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Mangouste flavescente

espèce de mammifères From Wikipedia, the free encyclopedia

Herpestes flavescens, Galerella flavescens

Faits en bref Règne, Embranchement ...
Mangouste flavescente
Description de cette image, également commentée ci-après
Une Mangouste flavescente à Okaukuejo, parc national d'Etosha, Namibie
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Herpestidae
Sous-famille Herpestinae
Genre Herpestes

Espèce

Herpestes flavescens
Bocage, 1889

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Description de l'image Angolan Slender Mongoose area.png.

Synonymes

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La Mangouste flavescente (Herpestes flavescens syn. Galerella flavescens) est une espèce de mammifère carnivore de la famille des Herpestidés.

Endémique des zones arides du sud-ouest de l'Afrique, son aire de répartition est restreinte au sud-ouest de l'Angola et au nord-ouest de la Namibie (particulièrement la région du Kaokoveld). Étroitement liée aux reliefs rocailleux et aux chaînes d'affleurements granitiques, elle présente un polymorphisme de coloration remarquable : son pelage varie du jaune bronzé ou châtain en Angola jusqu'à des formes mélaniques presque entièrement noires à reflets roux en Namibie. Petite et au corps élancé, cette mangouste principalement diurne et solitaire suit un régime opportuniste composé de petits vertébrés, d'invertebrés, notamment des scorpions et autres solifuges, ainsi que de fruits.

Classée en « préoccupation mineure » (LC) par l'UICN, elle demeure localement commune bien qu'elle fasse face à des menaces locales d'hybridation avec la Mangouste sanguine et à des conflits légers liés aux activités pastorales humaines.

Dénominations

Taxonomie

Dans sa première description, la mangouste flavescente a été associée à une variété de la mangouste grêle (Herpestes gracilis), c’est-à-dire la mangouste sanguine actuelle, sous le nom de Herpestes gracilis var. flavescens par le zoologiste José Vicente Barbosa du Bocage en 1889[7]. L'auteur la caractérisait par un pelage beaucoup plus clair que celui de la mangouste ochracée, à l’époque aussi considérée comme une variété. La mangouste flavescente était décrite comme ayant le dessous du corps jaune clair uni et l'extrémité de la queue marquée de noir[7].

En 1928, Oldfield Thomas décrit indépendamment la population sombre de la région du Kaokoveld sous le nom de Mangouste noire (Myonax nigratus). Durant plusieurs décennies, le statut de ces formes reste débattu : elles sont alternativement traitées comme des sous-espèces de la Mangouste sanguine ou de la Mangouste grise du Cap. Les formes nigrata et flavescens finissent par être regroupées au sein d'une même espèce valide. En vertu du principe d'antériorité du Code international de nomenclature zoologique, l'épithète flavescens attribuée par Bocage en 1889 prime sur nigrata.

L’espèce sera reclassée dans plusieurs genres, mais sera finalement classée dans le genre Galerella sous le nom de Galerella flavescens par Corbet & J. Edwards Hill en 1991[2].

En 2004, la première étude de phylogénie moléculaire de la famille basée sur le gène du cytochrome b remet en cause la validité du genre Galerella[8]. L'analyse montre que le genre Galerella n'est pas monophylétique et que la Mangouste sanguine s'insère au sein du clade des Herpestes africains, à proximité de la Mangouste d'Égypte (Herpestes ichneumon). Cette découverte conduit à l'abandon du genre séparé Galerella et à la réintégration de l'espèce sous la combinaison Herpestes flavescens afin d'éviter la paraphylie du genre[8].

Le nom Herpestes flavescens a été adopté par Mammal Diversity Database ()[2] et UICN ()[6], mais le nom Galerella flavescens a été conservé en tant que taxon monotypique par ITIS ()[3], aucune sous-espèce n’ayant été retenue par Mammal Species of the World (version 3, 2005) ()[9].

Phylogénie

Phylogénie des Herpestidés basée sur les travaux de Veron et al. (2004)[10], Barycka (2005)[11] et Patou et al. (2009)[12] :

Herpestinae
(Herpestinés)




Genre Bdeogale (Bdéogales)



Genre Rhynchogale (Rhynchogale)





Genre Paracynictis



Genre Cynictis (Cynictes)





Genre Ichneumia (Ichneumies)



Genre Herpestes

Herpestes ichneumon[12] (Ichneumon)


Groupe Galerella

Herpestes sanguineus (Mangouste sanguine)



Herpestes pulverulentus (Mangouste grise du Cap)



Herpestes ochraceus (Mangouste ochracée)



Herpestes flavescens (Mangouste flavescente)







Genre Atilax (Atylaces)



Genre Xenogale[12] (Xénogale)




Genre Urva (Urvas)




Description

La Mangouste flavescente est un petit herpestidé au corps allongé, très similaire par sa morphologie et sa masse à la Mangouste sanguine[13]. Le corps mesure entre 31 et 35,5 cm de long, prolongé par une queue d'une longueur équivalente[13]. Les mâles affichent un gabarit légèrement supérieur à celui des femelles[13]. Son crâne, mesurant entre 63 et 68 mm, est plus développé que celui de la Mangouste sanguine mais demeure plus petit que celui de la Mangouste grise du Cap[13].

Le pelage présente un polymorphisme géographique très marqué : Les individus du sud-ouest de l'Angola (forme historique flavescens) possèdent une robe plus claire, variant du jaune bronzé au jaunâtre[14] ; Les individus du nord-ouest et du nord-centre de la Namibie (forme historique nigrata) arborent un pelage très sombre, presque noir, caractérisé par des reflets roux très distincts[14].

Écologie et comportement

Une mangouste flavescente dans la région du Kurene, en Namibie.

Distribution et habitat

L'espèce est endémique du sud-ouest de l'Afrique, restreinte au nord-ouest de la Namibie (notamment la région du Kaokoveld) et au sud-ouest de l'Angola[14].

En Namibie, l'espèce dépend étroitement des micro-habitats dominés par d'imposants affleurements de granit, ainsi que des cours d'eau temporaires et des espaces boisés qui relient ces formations rocheuses[14]. Cette exigence écologique crée une répartition naturellement morcelée ; toutefois, les analyses génétiques révèlent que les populations restent connectées entre elles malgré l'isolement relatif de leurs rochers[14]. Bien que peu d'informations soient disponibles sur les populations angolaises, l'imagerie satellite suggère des préférences d'habitat similaires autour des affleurements granitiques du sud-ouest du pays[14].

Activité et domaine vital

Principalement diurne, la Mangouste flavescente est un animal essentiellement solitaire[14]. Son domaine vital s'étend généralement sur une superficie de 0,12 à 1,5 km², mais peut atteindre jusqu'à 4 km² chez certains individus[14]. Les domaines vitaux se chevauchent fréquemment et englobent plusieurs gîtes au sein des rochers[14].

Alimentation

Son comportement de recherche alimentaire démontre un opportunisme élevé et un régime très varié[14]. Ses proies incluent des insectes, des scorpions, des solifuges, de petits mammifères, des oiseaux, des lézards ainsi que des serpents[14]. Elle consomme également les larves et asticots trouvés sur les carcasses, de même que des fruits charnus[13].

La Mangouste flavescente et l’Homme

L'espèce est évaluée en « préoccupation mineure » (LC) par l'UICN[14]. Malgré une aire de répartition restreinte et un habitat morcelé, elle reste considérée comme localement commune et ne fait face à aucune menace globale majeure[14]. Elle est en outre protégée au sein de plusieurs réserves majeures, dont le parc national d'Etosha et le parc national de Skeleton Coast[14].

Toutefois, des pressions locales ont été documentées : Des taux d'hybridation élevés avec la Mangouste sanguine sont observés dans des zones d'interaction comme Spitzkoppe et Ruacana[14]. La forte densité locale de Mangoustes sanguines est favorisée par les déchets alimentaires ménagers et la présence d'élevages de volailles au sein des communautés humaines[14] ; L'expansion des activités humaines, accompagnées de chiens et de bétail, a provoqué la disparition de la Mangouste flavescente dans certaines localités du nord de la Namibie, sous l'effet combiné de la prédation par les chiens et du piégeage par les éleveurs cherchant à protéger leurs volailles[14].

Notes et références

Voir aussi

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