Non réélu à la Législative, il ne se rallia pas à l'Empire, s'occupa d'agriculture, devint conseiller général de son canton en 1861, échoua comme candidat d'opposition dans la 1recirconscription de l'Yonne, le , et ne fut pas plus heureux, le , à l'élection partielle nécessitée par le remplacement de d'Ornano décédé. Il fut élu député de cette même circonscription, le , prit place à gauche, signa la demande d'interpellation des 116, et vota contre le plébiscite et contre la guerre.
Nommé, le , directeur général des postes, il créa le service des aérostats et des pigeons-voyageurs dans Paris assiégé, et tenta de communiquer avec la province en immergeant un câble dans la Seine. Élu, le , représentant de l'Yonne à l'Assemblée nationale, il prit de nouveau place à gauche. Après avoir conclu des conventions postales avec l'Allemagne (1871), avec la Russie () et avec les États-Unis (décembre suivant), il fut révoqué de ses fonctions de directeur après la chute de Thiers, le .
Élu, le , sénateur inamovible par l'Assemblée nationale, il siégea à la gauche modérée, vota contre la dissolution de la Chambre demandée par le ministère de Broglie, le , soutint la politique scolaire et coloniale des ministères républicains, se prononça pour l'expulsion des princes, et mourut en 1888, à 79 ans.
Annie Bleton-Ruget, «Rampont François Germain Sébastien dit Rampont-Léchin 1809-1888», dans Jean-Marie Mayeur et Alain Corbin (dir.), Les immortels du Sénat, 1875-1918: les cent seize inamovibles de la Troisième République, Paris, Publications de la Sorbonne, coll.«Histoire de la France aux XIXeetXXesiècles» (no37), , 512p. (ISBN2-85944-273-1, lire en ligne), p.448-449.