Doux (2014 - 2017)[15]
- Pascal Berjot (2017 - 2020)[16]
- Philippe Meiffren (2020 - 2023)[17]
- Philippe Cangemi (2023 - )[18]
Publications

Chaque trimestre, elle publie la revue Epistolae Latomorum[19]. Une fois par an, sa loge de recherche « Héritage n°2 » édite un cahier[20] consacré à Jean-Baptiste Willermoz et plus largement au Rite écossais rectifié.
Les membres de la GLTSO qui pratiquent le Rite français traditionnel éditent également la revue Tradition(s)[21].
