George Hamilton-Gordon (4e comte d'Aberdeen)
homme d’État britannique
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George Hamilton-Gordon, 4e comte d'Aberdeen, est un homme d'État écossais, né le à Édimbourg et mort le à St. James's (Londres).
| George Hamilton-Gordon | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Premier ministre du Royaume-Uni | ||
| – (2 ans, 1 mois et 11 jours) |
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| Monarque | Victoria | |
| Prédécesseur | Edward Smith-Stanley | |
| Successeur | Henry John Temple | |
| Secrétaire d'État aux Affaires étrangères | ||
| – (4 ans, 10 mois et 4 jours) |
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| Premier ministre | Robert Peel | |
| Prédécesseur | Henry John Temple | |
| Successeur | Henry John Temple | |
| – (2 ans, 5 mois et 20 jours) |
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| Premier ministre | Arthur Wellesley | |
| Prédécesseur | John Ward | |
| Successeur | Henry John Temple | |
| Secrétaire d'État à la Guerre et aux Colonies | ||
| – (3 mois et 19 jours) |
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| Premier ministre | Robert Peel | |
| Prédécesseur | Thomas Spring Rice | |
| Successeur | Charles Grant | |
| Chancelier du duché de Lancastre | ||
| – (4 mois et 7 jours) |
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| Premier ministre | Arthur Wellesley | |
| Prédécesseur | Nicholas Vansittart | |
| Successeur | Charles Arbuthnot | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | George Gordon | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Édimbourg (Écosse, Grande-Bretagne) | |
| Date de décès | (à 76 ans) | |
| Lieu de décès | St James's (Royaume-Uni) | |
| Sépulture | Stanmore | |
| Nationalité | Britannique | |
| Parti politique | Peelite | |
| Père | George Gordon | |
| Mère | Charlotte Baird | |
| Conjoint | Catherine Hamilton (de 1805 à 1812) Harriet Hamilton Gordon (de 1815 à 1833) |
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| Enfants | 9 enfant dont : George Hamilton-Gordon Arthur Hamilton-Gordon |
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| Diplômé de | St John's College | |
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| Premiers ministres du Royaume-Uni | ||
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Biographie
George Hamilton-Gordon est, après la chute de Napoléon Bonaparte, un des signataires du traité avec Louis XVIII ; fait partie du cabinet du duc de Wellington (1828) et de Robert Peel (1834 et 1841), et préside un cabinet mixte composé de whigs ; de peelistes et de radicaux, qui fait conclure une alliance offensive et défensive avec la France (1852-1855). Il doit s'occuper de la séparation de la Belgique et de la Hollande (d'après le livre la Belgique et la Hollande, lettre à Lord Aberdeen suivie de la traduction de son discours à la chambre des pairs, et de ces notes sur ce discours par Victor de la Marre, Bruxelles, chez Berthot, Bruxelles,)
Diplomate, ministre des Affaires étrangères (1841-1846), puis Premier ministre en 1852, il s'efforce de régler pacifiquement les différends internationaux (entente avec François Guizot, Klemens Wenzel von Metternich et Nicolas Ier, signature des traités Webster-Ashburton et Oregon entre le Canada et les États-Unis).
Suite à la chute du gouvernement minoritaire tory/conservateur dirigé par Lord Derby en décembre 1852, Lord Aberdeen forma un nouveau gouvernement à partir de la coalition des libre-échangistes, des peelites et des whigs qui avaient voté la motion de censure contre le gouvernement minoritaire. Lord Aberdeen parvint à constituer une coalition qui détenait 53,8 % des sièges au Parlement. Ainsi, Lord Aberdeen, un peelite, devint Premier ministre et dirigea un ministère de coalition composé de whigs et de peelites.
Bien qu'uni sur les questions de commerce international et de réforme intérieure, son cabinet comprenait également Lord Palmerston et Lord John Russell, qui étaient certains d'avoir des divergences sur les questions de politique étrangère. Charles Greville écrivait dans ses Mémoires :
« Dans le cabinet actuel se trouvent cinq ou six hommes de premier ordre, aux prétentions égales ou presque égales, aucun d'entre eux n'étant susceptible de reconnaître la supériorité ou de se soumettre aux opinions d'un autre, et chacun de ces cinq ou six se considérant plus capable et plus important que leur premier ministre. »
Compte tenu des divergences d'opinions au sein du cabinet de Lord Aberdeen quant à l'orientation de la politique étrangère concernant les relations franco-britanniques sous Napoléon III, il n'est pas surprenant que de vifs débats aient agité le gouvernement lorsque Louis Bonaparte, désormais empereur Napoléon III, prit le titre de Premier ministre. En tant que Premier ministre du gouvernement de coalition Peelite/Whig, Aberdeen finit par entraîner la Grande-Bretagne dans la guerre aux côtés des Français et des Ottomans contre l'Empire russe[1].
Malgré son opposition à la guerre de Crimée, il en fut rendu responsable et démissionna en 1855.
Outre sa carrière politique, Aberdeen était également un érudit des civilisations classiques. Il publia « An Inquiry into the Principles of Beauty in Grecian Architecture » (Londres, 1822) et son cousin, Lord Byron, le surnommait « le thane voyageur, l’Athénien Aberdeen » dans son ouvrage « English Bards and Scotch Reviewers » (1809). Il fut nommé chancelier de l’université d’Aberdeen en 1827 et président de la Society of Antiquaries of London. [2]
Il a finalement été enterré dans l'église paroissiale anglicane de Stanmore, Middlesex.