Georges Hénocque

prêtre catholique, aumônier militaire et résistant français From Wikipedia, the free encyclopedia

Abbé Hénocque

Nom de naissance
Georges Jean-Baptiste HénocqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
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Georges Hénocque (1870-1959) est un aumônier militaire catholique français qui a exercé son sacerdoce sur le front durant la Première Guerre mondiale, puis à l'école militaire de Saint-Cyr, et qui a été résistant déporté pendant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie

Il naît le à Amiens, d'un père tourneur en métaux et d'une mère repasseuse[1].

En 1890, il est « étudiant ecclésiastique » au séminaire de Saint-Riquier, et à ce titre il est dispensé de service militaire[2].

Devenu prêtre, ses nominations le conduisent à Berck (1895), Amiens (1895), Oissy (1897), Montdidier (1906), Amiens (1911) puis Saint-Sauveur (de 1911 au début de la guerre de 1914-1918)[2],[3].

Première Guerre mondiale

L'abbé Hénocque est mobilisé en en qualité d'aumônier divisionnaire dans le 2e corps d'armée, dont il devient aumônier des brancardiers de corps[3].

Sa conduite héroïque et son dévouement vis-à-vis des soldats au combat lui valent trois blessures[4], douze citations, la croix de guerre et la Légion d'honneur[3],[5], et les poilus lui décernent le titre d’« as des aumôniers militaires »[6],[7],[8].

Aumônier de Saint-Cyr

De 1921 à 1939, il est responsable de l'aumônerie de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr [9].

Seconde Guerre mondiale

En 1944, il dessert la paroisse d'Enghien-les-Bains. Ses prises de position publiques ouvertement anti-allemandes provoquent sa convocation à la Gestapo du 11 rue des Saussaies le [10] et son arrestation à la suite de la confirmation de ses propos.

Il est ensuite interné à la prison de Fresnes puis déporté en Allemagne par le convoi du (Convoi des 57 000) à Buchenwald puis à Dachau, où il poursuit sa mission d'aumônier, ce qui l'amène à échapper de justesse à la mort[6].

Il est officiellement reconnu déporté résistant du au par les autorités françaises[11],[12].

Fin de vie

Il cesse son activité pastorale en 1959[13] et meurt à Paris le au 277bis rue Saint-Jacques (une des adresses de l'hôpital du Val-de-Grâce)[14],[15].

Il est inhumé au cimetière de Gentilly[16].

Ouvrages

Distinctions

Décorations

Prix et médaille

Odonymie

Notes et références

Voir aussi

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