Giacomo Filippo Tomasini
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| Roman Catholic Bishop of Novigrad (d) Diocèse de Novigrad (en) | |
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| - | |
Eusebio Caimo (d) Giorgio Darmini (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
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Évêque catholique (à partir du ), écrivain, historien |
| Consécrateurs |
Marcantonio Bragadin, Tommaso d’Ancora (d), Marco Antonio Coccini (en) |
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| Membre de |
Giacomo Filippo Tomasini, né le à Padoue et mort le à Cittanova d'Istria, est un homme d'Église, érudit, et écrivain italien, évêque de Novigrad.
Giacomo Filippo Tomasini naquit à Padoue le . Sa famille était noble et originaire de Lucques. Admis de bonne heure dans la congrégation des chanoines séculiers de Saint Georges in Alga, il était visiteur de son ordre lorsque le pape Urbain VIII, charmé de ses vertus et du mérite de ses ouvrages, le pourvut, en 1642, de l'évêché de Citta-Nuova, en Istrie. Il fut le premier titulaire de ce diocèse, qui tint un synode en 1644, et il en publia les actes en italien.
En 1630, Tomasini avait publié en latin les Éloges des hommes illustres de Padoue, 1 vol. in-4°, qui furent réimprimés en 1634, 2 vol. Cet ouvrage est estimé. Reinesius soutint, dans l'une de ses Épîtres, qu'un Danois nommé Johan Rode, qui avait vécu longtemps à Padoue, où il s'appliquait aux sciences, en serait le véritable auteur, et Tomasini se le serait attribué pour se frayer un chemin au cardinalat. Reinesius semble même insinuer que Tomasini fit donner un canonicat à Rode en reconnaissance d'un tel présent. Niceron a défendu Tomasini contre ces accusations. « Quelques-uns, dit-il à l'article de Rode, prétendent que Rhodius étoit l'auteur des Éloges qui portent le nom de Jacques-Philippe Thomasini ; c'est une imagination sans fondement. Il peut avoir fourni quelques faits à Thomasini et revu son ouvrage ; c'est apparemment toute la part qu'il ya eue. » Thomas Bartholin, ami de Rode et de Tomasini, a lui aussi pris la défense de Tomasini. Cette défense se lit dans la seconde de ses dissertations De legendis libris. Bartholin y ajoute qu'il était devenu propriétaire des manuscrits de Rode, qui n'eussent pas manqué de laisser des traces de l'ouvrage des Éloges, si Rode l'avait effectivement composé.
Œuvres principales
- Illustrium virorum elogia, iconibus exornata, Padoue, 1630-1644, 2 vol. in 4° : ces éloges sont assez bien faits et souvent instructifs.
- Titus Livius patavinus, ibid., 1630, in-4° ; cette vie a été réimprimé à Amsterdam, 1670, in-4°, avec des additions, et inséré dans Titi Livii Historiarum libri cum notis integris doctorum virorum, éd. A. Drakenborch, v. 7, 1746, p. 4 ; v. 15, pt. 1, 1828, p. 8.
- Laurentii Pignorii vita, bibliotheca et musæum, Venise, 1632, in-4°, et dans le t. II des Elogia ;
- Prodromus Athenarum patavinarum, Padoue, 1633, in-4° ; cet essai de biographie padovane n'a pas eu de suite.
- Petrarcha redivivus, 1re édition, Padoue, 1635, in-4° ; 2e édition, augmentée, ibid., 1650, in-4° ; ouvrage intéressant et rempli de faits curieux.
- De donariis ac tabellis votivis, Udine, 1639, in-4° ; Padoue, 1654, in-4°, et dans le Thesaurus Antiquitatum Romanarum de Grævius, t. XII.
- Bibliothecæ patavinæ manuscriptæ publicæ et privatæ, Padoue, 1639, in-4° ; il a fait en 1650, à Udine, in-4°, un livre avec le même titre sur les collections publiques et privées de Venise.
- De tesseris hospitalitatis, ibid., 1647, in-4°, et dans Grævius, Thesaurus Antiquitatum Romanarum, t. V.
- Parnassus Euganeus, Padoue, 1647, in-4° ; outre les notices consacrées aux écrivains célèbres de son siècle, il y donne une liste de sources et de renseignements bibliographiques ; ouvrage médiocre et rempli d'erreurs, suivant Labbe.
- Manus Æneæ, Cecropii votum referentis, dilucidatio, ibid., 1649, in-4°, et dans Gronovius, Thesaurus Græcarum Antiquitatum, t. X.
- Urbis patavinæ et territorii patavini inscriptiones, ibid., 1649-54, 2 vol. in-4°, et dans les Agri patav. inscript. de Jacopo Salomoni, 1696, in-4°.
- Gymnasium patavinum, Udine, 1654, in-4° ; recueil des actes originaux de l'Université de Padoue.
- Tomasini a publié une bonne édition des Épîtres de Cassandra Fedele, avec sa vie (Cassandræ Fidelis Epistolæ et orat. posthumæ, Padoue, 1636, in-12), et il a laissé plusieurs ouvrages inédits, entre autres une Histoire de l'Istrie, en latin.
