Le siège épiscopal était vacant depuis 1549 par la volonté de Jeanne d'Albret acquise aux idées de la réforme protestante. De plus, la famille de Grammont toute puissante dans la région rejoint la reine de Navarre à partir de 1560. Un carme prêche la Réforme à Tarbes. Bernard Castilhon, curé d'Asté, est arrêté en août, condamné pour hérésie par le tribunal épiscopal et le Parlement puis étranglé et brûlé dans sa paroisse le de la même année.
De 1562 à 1565, l'évêque trouve refuge à Toulouse. En 1563, il est mis à la tête d'une commission royale chargée de céder les biens ecclésiastiques. En 1568, l'évêque tente d'organiser une riposte et une prise d'armes des catholiques et intervient dans le palais épiscopal qui vient d'être restauré par le prélat. En 1569, les troupes de GabrielIer de Montgommery, à l'incitation de la reine de Navarre, dévastent la région. Tarbes est mise quatre fois à sac en cinq ans, les églises dont la cathédrale sont brûlées, le temporel saisi et la mense épiscopale mise en vente.
↑ Sous la dir. de Mgr Alfred Baudrillart, P. Richard, U. Rouziès et A. Vogt Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques. Tome deuxième. fasc. 7-12, Edité en 1914 Alcaini-Aneurin, colonnes 1059-1060