Comme l'explique l'artiste, un des problèmes fondamentaux soulevé par ces œuvres est le statut de la nature considérée comme art, ce qui va à l'encontre de la tradition occidentale opposant art et nature, et proposant l'art comme mimésis ou imitation de la nature. C'est avec Darwin que la culture humaine elle-même a pu être considérée comme une émanation particulière de la nature, partageant en ce sens des traditions philosophiques telles que le bouddhisme, le taoïsme ou les croyances des Indiens d'Amérique.
Gessert est pleinement conscient des implications éthiques liées aux manipulations génétiques, bien que, utilisant une matière végétale, ses travaux soient bien moins sujets à controverse que des manipulations animales. Il attire l'attention sur le fait que ce n'est que très récemment que des structures muséales ont commencé à exposer du vivant, ce qui pose entre autres des problèmes d'infrastructures techniques.