Gabriel Alexandre Paquette
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Gabriel-Alexandre Paquette, né le à Saint-Saulge dans la Nièvre, est un général de l'armée française ayant servi pendant la Première Guerre mondiale et ayant commandé un corps d'armée. Il est décédé le .
Formation et premières années
Gabriel Paquette s'engage comme volontaire et entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en . Il fait partie de la promotion de l'Annam dont il sort 168e sur 384. Il est alors nommé lieutenant au 162e régiment d'infanterie à Verdun, puis officier d'ordonnance du général Godart, commandant de la 77e brigade d'infanterie le .
en 1896, Gabriel Paquette entre à l'École supérieure de guerre et est nommé capitaine en . Il est breveté le . Puis il est successivement stagiaire à l'état-major du 8e corps d'armée, puis à l'état-major de la 16e division d'infanterie à Bourges.
Le , il va faire son temps de capitanat au 85e régiment d'infanterie à Cosne-sur-Loire. En , il est nommé chef du 1er bataillon du 117e régiment d'infanterie à La Flèche.
À l'issue de ce temps de commandement, Gabriel Paquette est affecté à l'état-major du général Maunoury, Gouverneur Militaire de Paris et membre du Conseil Supérieur de la Guerre. Le , il est affecté à l'état-major du général de Langle de Cary, membre du Conseil Supérieur de la Guerre. Enfin le , il est nommé attaché à la maison militaire du Président de la République, Raymond Poincaré.
Première Guerre mondiale
Lorsque la guerre éclate, le , Gabriel Paquette est affecté au GQG du général Joffre, au 3e bureau comme officier de liaison avec la 4e armée commandée par le général de Langle de Cary.
Le , il est nommé chef d'état-major de la 4e armée, en remplacement du général Nudant. À ce poste, il participe à l'organisation des 1re et 2e batailles de Champagne, sous les ordres du général de Langle de Cary. Il est nommé colonel le .
Le 1er février 1916, Gabriel Paquette est nommé commandant de l'infanterie divisionnaire de la 152e division d'infanterie, adjoint du général commandant la division. À ce titre, il va s'illustrer lors de la bataille de Verdun, sur la cote 304, du 5 au , avec les 114e RI et 125e RI.
Le , il est promu général de brigade et prend le commandement de la 36e division d'infanterie. Il prend part à la tête de cette unité à l'offensive Nivelle au chemin des dames en prenant Craonne le puis les plateaux de Californie et de Vauclerc les 5 et .
Le , Gabriel Paquette fait face à des mutineries au 18e RI. Il ordonne une enquête, fait arrêter plusieurs mutins qu'il fait juger en conseil de Guerre. Il exécute ensuite les condamnations ainsi que l'exécution des : 3 soldats sont fusillés, un gracié par le président Poincaré et le dernier, Vincent Moulia, s'échappera.
Lors du déclenchement de la 1re offensive allemande du printemps 1918 le , la 36e division d'infanterie du général Paquette est envoyée en renfort et participe à la stabilisation du front au sud de Montdidier. La division contre-attaque en direction d'Ayencourt et Assainvillers.
Le 1er mai 1918, le général Paquette est nommé chef d'état-major du général Fayolle, alors commandant du groupe d’armées de réserve. Il participe ainsi à la victoire finale sur les armées allemandes, puis à l'occupation de l'Allemagne à Mayence.
Après-guerre
Le 1er novembre 1919, général Paquette prend le commandement de la 43e division d'infanterie à Strasbourg. Le , il est nommé à la tête du 7e corps d'armée à Besançon et de la 7e région militaire.
Il quitte l'armée le , et décède le dans sa propriété de Saint-Saulge.