Gare d'Aizenay
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| Aizenay | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune | Aizenay |
| Adresse | 9, Avenue de la gare |
| Coordonnées géographiques | 46° 26′ 31″ nord, 1° 21′ 40″ ouest |
| Gestion et exploitation | |
| Exploitant | Fermée |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | Nantes-État à La Roche-sur-Yon par Sainte-Pazanne |
| Voies | 1 |
| Quais | 1 |
| Altitude | 66 m |
| Historique | |
| Mise en service | |
| Fermeture | dans les chemins de fer |
| modifier |
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La gare d'Aizenay est une gare ferroviaire française, de 1880 à 1992, de la ligne Nantes-État à La Roche-sur-Yon par Sainte-Pazanne, située sur le territoire de la commune d'Aizenay, dans le département de Vendée en région Pays de la Loire.
Établie à 66 mètres d'altitude, la gare d'Aizenay est située au point kilométrique (PK) 93,77 de la ligne de Nantes-État à La Roche-sur-Yon par Sainte-Pazanne, entre les gares de Commequiers et de La Roche-sur-Yon.
Histoire
La gare d’Aizenay fut inaugurée le par la Compagnie des chemins de fer nantais[1],[2], à l’occasion de la mise en exploitation de la ligne ferroviaire reliant Nantes à La Roche-sur-Yon, desservant notamment Sainte-Pazanne et Challans. Intégrée ultérieurement au réseau des chemins de fer de l’État, cette voie permettait également des embranchements vers Pornic et Saint-Gilles-Croix-de-Vie[1]. Dès 1865, la municipalité s’était prononcée en faveur de l’établissement d’une gare sur son territoire[1]. Toutefois, les travaux subirent d’importants délais, en raison de difficultés pécuniaires ainsi que de dissensions relatives au tracé[1]. Une pétition communale contribua à fixer définitivement l’emplacement de l’édifice, établi à proximité immédiate du centre-bourg[1].
Durant son apogée, plus précisément au cours des années 1960[1], la gare constituait un pôle d’activité des plus animés, accueillant quotidiennement sept convois ferroviaires : six trains de voyageurs — deux matutinaux, deux circulant en mi-journée et deux vespéraux — ainsi qu’un train affecté au transport de marchandises[1]. L’infrastructure comprenait un bureau destiné au chef de gare, une salle d’attente, un guichet, des espaces dévolus à l’enregistrement et au stockage des colis, ainsi qu’un logement de fonction situé à l’étage[1]. Une lampisterie, où était entreposé le pétrole nécessaire à l’alimentation des lanternes des trains, et une cave aménagée sous un tertre artificiel venaient compléter les installations[1]. Deux voies de garage, un quai doté d’un hangar et d’une grue de chargement figuraient également parmi les équipements annexes[1].
Dès les années 1970, l’activité de la gare périclite insensiblement, parallèlement à la raréfaction du trafic des convois[1]. Ultime vestige de cette époque, un train transportant des vendangeuses s’y ébranle une dernière fois en 1992[1],[2], scellant ainsi la cessation définitive du service ferroviaire[1]. Les rails sont déposés en 1997 par un ferrailleur, et l’assiette foncière est acquise par le Département de la Vendée, qui y aménage une voie cyclable reliant La Roche-sur-Yon à Coëx[1].
