Garba (plat ivoirien)

plat populaire ivoirien à base de semoule de manioc From Wikipedia, the free encyclopedia

Le garba est un plat populaire ivoirien à base de semoule de manioc, appelée attiéké, accompagnée de poisson thon. Il est essentiellement vendu dans de petites échoppes de rue généralement tenues par des hommes haoussa.

Garba, plat ivoirien
Garba

Étymologie

Le garba est entré dans les habitudes alimentaires de la Côte d'Ivoire dans les années 1970, grâce au ministre de la Production animale Dicoh Garba[1]. La dénomination «Garba» est donc inspirée du nom de ce ministre[2].

A l’époque, une partie du thon dédié aux exportations étaient jetées massivement au port d’Abidjan. Le ministre pris la décision de distribuer ces morceaux de thon à des commerçants locaux, transformant ce déchet en ressource sociale pour les populations modestes.

Attiéké servi dans un garbadrome de Yamoussoukro.

Associé à L’attiéke, le garba naît et devient d'ailleurs l’un des plats préférés des Abidjanais mais sa vente est entre les mains des Nigériens, précisément les Haoussas.

C'est en 1990, avec l'arrivée du zouglou, un genre musical ivoirien, que le garba a été de plus en plus prisé par les Ivoiriens. Les « garbadromes » se sont en effet installés le long des cités universitaires comme celle de Yopougon, endroit où est né le zouglou[3].

Composition

Piments, tomates et oignons découpés

Le garba se compose d'attiéké (semoule de manioc), de morceaux de thon frit accompagnés de piments frais hachés et, selon les variantes, de tomate et d'oignon, le tout relevé par un bouillon cube. On l'appelle aussi attiéké-poisson, zéguen, foin, guéro, ganguatte, béton, "dur" ou zeh. Il constitue le repas rapide et bon marché par excellence des jeunes Abidjanais[4].

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI