Giulio Cesare Becelli
From Wikipedia, the free encyclopedia
Giulio Cesare Becelli naquit à Vérone, en 1683. Après avoir fait ses études chez les jésuites, il prit l'habit de cette compagnie ; mais il en sortit en 1710, avec les autorisations requises, et se maria.
Quoique peu riche, il faisait tout imprimer à ses frais et corrigeait même les épreuves de différents ouvrages dans les imprimeries, sans en retirer aucun salaire. Il était membre de plusieurs académies, à Bologne, à Modène, a Padoue, et lorsqu'il y avait à Vérone des réunions littéraires et des lectures, il ne manquait jamais d'y assister et d'y obtenir des applaudissements.
Becelli mourut en . Après sa mort, on publia en son honneur un recueil de vers sous ce titre : Rime e Versi in morte di Giulio Cesare Becelli, gentiluomo Veronese, Vérone, 1750, in-8°.
Œuvres
- Della novella Poesia, cioè del vero genere e particolari bellezze della poesia italiana, Vérone, 1732, in-4°, ouvrage estimé et l'un des meilleurs de l'auteur.
- Esame della Rettorica antica, ad uso della moderna, Vérone, 1735 et 1736, puis les deux parties ensemble, 1739, in-4°.
- Se oggidì scrivendo si debba usare la lingua italiana del buon secolo, Vérone, 1737, in-8°.
- Trattato nuovo della divisione degli ingegni e studj, secondo la vita attiva e contemplativa, etc., Vérone, 1738, in-4°.
- De ratione puerilium studiorum Dialogi duo, Vérone, 1741, in-4°.
- De bibliotheca instituenda ac ordinanda Liber, Vérone, 1747, in-4°.
- Erodoto Alicarnasseo, dell'impresse de' Greci e de' Barbari, con la vita d'Omero nuovamente tradotto, etc., Vérone, en 2 parties, 1733 et 1734, in-4°. Les cinq premiers livres d'Hérodote sont traduits du latin en italien par Becelli, et corrigés par le P. Ferrari, de la Congrégation de l'Oratoire, qui a traduit en entier les quatre derniers livres.
- Il Gonnella, canti 12, poème badin dans le genre du Grillo de Baruffaldi.
- Stanze di un nuovo poema romanzo, dedicate a' signori della Gazzara, Vérone, sans date, in-8°. La Gazzara était un endroit agréable dans les faubourgs de Vérone, où quelques gentilshommes se retiraient au printemps, pour se livrer au plaisir, loin du bruit e des affaires : l'auteur place dans ce lieu de délices la scène de ce petit poème.
- L'Oreste vendicatore, tragédie, Vérone, 1728, in-8. Cette pièce est estimée.
- Cinq comédies, savoir : 1° I falsi letterati, Vérone, 1740, in-12 ; 2° L'ingiusta donazione, Vérone, 1744, in-8° : cette comédie était d'abord intitulee L'avvocato ; la profession d'avocat y est tournée en ridicule : on obtint de l'auteur qu'il en changeât au moins le titre ; 3° l'Agnesa di Faenza, en vers Vérone, 1743, in-8° ; 4° I poeti comici, en vers, Rovereto, 1746, in-8° : il fit cette pièce, où il se représente lui-même sous le nom de Forestiere, pour défendre ses comédies précédentes contre les critiques qui en avaient été faites ; 5° l'Ariostista e il Tassista, en vers, Rovereto, 1748, in-8°.
- Un grand nombre de poésies répandues dans divers recueils, et dont on pourrait former deux gros volumes.