Glissements de terrain d'Aab Bareek
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| Pays | |
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| Régions affectées | |
| Coordonnées |
| Type |
Glissements de terrain après de fortes pluies |
|---|---|
| Date de formation |
| Nombre de morts |
vraisemblablement autour de 500, certaines sources locales évoquant 2 700 disparus[2] |
|---|---|
| Nombre de portés disparus |
600 |
Les glissements de terrain d'Aab Bareek ont eu lieu le dans le district d'Argo de la province du Badakhchan, en Afghanistan. Ils ont enseveli environ 300 habitations du village d'Aab Bareek, causant la mort de 500 à 2 700 personnes selon les estimations[2]. Les habitants venus secourir les victimes d'un premier éboulement ont été emportés à leur tour par un second glissement de terrain qui a désorganisé les secours et alourdi le bilan.
Deux glissements de terrain successifs se sont produits le sur le flanc d'une montagne du district d'Argo de la province du Badakhchan, en Afghanistan[1], enfouissant environ 300 habitations du village d'Aab Bareek, également appelé Hargu[3]. Le phénomène s'est produit un vendredi, jour chômé, vers 11 h du matin heure locale[4]. Un premier pan de montagne s'est d'abord effondré sur le village ; plusieurs centaines de personnes ont alors afflué pour porter secours aux victimes ensevelies, puis un second pan de montagne, sensiblement plus étendu, s'est abattu sur le village, qui comptait un millier d'habitations, faisant de nombreuses victimes supplémentaires ensevelies sous 10 à 30 mètres de boue[5].
Bilan et secours
Les premières estimations faisaient état, le , d'au moins 350 morts[6] et jusqu'à 2 500 disparus[7]. Ces chiffres ont rapidement évolué par la suite, passant par 2 100 personnes le lendemain selon Shah Waliullah Adeeb[8], gouverneur du Badakhchan, pour être ramenés le à 500 morts au plus selon ce même gouverneur[9].
Le gouverneur du Badakhchan expliqua à l'AFP les fluctuations des estimations officielles en précisant[10] : « Les premiers chiffres qui avaient été annoncés avaient été établis sur la base de témoignages, et non par notre équipe technique. Nous pensons que le bilan humain ne dépassera pas les 500 morts ».
Les chances de retrouver des survivants quelques jours après la tragédie restaient minces, compte tenu de la violence du phénomène et de l'impossibilité de transporter sur site le matériel lourd nécessaire pour tenter d'extraire des survivants ensevelis[9] compte tenu de l'état de l'infrastructure routière[5], le gouverneur de la province ayant indiqué d'emblée que les secours manquaient de pelles[6], tandis que les équipes de secours sur place redoutaient la possibilité d'un troisième glissement de terrain compte tenu des pluies persistantes[11].
Selon la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (UNAMA), 350 morts étaient confirmés et bien davantage de personnes étaient portées disparues[9], tandis que, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) du Secrétariat des Nations unies, les efforts se concentraient désormais sur l'aide aux quelque 4 000 survivants déplacés, alors qu'un autre pan de la montagne qui surplombe le village menaçait de s'effondrer[10].