Georges Küss (1877-1967) est un chirurgien français, spécialiste de la prostatectomie par voie hypogastrique, membre de l'Académie de médecine[1].
Goerges Küss naît le à Marseille, où son père, strasbourgeois qui a choisi la France en 1871, est négociant. Il fait ses études secondaires à Marseille et y commence ses études de médecine[1]. Reçu premier au concours de l'externat, il décide alors de venir à Paris où il retient l'attention du docteur Mathias Duval. En 1903, il est interne des hôpitaux de Paris.
En 1914, il est chef de clinique quand éclate la Première Guerre mondiale. Réformé en raison des séquelles d'une pleurésie, il se porte volontaire et devient médecin de bataillon, au front. Affecté ensuite à Châlons, il développe des appareils originaux pour traiter les fractures de cuisse et appareiller les amputés. Il fonde un groupe d'échange d'expérience entre chirurgiens militaires, appuyé par la publication d'un bulletin mensuel illustré. Le général Gouraud lui remet, à titre militaire, la croix de la Légion d'honneur[1].
Après la guerre, il redevient chirurgien des hôpitaux et se consacre aux services hospitaliers qui lui sont confiés, en particulier à la Pitié[1].
Il ajoute à cette occupation de très nombreuses publications. Parmi celles-ci:
Sa description, dans sa thèse de 1909, des rétrécissements péricoliques pelviens, fait donner à cette pathologie le nom de maladie de Küss.
En 1898, il publie "De l'hérédité parasitaire de la tuberculose humaine", dans lequel il démontre que le foyer de tuberculose dans les poumons, généralement sous-pleural, est directement associé aux ganglions lymphatiques drainant la zone concernée, prouvant ainsi la propagation infectieuse par voie aérienne et réfutant définitivement la théorie de l'hérédité utérine de la tuberculose[2],[3].
Lors de la Seconde Guerre mondiale, à 62 ans, il se propose à nouveau comme volontaire et se voit confier la mission de constituer et d'incorporer un contingent de l'armée polonaise en France, et en devient le médecin-chef[1].